Henri Védrines

1911 - 1995

Informations générales
  • Né le 19 novembre 1911 à Neuilly-sur-seine (Hauts-de-Seine - France)
  • Décédé le 12 février 1995 à Montluçon (Allier - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Allier
Groupe
Communiste
Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Allier
Groupe
Communiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 10 novembre 1946 au 4 juillet 1951
Département
Allier
Groupe
Communiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 17 juin 1951 au 1er décembre 1955
Département
Allier
Groupe
Communiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 2 janvier 1956 au 8 décembre 1958
Département
Allier
Groupe
Communiste
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
IVe législature
Mandat
Du 30 juin 1968 au 1er avril 1973
Département
Allier
Groupe
Communiste

Biographies

Biographie de la IVe République

VÉDRINES (Henri, Jules)
Né le 19 novembre 1911 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine)
Décédé le 12 février 1995 à Montluçon (Allier)

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante (Allier)
Député de l’Allier de 1946 à 1958

Henri Védrines est le fils de Jules Védrines, un ancien ouvrier mécanicien devenu aviateur décédé en 1919. Sa mère est blanchisseuse. Après avoir vécu à Paris, sa famille s’installe à Bussières-Dunoise (Creuse). Henri Védrines est déclaré pupille de la nation en 1923. L’année suivante il obtient son Certificat d'études primaires, puis en 1929 un certificat d’aptitude professionnelle et un Certificat d'études pratiques industrielles. Il travaille au bureau d'études de la Compagnie électrique de la Loire. En 1930, il adhère à la Confédération générale du travail unitaire, centrale syndicale dirigée par les communistes. Parallèlement, il adhère aux Jeunesses communistes, et devient rapidement secrétaire du rayon de Montluçon, puis est désigné responsable de l’Allier. En 1935, il est également l’un des responsables du Parti communiste à Montluçon. Il retourne à Paris en 1936. Titulaire d’un brevet d’aéronautique, il est nommé responsable de la Fédération populaire des sports aéronautique rattachée à la Fédération sportive du travail, organisation sous influence communiste. Mobilisé en 1939, il est fait prisonnier à Lille en mai 1940 et est envoyé en Stalag à Francfort-sur-Oder (Allemagne), où il fonde une cellule communiste puis participe à la Résistance à l’intérieur du camp. Libéré en 1944, il rentre en France l’année suivante et reprend la direction départementale du Parti communiste, conjointement avec Roger Ginsburger dit Pierre Villon.
Tous les deux sont élus sur la liste communiste à l’Assemblée nationale constituante avec 68 778 voix, soit 36,8 % des suffrages exprimés. Henri Védrines est réélu à la seconde Assemblée constituante en 1946 avec 66 996 voix (35,2 % des suffrages exprimés). Il est également élu à l’Assemblée nationale à trois reprises. En 1946, il est élu avec 64 005 voix (36,8 % des suffrages exprimés), en 1951 avec 67 329 voix (37,4 % des suffrages exprimés) et en 1956 avec 65 874 voix (34,3 % des suffrages exprimés). Henri Védrines a toujours appartenu et siégé au sein du groupe communiste. Il a voté comme l’ensemble de ses collèges communistes, s’abstenant lors de l’investiture de Guy Mollet et votant les pouvoirs spéciaux sur l’Algérie. Il se prononce contre la création du Marché commun. Dans les première et seconde Assemblées nationales constituantes, Henri Védrines est nommé à la commission de la presse, de la radio et du cinéma. A l’Assemblée nationale élue en 1946, il appartient aux commissions de la presse, de la production industrielle (à partir du 26 janvier 1948). Il est chargé de vérifier les comptes de la Société d’éleveur du bourbonnais et de l’abattoir de Villefranche-d’Allier (le 8 juin 1948). Lors de son deuxième mandat, il appartient aux commissions de la production industrielle et des territoires d’outre-mer. Durant son troisième mandat, il est désigné aux commissions de l’agriculture et de l’intérieur et est suppléant à la commission des finances. Ses interventions ont majoritairement porté sur les difficultés et les problèmes rencontrés par le département de l’Allier. Il dépose plusieurs propositions de loi demandant la mise en place d’autorails rapides sur les lignes de chemins de fer, la modernisation des industries de Montluçon et Commentry, proposant de surseoir à la fermeture des mines dans le département. Par ailleurs, il lie les revendications du Parti communiste aux réalités locales. Ainsi, les 20 avril, 9 août 1946 et 21 janvier 1947, il demande la nationalisation des ressources thermales. Ses projets de loi ont dans leur immense majorité une dimension régionale. Ses interventions à l’Assemblée nationale rejoignent les caractéristiques des prises de positions des députés communistes, demandant l’augmentation des retraites des mineurs (11 mars 1954) ou dénonçant la répression en Algérie. Enfin, ce député d’origine ouvrière a dans un département à majorité rural appuyé les projets portés par le parti communiste en matière de politique agricole comme la loi sur le statut des métayers ou des baux de ferme de 1946 et 1947.
S’il siége de nouveau à l’Assemblée nationale de 1968 à 1973, il se présente sans être élu aux élections législatives de 1958, 1962, 1967 et 1973. En 1958, il reprend son activité professionnelle à EDF. Par ailleurs, Henri Védrines s’est présenté sans succès au conseil général à Montluçon-Ouest en 1949. En 1959, il est élu conseiller municipal de Montluçon lors d’une élection partielle, mais n’a été réélu qu’en 1977 et démissionne de cette fonction l’année suivante. En 1945, il épouse Nicole Joubert puis en 1954 Denise Lhoste, toutes deux militantes communistes. De 1947 à 1956, Henri Védrines est suppléant au Comité central du Parti communiste puis titulaire de 1956 à 1967. Il est membre de la commission de contrôle financier du PCF et participe à la conférence des Partis communistes et ouvriers tenue à Moscou en 1957, qui marque un coup d’arrêt aux réformes d’inspiration krouchtchévienne dans le mouvement communiste international.

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