Robert Surcouf

1868 - 1944

Informations générales
  • Né le 30 octobre 1868 à Saint-servan (Ille-et-Vilaine - France)
  • Décédé le 1er février 1944 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 22 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Ille-et-Vilaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 31 mai 1906
Département
Ille-et-Vilaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 6 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Ille-et-Vilaine
Groupe
Gauche démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 24 avril 1910 au 31 mai 1914
Département
Ille-et-Vilaine
Groupe
Républicains radicaux-socialistes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 26 avril 1914 au 7 décembre 1919
Département
Ille-et-Vilaine
Groupe
Gauche radicale

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 30 octobre 1868 à Saint-Servan (Ille-et-Vilaine).

Député d'Ille-et-Vilaine de 1898 à 1919.

Grand propriétaire foncier, armateur, avocat et capitaine de cavalerie de réserve, Robert Surcouf était le petit-neveu du célèbre corsaire Robert Surcouf et le descendant de Duguay-Trouin et de Porcon de La Barbinais, surnommé le Regulus malouin.

Choisi comme candidat par les membres du Comité républicain de la 2e circonscription de Saint-Malo, il se présenta aux élections générales législatives des 8 et 22 mai 1898 et fut élu, au second tour de scrutin, par 6.750 voix, sur 12.907 votants, contre 4.558 voix à Grousseau et 1.501 voix à Rosse, en remplacement de Hervoches, député sortant, non candidat.

Dans sa profession de foi, il se proclamait sincèrement attaché à la République, seule capable de donner au pays un gouvernement où la liberté s'allie à la modération, la tolérance à l'autorité. Secrétaire de la Chambre, membre de diverses commissions, notamment des commissions de l'agriculture et de la marine, il rapporta la proposition de loi de Guillaume Chastenet modifiant la loi du 20 juillet 1897 sur le permis de navigation maritime et l'évaluation des services donnant droit à la pension dite demi-solde (1899), et le projet de loi approuvant l'arrangement additionnel à la Convention franco-monégasque du 9 novembre 1865.

Il prit part à la discussion des budgets des exercices 1899, 1900 et 1902 au titre des affaires étrangères (droits de pêche de la France à Terre-Neuve) et des Beaux-Arts (restauration de la façade du ministère de la Marine).

Il conserva son siège jusqu'en 1919, réélu quatre fois de suite dès le premier tour de scrutin. Il recueillit ainsi, le 27 avril 1902, 10.645 voix contre 6 voix à Verhaeghe, sur 11.817 votants ; le 6 mai 1906, 8.115 voix contre 6.170 à Demalvilain, sur 14.405 votants ; le 24 avril 1910, 9.718 voix contre 452 à Chauré et 163 à Tertre, sur 12.599 votants ; le 26 avril 1914, 7.352 voix contre 5.626 voix à son principal concurrent, Poussineau.

Aux élections législatives du 16 novembre 1919, inscrit sur la liste républicaine conduite par Brice, il n'obtint que 45.288 voix, sur 114.347 votants.

Pendant les vingt et une années qu'il passa à la Chambre, il s'intéressa surtout aux questions maritimes.

Il prit part à la discussion du budget de l'exercice 1903 au titre des travaux publics (mise à l'étude d'un port à construire entre Saint-Servan et la pointe de la Vicomté, à Dinard) et de la marine. Il intervint dans la discussion des interpellations sur l'accord franco-anglais et du projet de loi portant approbation d'une convention concernant Terre-Neuve et l'Afrique occidentale et centrale (1904). Il déposa une proposition de loi tendant à ouvrir au ministère des Travaux publics, sur l'exercice 1905, un crédit de 200.000 francs pour la reconstruction de la digue de Paramé (Ille-et-Vilaine), détruite par la mer. Il fut entendu au cours d'une question de Messimy sur des actes d'indiscipline militaire commis à Saint-Malo et à Saint-Servan (1906).

Au cours des trois dernières législatures, son activité ne s'exerça que dans les diverses commissions auxquelles il appartint.

Robert Surcouf fut conseiller d'arrondissement du canton de Châteauneuf et maire de Plerguer. Il a été fait chevalier de la Légion d'honneur le 10 novembre 1920.

Date de mise à jour: juillet 2014