Pierre Pranchère

1927 -

Informations générales
  • Né le 1er juillet 1927 à Brive-la-gaillarde (Corrèze - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 19 janvier 1956 au 8 décembre 1958
Département
Corrèze
Groupe
Communiste
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
Ve législature
Mandat
Du 2 avril 1973 au 2 avril 1978
Département
Corrèze
Groupe
Communiste

Biographies

Biographie de la IVe République

PRANCHÈRE (Pierre, Benjamin)
Né le 1er juillet 1927 à Brive (Corrèze)

Député de la Corrèze de 1956 à 1958

Pierre Pranchère est fils d’un cheminot qui participa activement à la grande grève de 1920. A l’âge précoce de 16 ans, il prend part à la Résistance dans sa région d’origine. Il adhère au parti communiste. Au lendemain de la Libération, il occupe d’importantes fonctions au sein de diverses organisations de jeunesse. En 1946-1947, il est secrétaire fédéral à l’organisation de l’Union de la jeunesse républicaine de France (UJRF). En 1947, il est élu secrétaire départemental des jeunes de la Confédération générale de l’agriculture (CGA). En 1953, il accède au poste de secrétaire de la fédération communiste de Corrèze. Après avoir tenté sa chance dans divers scrutins locaux, il se présente aux législatives du 2 janvier 1956, second de la liste communiste dirigée par le député sortant Jean Marie Goudoux. Cette liste affronte sept adversaires : trois listes de centre gauche apparentées dans le cadre du Front républicain, des listes CNIP et MRP, enfin une liste poujadiste apparentée à une liste dite d’action civique de défense des consommateurs et des intérêts familiaux. Dans leurs professions de foi, les candidats communistes regrettent que la SFIO ait refusé leurs propositions, c’est-à-dire soit un apparentement, soit une liste commune. Ils dénoncent les « honteux maquignonnages » qui amènent les socialistes à faire cause commune avec les « cléricaux » de la liste dirigée par « le RPF Bounaix ». L’apparentement poujadiste ne recueille que 12 203 suffrages tandis que l’alliance de Front républicain obtient 63 862 voix pour 135 319 suffrages exprimés. La majorité absolue n’étant pas atteinte, malgré le retrait in extremis de la liste MRP, les quatre sièges du département sont répartis à la proportionnelle. Arrivée largement en tête du scrutin, avec 36,7 % des suffrages exprimés, mais en recul par rapport à 1951, la liste communiste a deux élus. Les deux autres députés sont le radical Queuille et le socialiste Montalat.
Pierre Pranchère est nommé membre de la commission de la défense nationale et y siège durant les deux années de la législature écourtée. Au nom de cette dernière commission, il cosigne trois rapports. Dans chacun d’entre eux, il défend les conditions des personnels ouvriers des arsenaux, des agriculteurs rappelés sous les drapeaux et des anciens combattants. De plus, le député communiste de la Corrèze dépose une proposition de résolution et trois propositions de loi. Là encore, ces textes se rapportent aux personnels des établissements militaires de l’Etat, à l’aide à apporter aux agriculteurs et à la condition des soldats combattants. A cet égard, sa proposition de loi du 23 mai 1956 vise à accorder une permission de quinze jours aux soldats du contingent après trois mois de séjour en Afrique du Nord. En séance, celui qui est nommé secrétaire d’âge de l’Assemblée nationale par trois fois (janvier et octobre 1956 ; octobre 1957) intervient à onze reprises, essentiellement sur les questions militaires et agricoles. Son intérêt est porté aussi bien sur les allocations de chômage des ouvriers auxiliaires des ponts et chaussées (20 avril 1956) que, plus fréquemment, sur les crédits militaires. Dans les débats budgétaires, il se singularise par ses prises de positions sur le régime des permissions (26 janvier 1956) et de démobilisation. Ainsi, le 6 décembre 1956, il défend à la tribune, l’attribution d’une prime de démobilisation aux militaires rappelés ou maintenus sous les drapeaux. Il n’oublie pas la mémoire de la guerre dans son département ; le 23 mai 1958, il défend l’extradition du général Lammerding, « responsable des crimes commis à Tulle et à Oradour-sur-Glane ». Par les textes sur lesquels il s’exprime, il se fait le défenseur attitré des ouvriers de la manufacture d’armes de Tulle.
Durant toute la législature, il vote à l’unisson de son parti.
Aux législatives de novembre 1958, Pierre Pranchère se présente comme candidat communiste dans la première circonscription de la Corrèze (Tulle). Il est confronté à trois concurrents. Au premier tour, il obtient 15 549 voix pour 44 422 suffrages exprimés. Au second tour, il est battu par le socialiste Montalat : il recueille 18 087 voix contre 24 247 à ce dernier. Il ne retrouve son siège à l’Assemblée nationale qu’en 1973.