Kheladi Ben Miloud

1898 - 1991

Informations générales
  • Né le 1er juillet 1898 à Aïn sefra (Algérie)
  • Décédé le 16 août 1991 à Alger (Algérie)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 26 février 1946
Département
Anciens départements d'Algérie
Groupe
Musulman algérien

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 1er janvier 1954 au 1er janvier 1958

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né en 1897 à Aïm-Sefra (Algérie)

Décédé le 16 août 1991 à Alger

Sénateur d'Oran (2e collège) de 1954 à 1958

Issu d'une famille influente d'origine maraboutique de la région de Colomb-Béchar, Khelladi Benmiloud, qui a le titre de bachaga, se consacre à la gestion de son domaine familial, après l'obtention de son baccalauréat.

L'attachement, de longue date, de sa famille à la France s'exprime, lors du deuxième conflit mondial, par l'engagement volontaire de deux de ses fils, dont l'un ne reviendra pas des combats. Après guerre, Khelladi Benmiloud s'engage dans la vie politique : il est élu à la première Constituante sur la liste d'Union Démocratique du Manifeste Algérien, élection qui est ultérieurement invalidée. Puis il se présente le 24 janvier 1954 au Conseil de la République, lors d'une élection partielle, avec l'étiquette Entente Franco-Musulmane.

Il est élu au deuxième tour avec 734 voix sur 813 suffrages exprimés.

Membre du groupe des Républicains indépendants, il siège aux commissions des affaires économiques, de l'intérieur et de la presse.

Il n'intervient pas en séance publique. Son mandat parlementaire est écourté par sa démission, intervenue le 27 février 1958 : Khelladi Benmiloud entend ainsi protester solennellement contre l'action du gouvernement en Algérie.

Déjà, en novembre 1957, il avait, avec cinq autres sénateurs musulmans, protesté auprès du président du Conseil Félix Gaillard contre « l'odieuse répression collective exercée à l'égard de populations sans défense ».

Le décès en détention de son frère, conseiller général d'Oran, intervenu peu après cette protestation, avait encore accru l'hostilité de Khelladi Benmiloud envers les autorités françaises. Il choisit donc, par sa démission, de manifester son opposition avec éclat.

Khelladi Benmiloud avait été fait grand officier de la Légion d'honneur en octobre 1953 ; il était également chevalier du mérite agricole, du Nicham Iftikar, et de l'Etoile noire du Bénin.



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