Hilaire, Albert, Alphonse Perdon

1900 - 1964

Informations générales
  • Né le 30 octobre 1900 à Rieux (Seine-Inférieure - France)
  • Décédé le 8 octobre 1964 à Rieux (Seine-Maritime - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 10 novembre 1946 au 4 juillet 1951
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Communiste

Biographies

Biographie de la IVe République

PERDON (Hilaire, Albert, Alphonse)
Né le 30 octobre 1900 à Rieux (Seine-Inférieure)
Décédé le 8 octobre 1964 à Rieux

Député de la Seine-Inférieure de 1946 à 1951

Bûcheron, fils de bûcheron, Hilaire Perdon est depuis 1922 militant communiste dans le canton de Blangy-sur-Bresle. Il n’a pour diplôme qu’un certificat d’études primaires. Il devient secrétaire régional du Parti communiste français et membre de la fédération communiste de Seine-Inférieure. En 1945, il est candidat malheureux aux élections cantonales.
En novembre 1946, il est candidat communiste, second de liste derrière René Cance, dans la deuxième circonscription de Seine-Inférieure. La liste communiste arrive en tête avec 33,23 % des suffrages exprimés et obtient deux élus. Le député Hilaire Perdon devient conseiller municipal de Rieux en 1953 et maire de cette ville à partir de 1959.
Durant son mandat à l’Assemblée nationale, il appartient à quatre commissions différentes. Il est nommé à la commission de l’agriculture en 1946, 1948, 1949, 1950 et 1951. Il appartient à celle du ravitaillement lors de la première année de la législature. Il intègre la commission de l’éducation nationale pour un an, le 17 janvier 1950. Enfin, il appartient aussi à la commission des finances en 1951. Le 25 novembre 1947, il est nommé juré à la Haute Cour de justice.
Au Palais-Bourbon, il emploie son activité essentiellement à la défense des salariés agricoles, cherchant à leur procurer une protection sociale. En ce sens, il dépose 33 textes, dont 15 propositions de loi, 6 propositions de résolution, 11 rapports et un rapport supplémentaire. Précisément, il est l’auteur d’un rapport fait au nom de la commission de l’agriculture, sur le projet de loi fixant le montant des rentes dont le capital représentatif est obligatoirement versé aux titulaires d’une pension de mutilé du travail agricole (1er septembre 1947). Le 10 février 1949, il dépose une proposition de résolution tendant à inviter le gouvernement à accorder aux salariés des professions agricoles et forestières le bénéfice de la prime aux allocations familiales dont bénéficient les salariés des autres professions. Le 16 novembre 1950, Hilaire Perdon dépose une proposition de loi tendant à relever le salaire de base des allocations familiales des salariés des professions agricoles et assimilées. Le 21 mars 1951, il présente une proposition de résolution tendant à inviter le gouvernement à ouvrir une avance de trésorerie aux caisses mutuelles d’allocations familiales agricoles afin de permettre à ces dernières de verser immédiatement aux salariés des professions agricoles et forestières la majoration de 20 % des prestations familiales conformément à la loi du 3 mars 1951.
Le député communiste de Seine-inférieure est un député dont l’activité parlementaire est soutenue : il intervient à 25 reprises en six ans. Ses thèmes d’intervention en séance publique sont les mêmes que ceux qui guident les textes déposés par ses soins : les professions agricoles sont clairement au cœur de ses préoccupations, qu’il s’agisse des travailleurs de la terre (rapport du 16 septembre 1948 ; amendement du 18 novembre 1946) ou des salariés de la profession. Pour ces derniers, il est rapporteur d’une proposition de résolution relative à l’extension de la prime exceptionnelle aux salariés agricoles (24 novembre 1949). Il se fait également le défenseur des prestations sociales agricoles à de multiples reprises (11 février 1949 ; 29 et 31 juillet 1950 ; 6 décembre 1950 ; 2 mars et 10 mai 1951).
Hilaire Perdon vote l’investiture de Léon Blum le 12 décembre 1946. Il vote contre le plan Marshall, le 7 juillet 1948 et contre la loi relative aux conventions collectives du travail, le 4 janvier 1950.
Le 17 juin 1951, il se représente en deuxième position sur la liste communiste dirigée par René Cance, dans la deuxième circonscription de son département. Les autres listes en présence dans la circonscription ont conclu l’apparentement suivant : SFIO, radicaux, MRP et UIPRN. Les listes ainsi apparentées obtiennent la majorité absolue et se partagent donc les six sièges à pourvoir : quatre aux indépendants, un pour le MRP et un pour la SFIO. Les communistes, avec cependant 29,8 % des voix, et le RPF qui, avec 15,2 % des voix, est arrivé devant les socialistes (12 %) et le MRP (10,7 %), sont éliminés.
Le 2 janvier 1956, Hilaire Perdon figure en troisième sur la liste communiste dans la deuxième circonscription de la Seine-Inférieure. Un apparentement similaire à celui de 1951 a été conclu mais n’obtient pas la majorité absolue. Le Parti communiste, avec 30,9 % des suffrages exprimés, retrouve les deux sièges perdus en 1951. Seuls René Cance et de Louis Eudier sont élus.
En 1958, Hilaire Perdon se présente dans la dixième circonscription de la Seine-Maritime. Il n’obtient au second tour que 3 658 voix alors que Fernand Langlois, républicain indépendant, en obtient 15 682. Le vainqueur du scrutin, Claude Heuillard (Centre républicain), voit 15 860 voix se porter sur son nom.
Hilaire Perdon ne se représente pas en 1962. Il s’éteint le 8 octobre 1964, dans sa commune natale.







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