Fidèle Simon

1837 - 1911

Informations générales
  • Né le 6 août 1837 à Guéméné-penfao (Loire-Inférieure - France)
  • Décédé le 5 mai 1911 à Pléchatel (Ille-et-Vilaine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Loire-Inférieure
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 5 mars 1876 au 25 juin 1877
Département
Loire-Inférieure
Groupe
Gauche républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 28 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Loire-Inférieure
Groupe
Gauche républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Loire-Inférieure
Groupe
Gauche républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 6 octobre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Loire-Inférieure
Groupe
Gauche républicaine

Biographies

Représentant en 1871, député de 1876 à 1885, né à Guéméné-Penfao (Loire-Inférieure) le 6 août 1837, neveu de Joseph-François Simon, député au Corps législatif de 1857 à 1870, propriétaire et marchand de bois, Fidèle Simon fut élu, le 8 février 1871, avec le patronage de l'Union bretonne, journal bonapartiste, représentant de la Loire-Inférieure à l'Assemblée nationale, le 12e et dernier, par 40 632 voix (95 897 votants, 155 400 inscrits).

Il prit place au centre gauche et, partisan de Thiers, vota:

- pour la paix,
- pour la pétition des évêques,
- contre le service de trois ans,
- contre la démission de Thiers,
- contre le septennat,
- contre le ministère de Broglie,
- pour l'amendement Wallon
- et pour les lois constitutionnelles.

Lors des tentatives de restauration monarchique, il avait déclaré, dans une lettre à ses électeurs, « qu'il s'opposerait énergiquement à la restauration de la monarchie traditionnelle ».

Conseiller général du canton de Saint-Nazaire du 8 octobre 1871, il se présenta comme candidat au Sénat dans la Loire-Inférieure, le 30 janvier 1876, et échoua avec 115 voix sur 321 votants.

Mais il fut élu député, le 5 mars suivant, au second tour de scrutin, dans la 1re circonscription de Saint-Nazaire, par 6 761 voix (15 340 votants, 20 762 inscrits), contre 5 620 à M. Couëtoux et 3 956 à son cousin, M. Amaury Simon. Il prit de nouveau place à gauche et fut l'un des 363 députés qui, au 16 mai, refusèrent le vote de confiance au ministère de Broglie.

Réélu, comme tel, au second tour, le 28 octobre 1877, par 8 631 voix (16 440 votants, 21 394 inscrits), contre 7 655 à M. Jules de Lareinty, et le 21 août 1881, par 8 485 voix (15 574 votants, 22 844 inscrits), contre 7 005 à M. Anthime Ménard, il siégea constamment à la gauche républicaine, soutint la politique scolaire et coloniale du gouvernement, et, porté sur la liste républicaine de la Loire-Inférieure, échoua, le 4 octobre 1885, avec 47 098 voix sur 121 474 votants.

Il ne fut pas plus heureux aux élections sénatoriales du 5 janvier 1879, dans son département, avec 130 voix sur 320 votants, ni à celle du 18 avril 1886, avec 352 voix contre 630 à l'élu, M. Decroix.

Chevalier de la Légion d'honneur.


Né le 6 août 1837 à Guémené-Penfao (Loire-Inférieure), mort le 5 mai 1911 à Pléchatel (Ille-et-Vilaine).

Représentant de la Loire-Inférieure à l'Assemblée nationale de 1871 à 1876.

Député de la Loire-Inférieure de 1876 à 1885 et de 1889 à 1893

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des parlementaires, t. V, p. 324.)

Battu aux élections législatives de 1885, où toute la liste conservatrice de son département avait été élue, et aux élections sénatoriales de 1886, Fidèle Simon avait décidé de ne plus se représenter. Pourtant, en 1889, « cédant aux instances d'un très grand nombre de républicains », il se porte à nouveau candidat dans la 1re circonscription de Saint-Nazaire, sollicitant des électeurs un cinquième mandat législatif « pour défendre la République menacée par la coalition révisionniste », République qu'il a contribué à fonder en 1875 et qu il a défendue contre l'entreprise du Seize Mai.

Le 12 septembre 1889, il n'obtient que 6.088 voix contre 7.358 à Maillard, candidat conservateur. Mais au second tour de scrutin, le 6 octobre, il l'emporte - de justesse il est vrai - sur son concurrent par 8.458 suffrages contre 8.452 sur 17.003 votants.

Siégeant comme jadis sur les bancs de la gauche républicaine, il est nommé membre de diverses commissions et présente plusieurs rapports sur des projets mineurs et intéressant surtout son département.

En 1893, Fidèle Simon ne se représente pas et voit Gasnier lui succéder dans la 1re circonscription de Saint-Nazaire, tandis que son cousin, Amaury Simon, est élu dans la 2e. Retiré de la vie politique, il meurt à Pléchatel (Ille-et-Vilaine) le 5 mai 1911.


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