Abdesselam Benkhelil

1899 - 1964

Informations générales
  • Né le 4 mai 1899 à Constantine (Algérie)
  • Décédé le 24 mars 1964 à Batna (Algérie)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Anciens départements d'Algérie
Groupe
Union démocratique du Manifeste algérien

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 1er janvier 1946 au 1er janvier 1947

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 4 mai 1899 à Constantine (Algérie)

Décédé le 24 mars 1964 à Batna (Algérie)

Membre de la seconde Assemblée nationale Constituante (Constantine)

Conseiller de la République de Constantine (2è collège) de 1946 à 1947

Abdesselam Benkhelil obtient en 1927 son diplôme de docteur en médecine à la faculté de médecine d'Alger.

Il est élu conseiller municipal de Batna, dans les Aurès, en 1934, et adhère la même année à la Fédération des élus musulmans de Constantine. En 1936, il siège à la délégation financière des Aurès.

En 1945, son action en faveur d'une autonomie croissante de l'Algérie lui vaut d'être interné, et c'est en prison qu'il est élu, le 2 juin 1946, à la seconde Assemblée Constituante, dans le collège des français musulmans. Il est alors en troisième position sur la liste de l'Union Démocratique du Manifeste Algérien qui, avec 254 986 suffrages sur 289 668 exprimés, remporte les six sièges à pourvoir.

Candidat au Conseil de la République le 8 décembre 1946 dans le 2è collège de Constantine, il est élu sur la liste de l'UDMA qui, avec 136 voix sur 275 suffrages exprimés, remporte deux des trois sièges à pourvoir. Il s'inscrit au groupe de l'UDMA et siège à la Commission du suffrage universel et à celle des moyens de communication.

Au cours de son bref mandat, il dépose deux propositions de résolution sur les retraites des soldats musulmans algériens, et le culte musulman, ainsi qu'une proposition de loi sur la suppression des communes mixtes en Algérie.

Il prend part, en séance publique, à la discussion du statut organique de l'Algérie : il demande alors que soit reconnue une république algérienne autonome.

Elu député au deuxième collège de l'assemblée algérienne, créé en application du nouveau statut de l'Algérie, il démissionne le 28 octobre 1947 de son mandat de conseiller de la République. Au terme de son mandat de député, en 1956, il est assigné à résidence en métropole.

Il regagne l'Algérie après l'indépendance et meurt en 1964.



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