Martial Sicard

1848 - 1923

Informations générales
  • Né le 5 avril 1848 à Digne (Basses-Alpes - France)
  • Décédé le 5 août 1923 à Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 8 décembre 1895 au 31 mai 1898
Département
Basses-Alpes
Groupe
Républicains progressistes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Basses-Alpes
Groupe
Républicains progressistes

Fonds d'archives

Les archives de Martial Sicard sont conservées aux Archives départementales des Alpes de Haute-Provence sous la cote 12 J. Déposé en 1941, ce fonds de 0,35 mètre linéaire est constitué de notes d’études d’histoire locale. Ces archives, produites aux XVIIIe et XIXe siècles, sont libres d’accès. De plus amples renseignements sur ce fonds sont disponibles sur le site Internet des Archives départementales des Alpes de Haute-Provence.

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 5 avril 1848 à Digne (Basses-Alpes), mort le 5 août 1923 à Forcalquier (Basses-Alpes).

Député des Basses-Alpes de 1895 à 1902.

Après avoir fait ses études de droit à la faculté d'Aix, Martial Sicard s'établit comme avoué à Forcalquier. Il débuta dans la vie politique comme maire de cette ville le 15 mai 1892. En juillet de la même année, il entrait au conseil général des Basses-Alpes. Lorsque le député de l'arrondissement, Fruchier, fut appelé à siéger au Sénat, Martial Sicard fut désigné comme candidat par les groupes républicains. Il fut élu député des Basses-Alpes le 8 décembre 1895 après une lutte très vive, par 3.520 voix contre 3.193 à Turin, radical-socialiste.

Il fit partie de plusieurs commissions : de la législation criminelle, d'initiative parlementaire, des comptes, des pétitions, du code civil.

Inscrit au groupe des républicains progressistes, membre du groupe agricole séricicole et du groupe de défense des intérêts de la petite et de la moyenne culture, il s'intéressa tout particulièrement à l'amélioration de la carrière des brigadiers et garde-forestiers, à la simplification du tableau des douanes sur les vins, à l'amélioration de la sériciculture (1897), à l'achèvement du canal de Manosque, à l'entretien des routes nationales, à la suppression des directeurs régionaux des contributions indirectes (1898), à la libre vaccination des porcs contre le rouget, à l'endiguement de la Durance.

Il fut réélu le 8 mai 1898, au premier tour de scrutin, par 4.217 voix contre 2.490 à Turin sur 9.853 inscrits.

Ses interventions demeurèrent aussi variées. C'est ainsi qu'il demanda la création d'une agence consulaire au Paraguay, obtint pour les facteurs ruraux la substitution du traitement fixe au traitement kilométrique (1899), obtint encore la suppression des formules de patentes et réussit à faire titulariser les agents temporaires du service de l'hydraulique agricole.

Il approuva évidemment le projet de loi tendant à venir en aide aux communes des Basses-Alpes victimes des froids tardifs de 1899 et intervint dans la discussion du projet de loi tendant à autoriser plusieurs villes à contracter des emprunts (1899). Il présenta des observations sur le projet de résolution relatif aux dépenses de la Chambre pour l'exercice 1902 et demanda la suppression des conseils de préfecture.

Lors des discussions budgétaires, il donna son avis sur les chemins vicinaux, l'inspection des pharmacies, les primes à la sériciculture, le reboisement des chênes truffiers des forêts alpines, l'inspection du travail dans l'industrie, la suppléance des instituteurs malades, les écoles d'adulte, le transport des dépêches par voie de terre.

Mais aux élections des 27 avril et 11 mai 1902, il fut battu au premier tour de scrutin par Defarge, maire de Manosque, conseiller général, par 4.543 voix contre 3.581.

Martial Sicard se consacra dès lors uniquement à ses fonctions d'avoué, ce qui ne l'empêcha pas de publier en 1905 un livre sur Les officiers généraux bas-alpins de terre et de mer depuis 1700 jusqu'à nos jours.

Il mourut à Forcalquier à l'âge de 75 ans.