Gabriel Roucaute

1904 - 1960

Informations générales
  • Né le 25 avril 1904 à Alès (Gard - France)
  • Décédé le 21 février 1960 à Alès (Gard - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Gard
Groupe
Communiste
Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Gard
Groupe
Communiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 10 novembre 1946 au 4 juillet 1951
Département
Gard
Groupe
Communiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 17 juin 1951 au 1er décembre 1955
Département
Gard
Groupe
Communiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 2 janvier 1956 au 8 décembre 1958
Département
Gard
Groupe
Communiste

Biographies

Biographie de la IVe République

ROUCAUTE (Gabriel)
Né le 25 avril 1904 à Alès (Gard)
Décédé le 21 février 1960 à Alès

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante (Gard)
Député du Gard de 1946 à 1958

Gabriel Roucaute est né à Alès (Gard) dans une famille ouvrière. Il adhère au Parti communiste en 1924 et, en 1930, alors métallurgiste à Alès, il est un des responsables de l’intervention du PCF et de la CGTU dans la métallurgie gardoise. Puis il séjourne un an à Moscou où il suit les cours de l’Ecole léniniste internationale et, en 1932, il est nommé secrétaire du rayon d’Alès.
Puis Gabriel Roucaute quitte la région et déploie désormais son activité militante dans la Loire. Il écrit de nombreux articles dans l’organe régional du PCF, Le Cri du Peuple et, à partir de 1938, il est le secrétaire régional du parti. Mobilisé en 1939, il est remplacé à la tête de la région par Marius Patinaud, un responsable non mobilisable. Une fois démobilisé, Gabriel Roucaute tente de réorganiser le parti, à la fois dans la région stéphanoise et dans son ancienne région languedocienne. Puis il partit pour le sud-est de la France, où il dirigea l’action communiste clandestine. Il devint un des trois dirigeants du PCF pour la zone sud. C’est à ce titre qu’en mars 1942, il rencontre Georges Guingouin, afin d’essayer de discipliner celui qui a déjà créé un maquis en Haute-Vienne. L’entretien se passe mal, en particulier parce que Georges Guingouin, selon les dires de ce dernier, refuserait les directives de Jacques Duclos, que lui transmet Gabriel Roucaute, de délaisser les maquis au profit des attentats armés dans les villes. Dans le feu de la discussion, Georges Guingouin critique la politique de la direction du PCF au début de l’Occupation. Finalement, Gabriel Roucaute démet Guingouin de ses fonctions, et lui ordonnerait de quitter la région. Ultérieurement, Gabriel Roucaute aurait demandé aux militants de cesser leurs relations avec Guingouin, et de multiples calomnies circuleront sur le compte de ce dernier.
Par la suite, Gabriel Roucaute est arrêté par la police de Vichy. Il est condamné à mort par le tribunal spécial de Clermont-Ferrand le 12 août 1942 — dans sa notice autobiographique, Gabriel Roucaute indique la date du 13 août 1941 — en même temps que l’ancien dirigeant communiste du Languedoc, Raoul Calas, et Lucien Bourdeau, seize autres inculpés étant condamnés à des peines moins lourdes. Une grande campagne de protestations a lieu dans le Languedoc et, début septembre (la nouvelle est officialisée le 3 octobre), leur peine est commuée en travaux forcés à perpétuité. Gabriel Roucaute, emprisonné à la prison de Nontron (Dordogne), est libéré par un groupe de FTP le 10 juin 1944, et il reste dans le maquis, où il participe à la formation politique des officiers FTP. Gabriel Roucaute fut homologué capitaine FFI et a reçu la médaille de la Résistance.
A la Libération, Gabriel Roucaute reste définitivement dans sa région natale dont il devient le principal responsable communiste. Il entame sa carrière électorale en étant élu maire d’Alès, lors des élections municipales d’avril-mai 1945 (après les nouvelles élections municipales de 1947, Gabriel Roucaute demeurera conseiller municipal de 1947 à 1953). Puis il devient conseiller général du canton de la Grand’Combe à l’automne 1945, siège qu’il conserve jusqu’en 1951. Surtout, Gabriel Roucaute est élu député en octobre 1945, et il sera réélu jusqu’en 1956. Les scores élevés que reçoit sa liste sont surtout frappants par l’étonnante résistance que manifeste l’électorat communiste pendant la guerre froide. En effet, après avoir recueilli 35,26% des suffrages exprimés, 34,17% et 37,33% lors des élections de 1945 et 1946, c’est en 1951 que la liste communiste gardoise enregistre son apogée avec 37,75%, la performance étant moindre en 1956 avec cependant un fort honorable 34,85% des suffrages exprimés. Ces bons résultats permettent au PCF de conserver pendant toute la période 1945-1958 ses deux députés : Gabriel Roucaute et Gilberte Roca. Après son échec électoral en 1958, Gabriel Roucaute se présenta, sans succès, aux sénatoriales de 1959.
En 1945, Gabriel Roucaute appartient à la Commission de l’équipement national et de la production avant, dans les législatures de la IVe République, de rejoindre la Commission de la production industrielle, ainsi que, de 1953 à 1956, la Commission des territoires d’outre-mer.
Faible en 1945-1946, son activité de parlementaire est plus soutenue à partir de 1947. Il dépose de nombreuses propositions de loi ou de résolution sur de multiples problèmes sociaux, concernant souvent les mines - le bassin minier d’Alès est le fief communiste du Gard - mais pas uniquement. Les questions locales, telles les inondations, grêles ou fermetures d’entreprises, sont également au centre de ses propositions ou interventions.
Pendant toute cette période, Gabriel Roucaute était également un dirigeant national du PCF. En effet, il fut élu membre suppléant du Comité central lors du congrès de 1945. En 1947, il devint membre titulaire du Comité central et tous les congrès suivants le confirmèrent dans cette responsabilité. En outre, la direction du PCF lui confie, en 1954, la direction du travail en direction de la Main d’œuvre immigrée.

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