Honoré, Jean, Félix Pontois

1837 - 1902

Informations générales
  • Né le 26 juillet 1837 à Thouars (Deux-Sèvres - France)
  • Décédé le 5 août 1902 à Beyris (Pyrénées-Atlantiques - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 6 octobre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Deux-Sèvres

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 27 juillet 1837 à Thouars (Deux-Sèvres), mort le 5 août 1902.

Député des Deux-Sèvres de 1889 à 1893.

Rédacteur au ministère de la Justice de 1859 à 1868, puis juge au tribunal de première instance d'Annecy de 1868 à 1873, Honoré Pontois poursuit sa carrière judiciaire en dehors de la métropole. De 1873 à 1881, il est à Alger, d'abord comme juge d'instruction puis comme conseiller à la Cour d'appel. Après un bref passage à la Cour d'appel de Bourges, il devient président du tribunal de Tunis de 1883 à 1886, où des incidents l'opposent au général Boulanger, qui commande alors le corps d'occupation. Il publie à cette époque un pamphlet contre la politique coloniale du gouvernement, Les odeurs de Tunis, qui lui vaudra d'être privé de l'honorariat lorsqu'il achèvera sa carrière judiciaire, en 1889, comme président de la Cour d'appel de Nîmes.

Il se retire alors dans son département natal et se tourne vers la politique. Ralliant le programme du général Boulanger, il se présente aux élections de 1889 dans la 2e circonscription de Niort comme candidat révisionniste national.

« Mon radicalisme, écrit-il à ses électeurs, c'est celui du général Boulanger qui veut que le Sénat disparaisse comme étant la négation du suffrage universel ; que le Chef de l'Etat soit nommé par le peuple souverain comme cela a lieu avec la Constitution démocratique des Etats-Unis ; que les ministres soient pris en dehors du Parlement.»

Il est élu au second tour par 6.876 voix sur 12.816 votants contre 5.624 voix au député sortant, La Porte.

A la Chambre des députés, il se spécialise dans les problèmes judiciaires, déposant de nombreuses propositions de loi sur l'organisation judiciaire, l'unité de juridiction, l'ordre des avocats. Il préconise la transformation des greffiers, huissiers, notaires et agents de change en fonctionnaires.

Aux élections de 1893 il se représente mais est battu par son ancien adversaire de 1889 et abandonne alors la carrière politique.

Auteur de plusieurs ouvrages parmi lesquels Les petits-fils de Tartuffe, La Réforme de la magistrature, du code d'instruction criminelle et du code pénal, La Conspiration du général Berton, Les libres pensées, La loi immobilière de la Tunisie, Honoré Pontois était chevalier de la Légion d'honneur, officier d'Académie, grand officier de l'ordre du Nichan.