Ahmed Saadane

1895 - 1948

Informations générales
  • Né le 4 novembre 1895 à Batna (Algérie)
  • Décédé le 26 octobre 1948 à Aix-en-provence (Bouches-du-Rhône - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Anciens départements d'Algérie
Groupe
Union démocratique du Manifeste algérien

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 1er janvier 1946 au 1er janvier 1947

Biographies

Biographie de la IVe République

SAADANE (El Hadji, Chérif, Ahmed)
Né le 4 novembre 1895 à Batna (Algérie)
Décédé le 26 octobre 1948 à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône)

Membre de la seconde Assemblée nationale constituante (Alger)
Conseiller de la République (Algérie, département d’Alger) de 1946 à 1947

Chérif Saadane naît le 4 novembre 1895, à Batna. Lycéen à Constantine, il s’inscrit ensuite à la faculté de médecine d’Alger, où il passe avec succès le doctorat. Il épouse Denise Chagnard le 17 mars 1923 et a un garçon, Maurice, né en 1926.
Le sort de l’Algérie le préoccupant, il s’engage en politique. Elu en octobre 1934 au Conseil général de Batna-Biskra, il occupe cette fonction jusqu’en 1945. A la Libération, il est membre de la délégation spéciale de Briska. Arrêté quelque temps au lendemain des événements de Sétif de mai 1945 qui firent plus de 5000 morts, il fonde, avec Ferhat Abbas, l'Union Démocratique du Manifeste Algerien (UDMA)
Le 2 juin 1946, Chérif Saadane, tête de la liste de l’Union démocratique du manifeste algérien (Alger ; Collège des Musulmans non-citoyens), est élu à la deuxième Assemblée nationale constituante. L’UDMA fait un score remarquable puisqu’elle recueille 70 % des suffrages et obtient 11 des 13 sièges réservés à l'Algérie dans le deuxième collège. Chérif Saadane prend la tête du groupe parlementaire de l’Union démocratique du manifeste algérien (UDMA). Son objectif est « un parlement algérien dans un Etat algérien librement associé à la France dans le cadre de l’Union Française ». Au Palais-Bourbon, il siège à la commission de l’intérieur, de l’Algérie et de l’administration générale, départementale et communale. Il intervient, au cours de son mandat de député, une seule fois en séance publique, en participant à la discussion des propositions de loi tendant à établir la Constitution de la République française. Au même moment, Chérif Saadane assure la vice-présidence des élus musulmans de la Fédération de Constantine et la présidence du comité exécutif de l’UDMA.
En 1946, il se présente aux élections au Conseil de la République sur la liste du Manifeste. Les candidats réclament « une Algérie démocratique, (…) et une autonomie au sein de l’Union française ». Chérif Saadane est élu et rejoint aussitôt le groupe parlementaire UDMA du Conseil de la République. Il est nommé à la commission de l’intérieur.
Chérif Saadane dépose de nombreuses propositions de loi pendant son court mandat. Presque toutes ses initiatives parlementaires ont rapport à l’Algérie : volonté de faire de l’Algérie un Etat associé, membre de l’Union française ; souhait de réparer les torts matériels subis par les familles françaises et musulmanes lors du soulèvement de Sétif le 8 mai 1945. En août 1947, il prend également part à la discussion du projet de loi portant statut organique de l’Algérie. Il dépose un amendement reconnaissant une République algérienne autonome.
En novembre 1947, Chérif Saadane démissionne de son siège au Conseil de la République. Il meurt le 26 octobre 1948 à Aix-en-Provence.

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