Jean-L'Heureux Molle

1876 - 1918

Informations générales
  • Né le 24 avril 1876 à Sète (Hérault - France)
  • Décédé le 27 septembre 1918 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 8 mai 1910 au 31 mai 1914
Département
Hérault
Groupe
Parti socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 10 mai 1914 au 27 septembre 1918
Département
Hérault
Groupe
Union républicaine radicale et socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 24 avril 1876 à Cette (Hérault), mort le 27 septembre 1918 à Paris.

Député de l'Hérault de 1910 à 1918.

Jean l’heureux Molle fit de brillantes études qui lui valurent le titre de docteur en droit. Avocat, agent de manutention maritime, il devint rapidement conseiller municipal, maire et conseiller général de sa ville natale.

Candidat républicain socialiste aux élections législatives du 6 mai 1906 dans la 3e circonscription de Montpellier, il obtint dès le premier tour presque autant de voix (3.612) que le député sortant Salis (3.970) et Servan (3.542) sur 12.430 votants. Il retira alors sa candidature. Le 8 mai 1910, à l'issue d'une joute tout aussi disputée, il fut élu au second tour, dans la même circonscription, par 6.669 voix contre 5.596 à Taillan, sur 12.236 suffrages exprimés, Salis n'ayant pas insisté après le premier tour où il n'avait obtenu que la deuxième place.

Inscrit au groupe de l'union républicaine radicale socialiste, membre de diverses commissions dont celle de la marine, Jean l’heureux Molle ne tarda pas à se manifester tant par ses dépôts de textes que par ses interventions sur le budget ; il prit part à de nombreuses discussions ayant pour objet les vins de champagne (1911), la durée du travail dans les établissements industriels (1912), la durée du service dans l'armée active, la fréquentation scolaire et la défense de l'école laïque, l'assistance aux familles nombreuses, les délimitations régionales (1913).

Réélu le 10 mai 1914, au second tour, par 6.276 voix contre 5.149 à Ferrasse, sur 11.427 suffrages exprimés, il retrouva sa place à la commission de la marine marchande et devint membre de la commission des comptes définitifs et des économies.

La guerre multiplia ses activités sur plusieurs plans : il prit part à la discussion de projets et propositions de loi relatifs : au régime de la presse en temps de guerre ; à l'établissement d'une contribution sur les bénéfices de guerre ; aux patentes et aux mutations par décès (1916) ; à la réparation des dommages causés par faits de guerre (1917).

Il n'eut malheureusement pas la chance d'assister à la victoire de la France sur l'Allemagne, puisqu'il mourut subitement dans les derniers jours de septembre 1918, à l'âge de 44 ans.