Roland Plaisance

1925 - 2017

Informations générales
  • Né le 31 juillet 1925 à Evreux (Eure - France)
  • Décédé le 1er septembre 2017 à Evreux (Eure - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 2 janvier 1956 au 8 décembre 1958
Département
Eure
Groupe
Communiste

Biographies

Biographie de la IVe République

PLAISANCE (Roland, Charles)
Né le 31 juillet 1925 à Evreux (Eure)

Député de l’Eure de 1956 à 1958

Né le 31 juillet 1925 dans une famille d’ouvriers agricoles, Roland Plaisance entre, à la Libération, à la Caisse primaire de Sécurité sociale d’Evreux. Il y exerce les fonctions de rédacteur. A la même époque, il rejoint le Parti communiste et entre, au début des années 1950, au bureau fédéral. Après son élection comme conseiller général et troisième maire-adjoint d’Evreux en 1953, il devient alors secrétaire de l’Association communiste des Elus républicains de l’Eure. Par ailleurs, il a été secrétaire départemental du syndicat CGT des employés de la Sécurité sociale et secrétaire adjoint de l’Union locale CGT d’Evreux.
Candidat communiste aux élections législatives du 2 janvier 1956, il recueille 32 360 des 161 073 suffrages exprimés, soit 19,5% des voix, et offre ainsi au parti l’un des quatre sièges à pourvoir dans l’Eure, deux revenant à la liste conduite par Pierre Mendès France et le troisième à l’indépendant Jean Laine. Une fois son élection validée, le 30 janvier 1956, Roland Plaisance est nommé membre des commissions de la construction, des dommages de guerre et du logement (1956-1958), puis de la justice et de la législation (1957-1958). Durant cette dernière législature de la Quatrième République, il se révèle un parlementaire relativement actif. Il dépose trois propositions de loi, deux propositions de résolution et un rapport sur plusieurs propositions de loi. Ces initiatives parlementaires portent essentiellement sur les problèmes de logement et de loyer, notamment en faveur des plus modestes. Il intervient cinq fois en séance, toujours au sujet des problèmes de construction de logements ou d’équipements collectifs, de répartition des HLM ou de cherté des loyers. Dans ce but, il dépose quatre amendements et quatre articles additionnels.
Il vote en faveur des pouvoirs spéciaux, mais contre le projet de loi sur les institutions en Algérie, contre la Communauté économique européenne (CEE) et l’Euratom, pour la proclamation de l’état d’urgence. Il se prononce en faveur l’investiture de Guy Mollet, mais contribue aussi à sa chute, contre les gouvernements de Bourgès-Maunoury et de Félix Gaillard. Il s’abstient lors de l’investiture de Pierre Pflimlin. Il se prononce contre celle du général de Gaulle le 1er juin 1958, lui refuse les pleins pouvoirs le lendemain et vote le même jour contre le principe d’une révision constitutionnelle.
Candidat à sa succession dans la première circonscription de l’Eure en novembre 1958, il est battu comme il sera en novembre 1962, en juin 1968, en mars 1973, en mars 1978, en juin 1981, en mars 1986, date de sa dernière candidature aux élections législatives. En revanche, il a été élu, en mars 1976, conseiller général d’Evreux-Sud et maire de cette même ville depuis 1977. Par ailleurs, il a été candidat en 42ème position sur la liste communiste aux élections européennes de juin 1989. Maire d’Evreux depuis 1977, conseiller général trente ans durant, à compter de 1971, il est battu aux élections municipales de 2001 par Jean-Louis Debré, député de l’Eure et président du groupe RPR à l’Assemblée nationale.

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