Louis, Charles, Paulin Passy

1830 - 1913

Informations générales
  • Né le 4 décembre 1830 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 31 juillet 1913 à Gisors (Eure - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Eure
Groupe
Centre droit
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Eure
Groupe
Centre droit
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Eure
Groupe
Centre droit
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Eure
Groupe
Union conservatrice
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Eure
Groupe
Union conservatrice
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Eure
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Eure
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Eure
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 31 mai 1906
Département
Eure
Groupe
Action libérale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 6 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Eure
Groupe
Action libérale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 24 avril 1910 au 31 juillet 1913
Département
Eure
Groupe
Républicain progressiste

Biographies

Représentant en 1871, député de 1876 à 1889, né à Paris le 4 décembre 1830, fils de François Antoine Passy (1792-1873), député de 1837 à 1848, Louis Charles Paulin Passy fut élève de l'Ecole des Chartes (1850), puis de l'Ecole de droit. Archiviste paléographe et docteur en droit(1857), membre de la société des Antiquaires de France, il s'occupa de travaux de législation, d'économie politique, d'histoire littéraire, collabora à la Revue des Deux Mondes, au Journal des Economistes, à la Bibliothèque de l'Ecole des Chartes, et publia, outre ses thèses et un travail sur Corneille, Frochot, préfet de la Seine (1867).

M. Louis Passy, qui appartenait, sous l'Empire, à l'opposition orléaniste, se présenta, le 1er juin 1863, comme candidat indépendant au Corps législatif dans la 1re circonscription de l'Eure : il réunit 9 081 voix contre 17 702 au candidat officiel élu, M. Suchet d'Albuféra. Le 24 mai 1869, les circonscriptions du département ayant été modifiées, il se porta candidat à la fois dans la 1re et dans la 4e, et obtint, sans être élu, dans l'une 5 872 voix contre 14 403 à M. d'Albuféra, député sortant réélu, et 4 533 à M. Alexis Papon, de l'opposition démocratique, et, dans l'autre 7 219 voix.

Conseiller municipal de Gisors lors de la guerre de 1870, il défendit courageusement contre les exigences des ennemis les intérêts de ses concitoyens, et entra à l'Assemblée nationale, comme représentant de l'Eure, le 8 février 1871, élu, le 2e sur 8, par 49 201 suffrages sur 59 749 votants et 122 706 inscrits. Il prit place au centre droit, fut membre de la commission du budget et rapporteur du projet relatif aux indemnités à accorder aux départements envahis, et vota pour la paix, pour les prières publiques, pour l'abrogation des lois d'exil. Il soutint d'abord la politique de Thiers, puis signa la déclaration Target, et le 24 mai 1873, se prononça pour la démission de Thiers, et s'associa au vote du septennat, à celui de la loi des maires, de l'état de siège, etc.

Nommé, le 2 août 1874, sous-secrétaire d'Etat au ministère des Finances, il contribua à la réforme postale, à la réorganisation des services financiers de la ville de Paris, à l'établissement du bureau de législation et de statistique au ministère des Finances, et conserva ses fonctions sous les ministères qui se succédèrent jusqu'au 16 mai 1877.

Absent lors du scrutin sur l'amendement Wallon, il se rallia, le 25 février 1875, au vote des lois constitutionnelles.

Candidat conservateur constitutionnel à la Chambre des députés, le 20 février 1876 dans l'arrondissement des Andelys, il fut élu par 8 122 voix (14,203 votants, 17 290 inscrits), contre 5 871 à M. Bernard, siégea comme précédemment au centre droit, opina avec la minorité monarchiste, et se montra partisan de l'acte du 16 mai 1877, après lequel il résigna cependant son poste au ministère des Finances.

En revanche, le gouvernement du maréchal l'ayant désigné comme son candidat officiel aux Andelys, le 14 octobre 1877, M. Louis Passy fut réélu député par 8 171 voix (14,847 votants, 17 701 inscrits), contre 6 405 à M. Milliard, républicain. Il continua d'opiner avec la droite, et vota contre les ministères républicains de la législature, intervint dans les discussions économiques.

Il obtint le renouvellement de son mandat, le 21 août 1881, par 7 591 suffrages (13 899 votants, 17 250 inscrits), contre 3 880 à M. Bongrand et 2,352 à M. de Molen. Adversaire des cabinets Ferry et Gambetta, il se prononça contre les crédits du Tonkin.

Aux élections du 4 octobre 1885, il fut inscrit sur la liste conservatrice de l'Eure, et élu député du département, le 1er sur 6, par 64 111 voix (86 584 votants, 106 598 inscrits). Il parut encore plusieurs fois à la tribune, soutint les intérêts de la minorité monarchiste, et se prononça, dans la dernière session :

- contre le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- pour l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- contre les poursuites contre trois députés membre de la Ligue des patriotes,
- contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- contre les poursuites contre le général Boulanger.

M. Passy est administrateur du Crédit foncier.


Né le 4 décembre 1830 à Paris, mort le 31 juillet 1913 à Gisors (Eure).

Député de l'Eure de 1876 à 1913. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. IV, p. 557.)

Louis Passy poursuivit sa longue carrière parlementaire jusqu'à sa mort, en 1913.

Il fut régulièrement réélu dans la circonscription des Andelys le 22 septembre 1889, par 7.560 voix contre 6.256 à Milliard ; le 20 août 1893, par 7.234 voix contre 6.087 à Milliard ; le 8 mai 1898, avec 9.172 voix sur 11.976 votants, sans opposant ; le 20 juillet 1902, par 9.805 voix contre 77 à Mathieu ; le 6 mai 1906, par 8.596 voix contre 4.998 à Drouet ; le 24 avril 1910, par 8.769 voix contre 4.933 à Steinilber.

Il continua à siéger au centre droit, fit partie successivement des commissions de l'agriculture et de la législation fiscale en 1898, de la commission de l'administration générale, en 1902, de la commission des économies en 1906, et à nouveau de la commission de l'agriculture en 1910.

Il déposa diverses propositions de loi, notamment sur les recours pour excès de pouvoir devant le Conseil d'Etat, sur les loteries, sur la confection et la révision des listes électorales. Ses compétences en matière financière et en matière agricole l'amenèrent à participer régulièrement, comme par le passé, aux discussions budgétaires, et notamment à celle du budget de l'Agriculture, il intervint, en outre, à diverses reprises dans la discussion de la loi de finances 1893, 1910) et de celle de divers autres budgets : Justice, Travaux publics (1906), Guerre (1910), Intérieur (1913).

Il participa à divers débats importants, notamment celui sur le recrutement de l'armée (1902), ceux sur les retraites ouvrières et paysannes (1906 et 1910).

En 1906, il devint doyen d'âge de la Chambre. Dans les diverses allocutions qu'il prononça en cette qualité il défendit avec constance les droits de la personne humaine contre l'arbitraire administratif, s'en prenant notamment aux abus de la fiscalité et à certaines réformes sociales préconisées par les partis de gauche qui risquent surtout d'accroître les empiétements de l'Etat sur la liberté des citoyens. Pour lui la sauvegarde des libertés réside dans une stricte séparation des pouvoirs et la toute puissance du Parlement en matière législative devrait elle-même être limitée par la création de quelque institution jouant le même rôle que la Cour suprême aux Etats-Unis. Quant à l'amélioration du sort des travailleurs, elle doit se faire par le développement de la mutualité et non par l'intervention de l'Etat.

Il mourut en cours de mandat, le 31 juillet 1913.

Il était secrétaire perpétuel de la Société nationale d'agriculture depuis 1883 et membre libre de l'Académie des sciences morales et politiques depuis 1897.

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