Claudius Mounier

1909 - 1966

Informations générales
  • Né le 25 octobre 1909 à Saint-etienne (Loire - France)
  • Décédé le 3 juin 1966 à Lyon (Rhône - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Loire
Groupe
Mouvement républicain populaire

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 25 octobre 1909 à Saint-Etienne (Loire)
Décédé le 3 juin 1966 à Lyon (Rhône)

Membre de la première Assemblée nationale constituante (Loire)

Claudius Mounier, suit des études secondaires à Brest. Membre de la classe 1929, il fait une année de service militaire à l'issue de laquelle il est employé aux mines des Houillères du bassin de la Loire. Il demeure dans cette entreprise de 1930 à son décès en 1966, hormis sa brève carrière parlementaire. Syndiqué à la CFTC des mines, de 1934 à 1940, il est désigné avant la guerre secrétaire départemental d'un des principaux bastions du syndicalisme chrétien, avec la région parisienne, le Nord et l'Alsace. De plus, la fédération des mines à laquelle appartient Claudius Mounier est l'une des quatre plus importantes de la centrale chrétienne. Mobilisé, il participe à la campagne de France en 1939-1940.

Après la Libération, Claudius Mounier adhère au Mouvement républicain populaire naissant, constitué dans la Loire au début de novembre 1944. Secrétaire fédéral, il se révèle le principal animateur et le meilleur propagandiste du jeune parti dans le département. Dès 1945, il emporte successivement deux mandats locaux qu'il conserve jusqu'en 1965 : en avril, il est élu conseiller municipal, et désigné comme premier adjoint au maire de Saint-Etienne, puis gagne un siège de conseiller général de la Loire en septembre suivant.

Pour les élections à l'Assemblée nationale constituante, le 21 octobre 1945, Claudius Mounier figure en quatrième position sur la liste du MRP conduite par Georges Bidault, président du Conseil national de la Résistance et ministre des Affaires étrangères du gouvernement provisoire de la République française. Le MRP obtient 128 604 suffrages sur 382 485 inscrits et 298 134 exprimés. Georges Bidault, Claude Mont et Barthélémy Ott, qui le précèdent sur la liste, sont élus au quotient, Claudius Mounier l'est à la plus forte moyenne. L'ancien syndicaliste est nommé membre de la commission du travail et de la sécurité sociale, de la commission supérieure des allocations familiales et de la commission du ravitaillement. Il présente une série de rapports pour la commission du travail et de la sécurité sociale, sur les salaires, sur les jardins ouvriers et sur les allocations familiales. Il est notamment nommé rapporteur de la proposition de loi Gabelle tendant à la révision des salaires moyens mensuels départementaux servant de base au calcul des allocations familiales qui est voté par le Parlement.

La constitution du Parti républicain de la Liberté au début 1946, conduit par Antoine Pinay, vient réduire sérieusement l'espace politique du MRP. Le retrait de Claudius Mounier de la compétition électorale pour l'élection à la deuxième Assemblée constituante en juin 1946 est pourtant une surprise pour les observateurs locaux qui le voyaient placé en deuxième position sur la liste du MRP, et élu sans problème.

Il ne devait se représenter à la députation que dix ans plus tard. Le 2 janvier 1956, il figure en deuxième de la liste de Georges Bidault et n'est pas élu. Enfin, il se présente une dernière fois à une élection nationale en 1965, comme candidat suppléant au Sénat de Joanny et n'a pas plus de succès.

Marié, père de trois enfants, Claudius Mounier était titulaire de la Légion d'honneur.




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