Henri Seignon

1899 - 1973

Informations générales
  • Né le 9 décembre 1899 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 5 décembre 1973 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Gabon
Groupe
Socialiste

Biographies

Biographie de la IVe République

SEIGNON (Henri, Léon)
Né le 9 décembre 1899 à Paris (12ème)
Décédé le 5 décembre 1973 à Paris( 10ème)

Membre de la seconde Assemblée nationale constituante (Gabon – Moyen Congo)

Henri Seignon adhère à la Section Française de l’Internationale Socialiste (SFIO) au lendemain de la scission de Tours, en décembre 1920. Il part faire fortune en Afrique équatoriale française (AEF), au milieu des années vingt, et devient exploitant forestier et négociant en bois tropicaux au Gabon. Il en préside la Chambre de Commerce. Début août 1940, il œuvre en faveur du ralliement du Gabon à la France libre du général de Gaulle. Mais il est arrêté pour atteinte à la sûreté de l’Etat sur ordre du gouverneur général de l’Afrique occidentale française (AOF), Pierre Boisson, fidèle soutien du gouvernement de Vichy, qui tente d’empêcher le Gabon de basculer, en vain. Renvoyé en France, Henri Seignon est jugé à Clermont-Ferrand, mais il s’évade, traverse l’Espagne et rejoint l’Afrique du Nord.
Il est alors désigné comme représentant de l’AEF à l’Assemblée consultative provisoire d’Alger, instaurée en septembre 1943, et siège au groupe socialiste. Il devient secrétaire de l’Assemblée et rapporteur général de la commission de la France d’Outre-mer. Ses interventions en séance sont nombreuses, en particulier sur la restauration de l’ordre républicain en métropole et Outre-mer. Il réclame ainsi que chaque commissaire ait non seulement des moyens, mais aussi des comptes à rendre sur l’épuration, et que « des décisions promptes et énergiques » soient prises à la Libération pour châtier ceux qui ont « fauté » et « trahi » (11 janvier 1944). Se félicitant que, pour la première fois, la France d’Outre-mer soit réellement représentée à l’Assemblée, il rappelle que les territoires d’Outre-mer ne sont que « les prolongements » de la France, et déplore que, dans le projet électoral de François de Menthon, les représentants coloniaux n’obtiennent que 5 % des sièges de la future Assemblée (22 janvier 1944). Lors du débat sur la conférence de Brazzaville, il souligne la nécessité d’améliorer la situation économique et sociale des populations coloniales et d’augmenter la participation indigène à l’administration locale, en rendant effective la décentralisation (15 mars 1944).
Lorsque l’Assemblée consultative s’installe à Paris en novembre 1944, il demeure rapporteur de la commission de la France d’Outre-mer, et siège également à la commission de l’équipement national, de la production et des communications et à celles des prisonniers et déportés et des pensions. En décembre 1944, il entre à la commission permanente de coordination des affaires musulmanes. Il est aussi désigné comme juré à la Haute Cour de Justice au procès du maréchal Pétain, où il préside le groupe des jurés de la Résistance. A nouveau, il intervient à plusieurs reprises, notamment pour faire le point sur la situation de l’industrie de la conserve et de la marine marchande (mars 1945), et surtout pour favoriser une meilleure représentation de la France d’Outre-mer dans la future Assemblée constituante (août 1945).
Aux élections à l’Assemblée nationale constituante d’octobre 1945, il est candidat, devant le collège des citoyens, dans la circonscription du Gabon-Moyen Congo, sous étiquette SFIO. Mais avec 604 voix, soit 37,5 % des suffrages exprimés, il est battu par l’administrateur des colonies, Gabriel d’Arboussier, de l’Union Républicaine et Résistante (URR) qui en obtient 50,8 %. En juin 1946, en revanche, aux élections à la seconde Assemblée nationale constituante, il est élu avec 750 voix, soit 44,9 % des suffrages exprimés. Il entre alors à la commission du travail et de la sécurité sociale, le 17 septembre 1946, mais n’intervient pas en séance. Il ne dépose aucun texte.
Aux législatives de novembre 1946, Henri Seignon est à nouveau candidat socialiste au Gabon-Moyen Congo devant le collège des citoyens. Mais avec 846 voix, soit 39 % des suffrages exprimés, il est battu par le socialiste indépendant, Maurice-Henri Bayrou (55,1 %). Selon lui, il aurait été vaincu par une vaste coalition allant des communistes aux gaullistes, soutenue par le gouverneur général. En 1947, il tente sa chance pour être élu délégué de l’AEF à l’assemblée de l’Union Française, mais il échoue. Dès lors, il ne représente plus. Il décède à Paris, le 5 décembre 1973, à l’âge de soixante-quatorze ans.




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