François Taillefer

1836 - 1908

Informations générales
  • Né le 30 septembre 1836 à Cénac (Dordogne - France)
  • Décédé le 27 décembre 1908 à Cénac (Dordogne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Dordogne
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Dordogne
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 22 juillet 1888 au 14 octobre 1889
Département
Dordogne

Biographies

Député de 1876 à 1881 et de 1888 à 1889, né à Cénac (Dordogne) le 20 septembre 1836, fils de Louis Taillefer qui avait été élu entre 1846 et 1868, il entra dans la marine en 1852, et devint successivement aspirant en 1854, enseigne de vaisseau le 1er avril 1858, lieutenant de vaisseau le 9 mai 1863. Il avait pris part à la guerre de Crimée.

Démissionnaire en 1871, conseiller général du canton de Domme, et membre de la commission départementale de la Dordogne (8 octobre suivant), il fut élu, le 20 février 1876, député de la 2e circonscription de Sarlat, par 8,146 voix (12,094 votants, 14,887 inscrits), contre 3,787 à M. de Lafon. Il prit place au groupe de l'Appel au peuple et fut l'un des 158 députés qui, au 16 mai, soutinrent le ministère de Broglie contre les 363.

Réélu, le 14 octobre 1877, par 7,688 voix (12,681 votants, 14,984 inscrits), contre 4,962 à M. Escande, il continua de siéger et de voter avec la minorité bonapartiste.

Les élections du 21 août 1881 ne lui furent pas favorables; il échoua avec 5,977 voix, contre 7,214 à l'élu, M. Escande, républicain.

Porté sur la liste conservatrice de la Dordogne au scrutin du 4 octobre 1885, il échoua encore avec 58,591 voix sur 120,527 votants ; mais il rentra au parlement, comme candidat révisionniste de la Dordogne, le 22 juillet 1888, en remplacement du général Boulanger, qui avait opté pour le département du Nord, élu par 49,153 voix (98,034 votants, 148,251 inscrits), contre 43,020 à M. Clerjounie et 4,880 au général Boulanger. M. Taillefer s'est prononcé dans la dernière session:

- contre le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- pour l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- contre les poursuites contre le général Boulanger;

il était absent par congé lors du scrutin sur les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes.


Né le 30 septembre 1836 à Sénac (Dordogne), mort le 27 décembre 1908 à Sénac

Député de la Dordogne de 1876 à 1881 et de 1888 à 1889. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. V, p. 354.)

Aux élections de 1889, n'obtenant, dans la 2e circonscription de Sarlat, que 6.256 voix sur 12.711 votants, il fut battu par Villemonte-Laclergerie, candidat républicain qui en obtint 6.392, et enfin en 1894 aux élections du Conseil général, Arbelot, candidat républicain le battit encore. A partir de cette époque, on ne le vit plus paraître sur la scène politique. Il mourut le 27 décembre 1908 à Sénac, âgé de 72 ans. Il était officier de la Légion d'honneur.

Avec lui s'éteignit la famille des Taillefer et le chef du parti bonapartiste du canton de Domme.


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