René, Gaston Naegelen

1894 - 1976

Informations générales
  • Né le 27 août 1894 à Belfort (Territoire-de-Belfort - France)
  • Décédé le 5 juillet 1976 à La villeneuve (Haute-Vienne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 1er septembre 1946
Département
Territoire-de-Belfort
Groupe
Socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 27 août 1894 à Belfort (Territoire-de-Belfort)
Décédé le 5 juillet 1976 à La Villeneuve (Haute-Vienne)

Membre de la deuxième Assemblée nationale constituante (Territoire-de-Belfort)

La trajectoire politique de René Naegelen, frère cadet de Marcel-Edmond, est assurément plus riche que sa brève expérience parlementaire. Apprenti pâtissier, il a adhéré très jeune, en 1911, à la SFIO, dans le sillage de Ludovic-Oscar Frossard. Après l'épreuve de la guerre, il débute dans le journalisme et adhère à la SFIO dont il dirige un temps la fédération du Haut-Rhin et de Belfort. Revenu comme Frossard à la SFIO, il affronte sans succès André Tardieu, lors d'une élection partielle dans le Territoire-de-Belfort en février 1926, puis aux élections générales de 1928 et 1932. En mai 1936, il se désiste en faveur du candidat radical.

Durant les premières années de l'occupation, René Naegelen a oscillé, de son propre aveu, « de Pétain à de Gaulle, tout comme 99 % des Français ». Replié à Marseille, il est secrétaire général du journal Le Mot d'Ordre dirigé par Ludovic-Oscar Frossard, qui pratique un vychisme teinté de libéralisme et hostile au collaborationnisme. Comme tel, il est interdit en 1943. Il appartient ensuite au secrétariat de la délégation militaire régionale (Sud-Est) du BCRA, le service de renseignements de la France libre. A la Libération, il revient au journalisme et se partage entre France-Soir et Le Populaire pour lequel il rend compte du procès de Nuremberg. En vue de l'élection de la seconde Assemblée nationale constituante, le 2 juin 1946, il est présenté comme tête de liste SFIO dans le Territoire-de-Belfort. Il obtient 9 489 voix sur 41 376 suffrages exprimés et est élu. Inscrit à la Commission de la presse, de la radio et du cinéma, il limite son activité parlementaire à une courte intervention lors de la discussion des récents accords Blum-Bymes. Pour des raisons de convenance personnelle, il se démet de son mandat le 25 août 1946, abandonnant son siège à Paul Rassinier, son second de liste. Il sera de nouveau candidat le 17 juin 1951, mais sans succès, sa liste n'ayant obtenu que 6 373 suffrages sur 40 269 suffrages exprimés.

Revenu au journalisme, René Naegelen est nommé en 1948, à la demande de Léon Blum, administrateur du Populaire. Il demeurera à ce poste jusqu'en 1963, sans parvenir à enrayer le déclin du quotidien socialiste, mais non sans maints affrontements avec le secrétaire général du parti, Guy Mollet. Il se tourne ensuite vers la presse régionale.

Ecrivain de talent, René Naegelen a notamment publié Les Suppliciés, paru en 1927, qui relate le calvaire du jeune sergent d'infanterie à Verdun et dans la Somme, et Cette vie que j'aime (Hachette, 1968) qui retrace sa vie militante et livre de savoureuses narrations de ses joutes électorales avec André Tardieu.



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