Jules-Victor Peyrusse

1831 - 1917

Informations générales
  • Né le 21 mars 1831 à Traversères (Gers - France)
  • Décédé le 20 janvier 1917 à Traversères (Gers - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 5 mars 1876 au 7 juillet 1876
Département
Gers
Groupe
Appel au peuple
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 1er octobre 1876 au 25 juin 1877
Département
Gers
Groupe
Appel au peuple
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 9 février 1878
Département
Gers
Groupe
Appel au peuple
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Gers
Groupe
Union des Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Gers
Groupe
Union des Droites

Biographies

Député de 1876 à 1878 et de 1885 à 1889, né à Traversères (Gers) le 21 mars 1831, de la même famille qu'Eugène Louis Peyrusse qui avait siégé au Corps législatif, propriétaire, maire de Traversères, et membre du conseil général du Gers pour le canton de Saramon (1863), il débuta dans la vie parlementaire en 1876. Il soutint d'abord contre M. Jean David, candidat républicain, une longue lutte électorale que de nombreuses invalidations vinrent renouveler fréquemment.

Elu, pour la première fois, comme conservateur bonapartiste, député de l'arrondissement d'Auch, le 5 mars 1876, au second tour de scrutin, par 7 763 voix (15 065 votants, 17 425 inscrits), contre 7 186 à M. J. David, il vint prendre place dans le groupe de l'Appel au peuple. Mais de nombreuses protestations déterminèrent la majorité de la Chambre à annuler l'élection.

M. Peyrusse fut réélu, le 1er octobre suivant, par 8 111 voix (15 704 votants, 18 197 inscrits), contre 7 509 à M. J. David. Il soutint le gouvernement du Seize-Mai contre les 363 et fut soutenu à son tour par ce gouvernement, comme candidat officiel le 14 octobre 1877.

Il obtint sa réélection par 8 253 voix (15 924 votants et 18 555 inscrits), contre 7 555 à M. Jean David.

Invalidé de nouveau, il se représenta le 7 avril 1878, et échoua cette fois avec 7 714 voix contre 8,661 à M. David. Mais le rétablissement du scrutin de liste l'amena M. Peyrusse au Parlement.

Porté, le 4 octobre 1885, sur la liste conservatrice du Gers, il fut élu, le 4e et dernier, par 45 524 voix (73 309 votants, 90 673 inscrits). Il reprit sa place à droite, dans le groupe bonapartiste, vota contre les ministères républicains de la législature, déposa et défendit un projet de réforme de l'impôt foncier tendant à en faire un impôt de quotité au lieu d'un impôt de répartition, et se prononça, dans la dernière session :

- contre le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- pour l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- contre les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- contre les poursuites contre le général Boulanger.


Né le 21 mars 1831 à Traversères (Gers), mort le 20 janvier 1917 à Traversères.

Député du Gers de 1876 à 1878 et de 1885 à 1893.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des parlementaires, t. IV, p. 614.)

En 1889, il se présente comme « conservateur-bonapartiste » et obtient le renouvellement de son mandat dès le premier tour de scrutin, avec 7.525 voix contre 7.275 au candidat républicain, le docteur Mariet.

A la Chambre, il dépose une proposition de loi tendant à opérer une réforme de l'impôt sur les prestations. Aux élections de 1893, il est battu par Decker-David, qui, arrivé en tête dès le premier tour, l'emporte nettement au second par 8.332 voix contre 5.237. Il tentera de reconquérir son siège en 1898, mais sans succès.

Il mourut en 1917, dans son village natal de Traversères.


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