Abel Poulain

1899 - 1969

Informations générales
  • Né le 26 juillet 1899 à Marconne (Pas-de-Calais - France)
  • Décédé le 4 février 1969 à Hesdin (Pas-de-Calais - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Pas-de-Calais
Groupe
Socialiste
Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Pas-de-Calais
Groupe
Socialiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 10 novembre 1946 au 4 juillet 1951
Département
Pas-de-Calais
Groupe
Socialiste

Biographies

Biographie de la IVe République

POULAIN (Abel, Joseph)
Né le 26 juillet 1889 à Marconne (Pas-de-Calais)
Décédé le 4 février 1969 à Hesdin (Pas-de-Calais)

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante (Pas-de-Calais)
Député du Pas-de-Calais de 1946 à 1951

Cet entrepreneur de menuiserie est marié et père de deux enfants. A la veille de la guerre, il est secrétaire de la section SFIO de Hesdin (Pas-de-Calais). Durant l’occupation, il participe à la Résistance dans le cadre de l’Organisation civile et militaire (OCM). En 1945, il est élu maire de Hesdin, puis conseiller général. Aux élections du 21 octobre 1945, il se présente dans la première circonscription du Pas-de-Calais, deuxième de la liste SFIO dirigée par Henri Henneguelle. Trois listes seulement s’affrontent. Celle de la SFIO recueille 60 525 voix, pour 172 181 suffrages exprimés. Elle arrive derrière celle du MRP (80 637 voix), mais devance largement celle du PC (32 019 voix). Abel Poulain est élu à la plus forte moyenne. Il est nommé membre de la commission de l’équipement national et de la production. Sous la première Assemblée nationale constituante, il ne dépose aucun texte et n’intervient pas en séance.
Aux élections de juin 1946, la circonscription compte cinq listes en compétition. A côté des trois grands partis sont en effet en lice une liste RGR et une liste dite d’Union des républicains du Pas-de-Calais. Ces deux dernières sont dirigées respectivement par les anciens députés André Isoré et Adolphe Vincent. Cette nouvelle donne entraîne un affaiblissement des résultats des listes MRP et SFIO. Mais la représentation de la circonscription reste la même : deux républicains populaires, deux socialistes et un communiste. Abel Poulain retrouve son siège à la commission de l’équipement national et de la production, le 26 juin 1946. Comme durant la première Constituante, il ne dépose aucun texte et n’intervient jamais en séance.
Aux législatives de novembre 1946, Henri Henneguelle et Abel Poulain restent à la tête de la liste SFIO. Cinq listes s’affrontent à nouveau dans la première circonscription du Pas-de-Calais. Par rapport à juin 1946, le panorama est cependant nettement renouvelé. Les listes RGR et d’Union des républicains ont disparu. Sont entrées en lice une liste dite de rassemblement des républicains et surtout une liste d’action démocratique et sociale. La première est conduite par le maire du Touquet. La seconde est dirigée par Jacques Vendroux, le beau-frère du général de Gaulle, qui jusqu’alors conduisait la liste MRP. Cette dissidence fait que le MRP cesse d’être le premier parti de la circonscription : il est devancé par la SFIO. Il n’empêche que les socialistes ne cessent de reculer – ils obtiennent 47 407 voix -, alors que le parti communiste améliore régulièrement ses scores : il recueille 41 649 suffrages. Les cinq députés sortants sont réélus.
Abel Poulain siège durant toute la législature à la commission de la production industrielle. A partir du 18 janvier 1949, il est également membre de la commission de la reconstruction et des dommages de guerre. Le 27 décembre 1946, il est désigné pour les fonctions de juré à la Haute Cour de justice. Il dépose un seul texte de visée très spécifique : une proposition de résolution invitant le gouvernement à faire rechercher les moyens propres à assurer au maximum le dépoussiérage des mines. Il intervient rarement en séance (9 reprises) et toujours sur des questions économiques. Ses propos les plus remarqués sont ceux qu’il prononce dans la discussion du projet de loi portant réorganisation des sociétés nationales de constructions aéronautiques : il en est alors le rapporteur pour avis, le 24 juin 1949. Il prend la parole longuement, à l’occasion de la discussion du projet de loi relatif aux dépenses d’investissement pour la réparation des dommages de guerre, du 28 mars au 15 décembre 1950. A ce titre, il défend l’augmentation du nombre des ingénieurs des mines.
Il vote constamment à l’unisson de son parti. Le 4 décembre 1946, comme la plupart des socialistes, il a fait partie de la minorité qui a voté l’investiture de Maurice Thorez.
Il ne se représente pas aux législatives de juin 1951. Il abandonne ensuite ses mandats locaux : le Conseil général en 1952, la mairie de Hesdin en 1953.

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