Emile Bèche

1898 - 1977

Informations générales
  • Né le 20 janvier 1898 à Saint-germain-du-bois (Saône-et-Loire - France)
  • Décédé le 19 mai 1977 à Niort (Deux-Sèvres - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 3 mai 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Deux-Sèvres
Groupe
Socialiste
Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Deux-Sèvres
Groupe
Socialiste
Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Deux-Sèvres
Groupe
Socialiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 10 novembre 1946 au 4 juillet 1951
Département
Deux-Sèvres
Groupe
Socialiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 17 juin 1951 au 1er décembre 1955
Département
Deux-Sèvres
Groupe
Socialiste

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Né le 20 janvier 1898, à Saint-Germain-des-Bois (Saône-et-Loire).

Député des Deux-Sèvres de 1936 à 1942 et de 1945 à 1956.

Après avoir obtenu son brevet supérieur et son Certificat de fin d'études normales (Ecole Normale de Mâcon), M. Emile Bêche occupa plusieurs postes d'instituteur, puis fut nommé directeur d'école à Limalonges (Deux-Sèvres). Mobilisé en 1917, aspirant en 1918, il obtint la Croix de guerre et la Médaille militaire. Les 26 avril et 3 mai 1936, il se présenta aux élections générales dans la première circonscription de Niort. Candidat du Front populaire - membre de la S. F. 1.0. - il fut élu à la Chambre, au deuxième tour de scrutin, par 5.617 voix sur 14.364 votants. Il devint membre de la Commission des comptes définitifs et des économies, et de la Commission de l'enseignement et des beaux-arts. Il prit part, notamment, à la discussion du projet de budget pour l'exercice 1937 (organisation de l'enseignement en province et néquisitions d'établissements scolaires). Pendant la deuxième guerre mondiale, il participa activement à la Résistance dans le département des Deux-Sèvres : il fut responsable régional du réseau de renseignements C.N.D. Castille, du 1er novembre 1942 au 30 septembre 1944, et responsable du mouvement de résistance c Libé-Nord » pour la région du Poitou. Il obtint la Médaille de la résistance, la Croix de guerre 1939-1945, la Croix du combattant volontaire, etc. Il fut nommé maire de Niort à la Libération : choix qui fut confirmé par les électeurs lors des élections municipales de 1945.

Le 21 octobre 1945, il fut élu membre de la première Assemblée Nationale Constituante avec 48.094 suffrages sur 156.367 votants. (La liste S.F.I.O. à la tête de laquelle il se trouvait fut la seule à avoir deux élus.) Il devint membre de la Commission de l'éducation nationale et des beaux-arts, de la jeunesse, des sports et des loisirs, de la Commission de la famille, de la population et de la santé publique. Il fut nommé juré à la Haute-Cour de Justice.

Le 2 juin 1946, il fut réélu à la deuxième Assemblée Nationale Constituante, toujours à la tête de la liste S.F.I.O., dont il fut le seul élu cette fois, avec 35.384 suffrages sur 159.519 votants. Il occupa les mêmes fonctions parlementaires que dans la précédente Assemblée. Le 10 novembre 1946, 27.176 électeurs sur 155.246 votants, le choisirent comme député à l'Assemblée Nationale. Il devint membre de la Commission de l'éducation nationale, de la Commission du suffrage universel, du règlement et des pétitions, et de la Commission de la production industrielle. Il fut renommé juré à la Haute-Cour de Justice.

Il déposa plusieurs propositions de loi concernant, notamment : l'exploitation des œuvres littéraires après l'expiration des droits patrimoniaux des écrivains (1947), les congés de longue durée à accorder aux fonctionnaires de l'enseignement atteints de poliomyélite.

Il prit part à la discussion du projet de loi relatif aux crédits de fonctionnement des services civils en 1950 (écoles primaires, bourses nationales).

Lors des élections générales du 17 juin 1951, les listes apparentées - dont ne faisait pas partie celle de la S.F.I.O.- n'ayant pas obtenu la majorité des suffrages, les sièges furent répartis à la représentation proportionnelle : M. Bêche fut élu avec 30.679 voix sur 154.262 votants. Il devint membre de la Commission de l'éducation nationale.

Il a déposé notamment une proposition de loi tendant à assurer le fonctionnement de la Caisse nationale des lettres (1952); une proposition de résolution tendant à accroître le rythme des constructions scolaires (1952); une proposition de loi tendant à assurer le fonctionnement normal des services de l'Education nationale (1952).

Lors de la discussion du projet de loi portant ouverture de crédits sur l'exercice 1951, il a déposé un amendement tendant à prévoir 26 milliards pour la construction de nouvelles écoles, et un autre tendant à rendre caduque le 1er janvier 1952 la loi accordant des subventions à l'enseignement libre. Au cours de diverses discussions, il proposa de ne pas accorder de fonds aux établissements employant des congréganistes (1951) et de réserver l'allocation scolaire aux élèves de l'enseignement public (1952).

Il ne se représenta pas aux élections générales de janvier 1956.

Le 5 juillet 1957, il reprit le poste de maire de Niort, qu'il avait perdu en 1947, et le conserva lors des élections municipales de 1959.

M. Emile Bêche est rédacteur en chef de l'hebdomadaire S.F.I.O. Le travail des Deux-Sèvres. Il est officier de la Légion d'honneur et chef de bataillon honoraire.




Né le 20 janvier 1898 à Saint-Germain-du-Bois (Saône-et-Loire)

Décédé le 19 mai 1977 à Niort (Deux-Sèvres)

Député des Deux-Sèvres de 1936 à 1942 Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale Constituante (Deux-Sèvres)

Député des Deux-Sèvres de 1946 à 1955

(voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome II, p. 516)

Emile Bèche ne prend pas part au vote du 10 juillet 1940 accordant les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il participe activement à la Résistance dans le département des Deux-Sèvres : il est responsable régional du réseau de renseignements C.N.D Castille, du 1er novembre 1942 au 30 septembre 1944, et responsable du mouvement de résistance « Libé-Nord » pour la région du Poitou. Il obtient la Médaille de la résistance, la Croix de guerre 1939-1945, la Croix du combattant volontaire. Il est nommé maire de Niort à la Libération, choix confirmé par les électeurs lors des élections municipales de 1945.

Le 21 octobre 1945, il est élu membre de la première Assemblée nationale Constituante avec 48 094 suffrages sur 156 367 votants. (La liste S.F.I.O. à la tête de laquelle il se trouve est la seule à avoir deux élus). Il devient membre de la Commission de l'éducation nationale et des beaux-arts, de la jeunesse, des sports et des loisirs, de la Commission de la famille, de la population et de la santé publique. Il est nommé juré à la Haute Cour de justice.

Le 2 juin 1946, il est réélu à la deuxième Assemblée nationale Constituante, toujours à la tête de la liste S.F.I.O., dont il est le seul élu cette fois; avec 35 384 suffrages sur 159 519 votants. Il occupe les mêmes fonctions parlementaires que dans la précédente Assemblée.

Le 10 novembre 1946, 27 176 électeurs sur 155 246 votants le choisissent comme député à l'Assemblée nationale. Il devient membre de la Commission de l'éducation nationale, de la Commission du suffrage universel, du règlement et des pétitions, et de la Commission de la production industrielle. Il est renommé juré à la Haute Cour de Justice.

Il dépose plusieurs propositions de loi concernant, notamment : l'exploitation des œuvres littéraires après l'expiration des droits patrimoniaux des écrivains (1947), les congés de longue durée à accorder aux fonctionnaires de l'enseignement atteints de poliomyélite.

Il prend part à la discussion du projet de loi relatif aux crédits de fonctionnement des services civils en 1950 (écoles primaires, bourses nationales).

Lors des élections générales du 17 juin 1951, les listes apparentées - dont ne fait pas partie celle de la S.F.I.O. - n'ayant pas obtenu la majorité des suffrages, les sièges sont répartis à la représentation proportionnelle : M. Bêche est élu avec 30 679 voix sur 154 262 votants. Il devient membre de la Commission de l'éducation nationale.

Il dépose notamment une proposition de loi tendant à assurer le fonctionnement de la Caisse nationale des lettres (1952) ; une proposition de résolution tendant à accroître le rythme des constructions scolaires (1952) ; une proposition de loi tendant à assurer le fonctionnement normal des services de l'Education nationale (1952).

Lors de la discussion du projet de loi portant ouverture de crédits sur l'exercice 1951, il dépose un amendement tendant à prévoir 26 milliards pour la construction de nouvelles écoles, et un autre tendant à rendre caduque le 1er janvier 1952 la loi accordant des subventions à l'enseignement libre. Au cours de diverses discussions, il propose de ne pas accorder de fonds aux établissements employant des congréganistes (1951) et de réserver l'allocation scolaire aux élèves de l'enseignement public (1952).

Il ne se représente pas aux élections générales de janvier 1956.

Le 5 juillet 1957, il reprend le poste de maire de Niort, qu'il avait perdu en 1947.


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