René, Amédée, Emile Penoy

1912 - 1973

Informations générales
  • Né le 16 juin 1912 à Stenay (Meuse - France)
  • Décédé le 25 janvier 1973 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Ardennes
Groupe
Mouvement républicain populaire
Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Ardennes
Groupe
Mouvement républicain populaire
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 10 novembre 1946 au 4 juillet 1951
Département
Ardennes
Groupe
Mouvement républicain populaire
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 17 juin 1951 au 1er décembre 1955
Département
Ardennes
Groupe
Mouvement républicain populaire
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 2 janvier 1956 au 8 décembre 1958
Département
Ardennes
Groupe
Mouvement républicain populaire

Biographies

Biographie de la IVe République

PENOY (René, Amédée, Emile)
Né le 16 juin 1912 à Stenay (Meuse)
Décédé le 25 janvier 1973 à Paris (Seine)

Député de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante (Ardennes)
Député des Ardennes de 1946 à 1958

René Penoy entre en 1931 à l’Ecole des Ponts et Chaussées de Charleville, d’où il sort diplômé. Il devient adjoint technique principal de l’Ecole précitée et milite à la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens (CFTC). En 1936, il est l’un des fondateurs de la Fédération nationale des syndicats chrétiens des travaux publics et services assimilés des Ardennes. Après la seconde guerre mondiale, cette Fédération est transférée à la CFTC. De 1936 à 1938, il milite aux patronages de France de Charleville. Résistant, il falsifie et détruit des listes de départ pour le STO à la direction départementale du travail. Il rejoint Libération-Nord et devient membre du Comité département de Libération. En 1944, il est le fondateur du Mouvement républicain populaire (MRP) dans les Ardennes. Cette même année, il crée un journal politique, Le Démocrate ardennais. En 1946, il est nommé juré à la Haute Cour de justice. En 1947, il devient conseiller municipal de Mézières, poste qu’il conserve jusqu’à 1956 et qu’il reconquiert en 1959, pour le garder jusqu’en 1966. Cette année-là, la commune de Mézières disparaît, fusionnée avec celle de Charleville. Il est un ardent défenseur de cette intégration. René Penoy est aussi un militant du Mouvement européen.
En juin 1946, il est élu au quotient électoral, comme seul représentant de la liste MRP, laquelle obtient 34 646 voix sur 123 255 suffrages exprimés. La liste communiste en recueille 37 500, la liste SFIO, 33 161, celle du Partir républicain de la liberté, 13 476, et celle du RGR, 4 472 suffrages. René Penoy est nommé à la commission de la défense nationale et à la commission de l’équipement national et de la production. Il est désigné comme juré à la Haute Cour de justice, le 4 juillet 1946.
En novembre 1946, il est réélu à la tête de la liste MRP qui obtient 44 604 voix sur les 118 841 suffrages exprimés. Jean Blocquau, inspecteur de l’enregistrement et deuxième de liste, est élu également. Viennent, dans l’ordre décroissant des résultats, la liste du Parti communiste (39 441), celle du Parti socialiste (28 469) et celle des radicaux-socialistes (6 327).
En 1945 et 1946, René Penoy vote en faveur de la nationalisation du crédit, de l’électricité et de l’assurance.
Le 17 décembre 1946, il est nommé membre de la commission de la défense nationale et y siège jusqu’en 1950. Il est membre, également, de la commission de la production industrielle (1946) et de celle des moyens de communication (1948-1951). Il est membre suppléant de la commission de la réforme administrative (1947). Il est désigné pour les fonctions de juré à la Haute Cour de justice (1946). Il procède à de nombreux dépôts de rapports (6), de propositions de loi (11) et de propositions de résolution (12) dans le domaine de l’équipement, mais aussi pour la défense et la promotion de son département des Ardennes. A cet effet, il est l’auteur, le 24 juin 1948, d’un rapport au nom de la commission des moyens de communication, sur le projet de loi réglementant l’intervention des fonctionnaires des ponts et chaussées dans les affaires intéressant les collectivités locales et divers organismes. Dans le même registre, il dépose, le 16 décembre 1949, une proposition de résolution tendant à inviter le Gouvernement : 1° à réaliser la modernisation de la branche nord du canal de l’Est entre la frontière belge et Sedan ; 2° à mettre à l’étude et à réaliser le canal du Nord-Est reliant le bassin de Lorraine et le Rhin au bassin du Nord.
Député d’un département frontalier, il intervient fréquemment (à 20 reprises sous cette première législature) dans le domaine du passage des frontières.
Aux élections législatives de 1951, René Penoy est réélu, à la tête d’une liste MRP qui n’arrive qu’en troisième position, derrière la liste d’Union républicaine Résistante et la liste du Parti socialiste SFIO. Les démocrates-chrétiens obtiennent 19 337 voix sur 123 274 suffrages exprimés (soit 15,7%). René Penoy siège aux commissions des moyens de communication et du tourisme (1951-1955), de la reconstruction et des dommages de guerre (1951), des affaires économiques (1952-1955). Le 3 février 1953, il est désigné par ce dernier aréopage pour faire partie de la sous-commission chargée de suivre et d’apprécier la mise en œuvre de la convention de coopération économique européenne et du programme de relèvement européen.
René Penoy est un député très assidu. Il dépose soixante-quatre textes de loi entre 1951 et 1955 : quarante propositions de loi, vingt-deux propositions de résolution et deux rapports. L’ensemble de son travail vise à améliorer les transports en France. Ainsi, est-il désigné, le 5 février 1955, par la commission des affaires économiques, pour faire partie de la commission interparlementaire chargée d’étudier la simplification des formalités de frontières pour les voyageurs, leurs bagages et leurs véhicules automobiles. Il dépose, quelques jours plus tard, le 1er mars, une proposition de loi relative à la coordination et à l’harmonisation des transports ferroviaires et routiers.
A la suite de la dissolution de l’Assemblée nationale et des élections législatives de janvier 1956, René Penoy entame un nouveau mandat de député des Ardennes. La liste du Mouvement républicain populaire qu’il conduit obtient 20 711 voix, soit 15,3% des suffrages exprimés. Il est le seul élu de sa liste. En revanche, celle de Front républicain obtient deux des quatre sièges, le dernier allant aux communistes.
Le député MRP retrouve la commission des moyens de communication et du tourisme (1956-1958). Il siège également à la commission de la défense nationale, en 1957 seulement. Sa technicité en matière de transports lui permet d’être nommé à la commission chargée d’assister le ministre des travaux publics, des transports et du tourisme dans la gérance de la tranche nationale du fonds d’investissement routier. Enfin, il est appelé comme juge titulaire à la Haute Cour de justice constitutionnelle, le 5 mai 1956.
Il dépose quarante-deux textes en deux ans, sans perdre de vue le thème des transports. Aussi, le 6 mars 1956, présente-t-il une proposition de loi tendant à exonérer de la taxe sur le chiffre d’affaires les régies départementales et communales des transports. Le 11 février 1958, il est l’auteur d’une proposition de résolution tendant à inviter le Gouvernement à prendre toutes mesures susceptibles d’améliorer les salaires des ouvriers des parcs et ateliers des ponts et chaussées, notamment en rétablissant la parité définie par la circulaire ministérielle du 10 octobre 1953.
Il vote pour le plan Marshall le 7 juillet 1948 et pour le Pacte atlantique un an plus tard. Il approuve la loi Marie – Barangé sur l’école privée et s’exprime également en faveur de la création de la CECA. En mai 1958, il se prononce pour l’investiture de Pierre Pflimlin et pour l’état d’urgence. Il vote le 27 mai en faveur de la révision constitutionnelle et pour les pleins pouvoirs au général de Gaulle, quelques jours plus tard.
A nouveau candidat du MRP en 1958, il est battu. En 1969, il devient vice-président de l’Amicale des inspecteurs des transports et secrétaires CFDT. Il disparaît le 25 janvier 1973.

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