Mathilde Méty Née Toinard

1895 - 1974

Informations générales
  • Né le 21 janvier 1895 à Lyon (Rhône-et-Loire - France)
  • Décédé le 6 juin 1974 à Toulon (Var - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Rhône
Groupe
Communiste
Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Rhône
Groupe
Communiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 10 novembre 1946 au 18 janvier 1949
Département
Rhône
Groupe
Communiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Née le 21 janvier 1895 à Lyon (Rhône)
Décédée le 6 juin 1974 à Toulon (Var)

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante (Rhône)
Député du Rhône de 1946 à 1949

Mathilde Toinard est issue d'une famille ouvrière comptant six enfants. Elle poursuit ses études à l'école normale de Lyon dont elle sort institutrice en 1913. Elle se marie en 1915 avec Arthur Méty, un collègue qui comme elle milite au SNI (Syndicat national des instituteurs) et qui, parce que boiteux, n'a pas été mobilité. En 1929 le couple enseigne dans un village du Rhône. Militant communiste, Arthur Méty y est l'objet de l'animosité d'une partie de la population. Une pétition demande son déplacement pour cause d'immoralité. Le couple est contraint de partir pour Givors (Rhône). Devenue veuve, Mathilde Méty continue son action au SNI où elle milite pour la réunification syndicale. A la veille de la guerre, elle combat au sein du SNI la tendance pacifiste. En 1936 elle a adhéré au parti communiste. Durant l'occupation elle participe à la Résistance, assurant notamment des activités d'agent de liaison dans la région lyonnaise.

En 1945 Mathilde Méty accède à la direction départementale du PC. Elle est troisième (derrière les ouvriers Julien Airoldi et Auguste Hugonnier) sur la liste présentée par le parti dans la première circonscription du Rhône. La liste arrive en tête : elle obtient 74 850 voix sur 269 928 suffrages exprimés et trois députés (sur les huit dévolus à la circonscription). Lors du scrutin du 2 juin 1946 la liste communiste connaît un certain recul dans la première circonscription du Rhône. Elle n'obtient plus que 66 758 voix et se fait très légèrement devancer par la liste d'Edouard Herriot. Deux communistes seulement sont élus, dont Mathilde Méty passée deuxième de la liste (au détriment d'Auguste Hugonnier). Nommée après sa première élection membre de la Commission de la famille, de la population et de la santé publique, Mathilde Méty continue d'y siéger. Mais désormais elle appartient aussi à la Commission de la justice et de législation générale. Elle participe à la discussion du projet de loi fixant le régime des prestations sociales. Sous les deux Constituantes, elle s'intéresse particulièrement aux problèmes de l'enfance.

Aux législatives de novembre 1946, Mathilde Méty est candidate dans la même circonscription sur la même liste à la même deuxième place. Malgré la présence d'une liste dite du parti communiste internationaliste (emmenée par le journaliste Paillet), la liste communiste améliore sensiblement ses résultats. Elle obtient 75 972 voix (sur 272 657 suffrages exprimés). Ce progrès ne lui assure cependant que deux élus et la représentation de la circonscription n'est pas modifiée. Mathilde Méty siège à la Commission du ravitaillement et à celle des moyens de communication. Elle fait partie aussi de la Commission d'enquête sur le « scandale des vins ». Au nom de la Commission des moyens de communication, elle est l'auteur de différents rapports à caractère social. Elle donne sa démission de députée le 18 janvier 1949. Elle est remplacée par Auguste Hugonnier. Durant ses différents mandats elle n'a déposé aucune proposition de loi ni aucun projet de résolution. En 1951 la crise qui a affecté la fédération communiste du Rhône conduit le parti à transformer très sensiblement les listes qu'il présente dans le département. Bien sûr, Mathilde Méty n'y figure pas. Elle prend de plus en plus ses distances avec la direction du PCF. Elle quitte la région lyonnaise et rejoint sa fille unique dans le midi où elle finit sa vie.



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