Pierre Tassin

1837 - 1908

Informations générales
  • Né le 21 janvier 1837 à Noyers-sur-cher (Loir-et-Cher - France)
  • Décédé le 20 novembre 1908 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IVe législature
Mandat
Du 6 juin 1869 au 4 septembre 1870
Département
Loir-et-Cher
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Loir-et-Cher
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Loir-et-Cher
Groupe
Gauche républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Loir-et-Cher
Groupe
Gauche républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Loir-et-Cher
Groupe
Gauche républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Loir-et-Cher
Groupe
Gauche républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 10 juin 1893
Département
Loir-et-Cher
Groupe
Gauche républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 20 mai 1906 au 20 novembre 1908
Département
Loir-et-Cher
Groupe
Gauche radicale

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 28 mai 1893 au 2 janvier 1897
Sénateur
du 3 janvier 1897 au 6 janvier 1906

Biographies

Député au Corps législatif de 1869 à 1870, représentant en 1871, et député de 1876 à 1889, né à Noyers (Loir-et-Cher) le 21 janvier 1837, fils d'un maçon, il commença ses études de droit et, après la mort de son père et la liquidation des nouveaux ports de Marseille, entreprise à laquelle il était mêlé, se fixa dans ses propriétés de Noyers, dont il devint maire en 1865. Il devient conseiller d'arrondissement de Blois l'année suivante, et directeur-gérant de la Presse, journal de Mirès.

Il fut élu, faute de majorité, au second tour, le 6 juin 1869, comme candidat de l'opposition, député au Corps législatif dans la 1e circonscription de Loir-et-Cher, avec 24 089 voix (25 661 votants, 41 642 inscrits), contre 801 à M. Clary et 221 à M. Cantagrel. Il prit place au centre gauche, dans le nouveau tiers parti, signa la demande d'interpellation des 116, vota contre la guerre, et, après le 4 septembre 1870, fut chargé d'organiser la défense dans le Loir-et-Cher.

Elu, le 8 février 1871, représentant du département à l'Assemblée nationale, le 5e et dernier, par 17 989 voix (49 247 votants, 78 521 inscrits), il se fit Inscrire à la gauche et vota :

- pour la paix,
- contre l'abrogation des lois d'exil,
- contre la pétition des évêques,
- pour le service de trois ans,
- contre la démission de Thiers,
- contre le septennat,
- contre le ministère de Broglie,
- pour l'amendement Wallon,
- pour les lois constitutionnelles.

Conseiller général du canton de Saint-Aignan du 8 octobre 1871, il fut réélu, le 20 février 1876, député de la 2e circonscription de Blois, par 9 907 voix (14 941 votants, 17 646 inscrits), contre 4 919 à M. de Sers, prit place à la gauche républicaine, et fut l'un des 363 députés qui, au 16 mai, refusèrent le vote de confiance au ministère de Broglie.

Réélu, comme tel, le 14 octobre 1877, par 10,281 voix (15,268 votants, 18,066 inscrits), contre 4 911 à M. de Sers, et, le 21 août 1881, par 11 666 voix (13 086 votants, 18 422 inscrits), il continua de voter avec la majorité, pour la politique scolaire et coloniale du gouvernement, sans prendre une part active aux débats législatifs, et fut nommé (1883) président du conseil général de Loir-et-Cher.

Porté sur la liste républicaine de Loir-et-Cher, le 4 octobre 1885, il fut élu député de ce département, le 4e et dernier, par 41 157 voix (63 751 votants, 80 555 inscrits). Il vota pour l'expulsion des princes, et, dans la dernière session, se prononça :

- pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- contre l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- pour les poursuites contre trois députés membres de la Ligne des patriotes,
- pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse
- pour les poursuites contre le général Boulanger.

Date de mise à jour: novembre 2016


Né le 21 janvier 1837 à Noyers sur cher (Loir-et-Cher), mort le 20 novembre 1908 à Paris (5e).

Député du Loir-et-Cher au Corps législatif de 1869 à 1870.

Représentant du Loir-et-Cher de 1871 à 1876.

Député du Loir-et-Cher de 1876 à 1893.

Sénateur du Loir-et-Cher de 1893 à 1906.

Député du Loir-et-Cher de 1906 à 1908.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. V, p. 373.)

Tassin fut réélu député du Loir-et-Cher le 22 septembre 1889, au premier tour, par 8.870 voix, contre 4.584 obtenues par Duchalais, conservateur et 3.045 par Raguin, radical, sur 16.593 votants.

Il s'associa constamment aux votes de la majorité républicaine. Son activité parlementaire fut très réduite en raison d'absences et de congés.

Il quitta la Chambre avant les élections générales de 1893. Une élection sénatoriale partielle ayant été provoquée dans son département par le décès de Bozérian, il se présenta le 28 mai 1893 et fut élu au premier tour, par 332 voix contre 288 à ses quatre concurrents, de Sonnier, de Rochambeau, Georges Martin et Papillon, sur 622 votants.

Réélu sénateur le 3 janvier 1897, au premier tour, par 351 voix sur 622 votants, il n'obtint, au renouvellement du 7 janvier 1906 (deuxième tour) que 232 voix contre 356 à David, élu, sur 623 votants.

Il fit partie du groupe de la gauche démocratique du Sénat où son activité se déploya surtout au sein de commissions et par le dépôt de rapports et de pétitions.

Il prit part à la discussion du projet de loi relatif aux voies navigables et à celle du budget de l'exercice 1905.

Il fut élu de nouveau député du Loir-et-Cher le 6 mai 1906, au second tour, par 8.714 voix contre 8.287 à Ragot, député sortant, sur 17.105 votants.

Inscrit au groupe de la gauche radicale, la maladie l'empêcha de participer aux travaux de la Chambre.

Il mourut le 20 novembre 1908 ; c'était un des derniers parlementaires ayant siégé sous l'Empire.