Jean-Louis Rolland

1891 - 1970

Informations générales
  • Né le 15 février 1891 à Landerneau (Finistère - France)
  • Décédé le 9 juin 1970 à Jard-sur-mer (Vendée - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 3 mai 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Finistère
Groupe
Socialiste
Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Finistère
Groupe
Socialiste
Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Finistère
Groupe
Socialiste

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 1er janvier 1955 au 1er janvier 1958

Biographies

Né le 15 février 1891 à Landerneau (Finistère). Député du Finistère de 1936 à 1942.

Engagé volontaire, dès 1906, dans la marine nationale, Jean, Louis Rolland servit durant la guerre dans une unité de sous-mariniers et sa conduite lui valut la croix du combattant volontaire. Après sa démobilisation, en avril 1919, il entra à l'arsenal de Brest comme agent technique de la marine, profession qu'il exercera jusqu'en 1936.

En 1919, il obtient un mandat de conseiller municipal dans sa ville natale de Landerneau, dont il devient maire en mai 1929. La vocation politique de ce breton bretonnant, qui milite activement dans les rangs du parti socialiste, s'affirme alors.

En 1936, il se présente aux élections législatives dans la 1re circonscription de Brest. En tête au premier tour avec 8.645 voix sur 19.344 votants contre 5.637 à Jaouen, démocrate populaire, 3.802 à Lullien, radical indépendant et 1.001 à Le Roy, communiste, il triomphe aisément au second tour, obtenant 10.913 suffrages contre 7.944 à Jaouen.

A la Chambre, il fait partie de la commission de l'Algérie, des colonies et des protectorats, de la commission de la marine militaire et de la marine marchande. Ses capacités professionnelles l'amènent à présenter deux rapports sur des textes intéressant les agents techniques de la marine. Il se signale aussi par de nombreuses interventions sur les crédits de notre flotte commerciale et militaire.

Le 10 juillet 1940, il est l'un des quatre-vingts parlementaires qui refusent d'accorder les pleins pouvoirs au gouvernement de Vichy.


ROLLAND (Jean-Louis)
Né le 15 février 1891 à Landerneau (Finistère)
Décédé le 9 juin 1970 à Jard-sur-Mer (Vendée)

Député du Finistère de 1936 à 1942
Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante (Finistère)
Sénateur du Finistère de 1955 à 1958

(Voir première partie de la biographie dans le Dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome VIII, p. 2889)

En 1940, après l’armistice conclu entre la France et l’Allemagne, Jean-Louis Rolland fait partie des 80 parlementaires qui refusent d’accorder les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Deux ans plus tard, il est révoqué de ses fonctions de maire. Membre actif de la Résistance, au sein des réseaux « Jade-Fitzroy » et « Libé-Nord », il est arrêté le 14 février 1944, et emprisonné à Pontaniou, puis à Rennes.
Dans la nuit du 3 au 4 août 1944, il s’évade du train l’emmenant en déportation en Allemagne. Blessé à la tête par une balle au cours de son évasion, il est à nouveau blessé quelques jours plus tard, au cours d’un bombardement aérien à Saint-Gildas-des-Bois, en Loire-Atlantique.
En novembre 1944, Jean-Louis Rolland est nommé président de la délégation spéciale, mise à la tête de la ville de Landerneau en remplacement du conseil municipal.
Dans le même temps, en 1944, Jean-Louis Rolland siège à l’Assemblée consultative provisoire. Puis il est élu membre de la première Assemblée nationale constituante en 1945, pour le Finistère. Au Palais-Bourbon, il siège à la commission de la défense nationale. Il ne prend pas la parole en séance publique et ne dépose aucun texte.
Il est réélu en 1946 à la deuxième Assemblée nationale constituante. Il appartient alors aux commissions de la défense nationale et des pensions civiles et militaires et des victimes de la guerre et de la répression. Au cours de ce second mandat de député, il n’intervient qu’à une reprise en séance publique et ne dépose aucun texte. Jean-Louis Rolland est également conseiller général du Finistère de 1945 à 1951.
En 1955, Jean-Louis Rolland se présente aux élections au Conseil de la République sur la liste du Parti socialiste (SFIO). Il est élu et, à son arrivée au Palais du Luxembourg, rejoint le groupe parlementaire socialiste. Il est nommé membre de la Commission de la défense nationale et de la commission de la marine et des pêches. L’année suivante, il devient en outre membre de la Commission de coordination pour l’examen des problèmes intéressant les affaires d’Indochine et, en 1957, il est nommé au Conseil supérieur de l’établissement national des invalides de la marine.
Jean-Louis Rolland s’intéresse de près aux questions militaires. En 1955, il intervient dans la discussion du projet de loi relatif aux dépenses militaires pour 1955 et 1956. En 1956, il est amené à expliquer son vote sur la proposition de loi tendant à renforcer les pouvoirs spéciaux donnés au gouvernement en Algérie. En 1957, il intervient au cours de la discussion du projet de loi de finances pour faire part de ses observations sur les crédits de la section marine, et notamment l’avancement des officiers mariniers.
En 1957, Jean-Louis Rolland présente un rapport pour la Commission de la défense nationale : il étudie le projet de loi, adopté par l’Assemblée nationale, sur le recrutement de l’armée en général - et de l’armée de mer en particulier - et l’organisation de ses réserves.
Les 2 et 3 juin 1958, Jean-louis Rolland vote contre le projet de loi relatif aux pleins-pouvoirs et contre la révision constitutionnelle.
Il est battu aux élections sénatoriales d’avril 1959, mais continue d’exercer une activité politique au niveau local. En 1953, il a été réélu maire de Landerneau. Il met en place le premier réseau d’égouts du village, lance des travaux d’alimentation en eau potable et permet la création de zones industrielles. Dans le domaine social, il donne d’importants moyens de fonctionnement à la caisse des écoles et organise des séjours de personnes âgées au bord de la mer. Son mandat est constamment renouvelé jusqu’à sa mort, le 9 juin 1970.
Il était chevalier de la Légion d’honneur et décoré notamment de la médaille militaire, de la croix de guerre 1914-1918 et de la médaille de la Résistance. Il disparaît le 9 juin 1970.
La rue où il est né, à Landerneau, a pris le nom de « rue Jean-Louis Rolland » le 4 mars 1972. La ville de Brest a inauguré une « rue Jean-Louis Rolland » le 3 mai 1981.

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