Gaston, Edouard Riou

1883 - 1958

Informations générales
  • Né le 7 janvier 1883 à Vernoux (Ardèche - France)
  • Décédé le 12 juillet 1958 à Lablachère (Ardèche - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 3 mai 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Ardèche
Groupe
Républicain radical et radical-socialiste

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Fonds d'archives

Les archives de Gaston Riou sont conservées aux Archives départementales de l’Ardèche sous la cote 69 J. Issu d’un achat, ce fonds de 1 mètre linéaire est constitué de manuscrits et de correspondance littéraires. Ces archives couvrant la période 1899-1955 et décrites dans un répertoire numérique détaillé sont librement communicables. De plus amples renseignements sur ce fonds sont disponibles sur le site Internet des Archives départementales de l’Ardèche.

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 7 janvier 1883 à Vernoux (Ardèche).

Député de l'Ardèche de 1936 à 1942.

Né dans l'Ardèche, Gaston Riou commence à 30 ans une carrière littéraire en publiant, en 1913, Aux écoutes de la France qui vient. Au début de 1914, il participe, notamment avec Henri Bergson, Charles Gide et Henri Poincaré, à un ouvrage collectif sur Le matérialisme actuel.

Mobilisé comme ambulancier en août 1914, il est fait prisonnier au bout de quelques semaines de guerre et interné pendant onze mois. Rapatrié à l'occasion d'un échange de prisonniers, il rapporte de cette captivité un récit intitulé Le Journal d'un simple soldat, édité en 1916 avec une préface d'Edouard Herriot et que Miguel de Unamuno traduira en espagnol ; en 1917, c'est au tour du général Pershing de préfacer sa plaquette La Fayette, nous voilà 1 Après la guerre, à partir de 1923, Gaston Riou publie plusieurs romans qui constituent les différents volets d'une œuvre d'ensemble sous le titre de La vie de Jean Vaucanson. L'année 1928 marque un tournant dans son œuvre avec la parution de Europe - ma patrie qui est un essai politique dans lequel il défend l'idée d'un fédéralisme européen : il recueille alors les encouragements de deux hommes aussi différents que Poincaré et Briand. A partir de cette date, l'essentiel de son activité est consacré à la défense de l'idée européenne : en 1930, il fait paraître sur le même thème S'unir ou mourir et fonde « la Ligue France-Europe », devenue plus tard « la Ligue internationale pour les Etats-Unis d'Europe » dont il est élu président en 1935. Cette action le conduit à s'engager dans la politique active : proche d'Herriot qui avait patronné ses débuts littéraires, il fonde dans son département natal la fédération radicale-socialiste ; en 1934, il est élu premier vice-président du parti radical et président d'honneur des jeunesses radicales. Il devenait dès lors logique qu'il se présentât à une élection législative. Au renouvellement général de 1936, il est donc candidat dans la 1re circonscription de Privas (Ardèche) contre le député sortant, le socialiste Léonce Salles : au premier tour, il possède, avec 5.781 voix contre 5.595 à son concurrent une légère avance qu'il confirme au second tour le 3 mai où il est élu par 6.800 bulletins contre 6.267 à Léonce Salles, sur 13.175 votants.

A la Chambre des députés, son rôle fédéraliste européen le désigne naturellement pour siéger à la commission des affaires étrangères. Son activité parlementaire se partage entre deux sujets d'importance fort inégale : la crise de l'industrie de la chaussure, préoccupante sur le plan local, le conduit à déposer deux propositions de loi tendant à la protection de cette industrie ; mais ses interventions en séance intéressent essentiellement l'évolution de la situation internationale. En février 1938, quand le chancelier autrichien Schuschnigg refuse de céder aux pressions allemandes, il intervient dans un débat d'interpellation : tout en apportant son soutien au gouvernement, il se livre à une critique des traités de 1919 qui ont morcelé l'Europe et se déclare favorable à la poursuite de négociations en vue d'un règlement pacifique des problèmes. En janvier 1939, il espère encore que la guerre pourra être évitée, mais le pacte germano-soviétique, dont il fait une analyse en décembre 1939, à l'occasion du débat budgétaire sur les crédits du ministère des Affaires étrangères, fait tomber ses dernières illusions.

Le 10 juillet 1940 à Vichy, il vote la délégation de pouvoirs au maréchal Pétain.


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