Christian Vieljeux

1893 - 1976

Informations générales
  • Né le 16 décembre 1893 à La rochelle (Charente-Inférieure - France)
  • Décédé le 2 mars 1976 à Roques (Ariège - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Charente-Maritime
Groupe
Parti républicain de la liberté
Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Charente-Maritime
Groupe
Parti républicain de la liberté
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 10 novembre 1946 au 23 décembre 1946
Département
Charente-Maritime
Groupe
Parti républicain de la liberté

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 1er janvier 1946 au 1er janvier 1948

Biographies

Biographie de la IVe République

VIELJEUX (Christian)
Né le 16 décembre 1893 à La Rochelle (Charente-Maritime)
Décédé le 2 mars 1976 à Rieucros (Ariège)

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale Constituante (Charente-Maritime)
Député de la Charente-Maritime en 1946
Conseiller de la République élu par l’Assemblée nationale de 1946 à 1948

Christian Vieljeux est né le 16 décembre 1893 à La Rochelle où il fait ses études secondaires. D’origine cévenole, son père, Léonce Vieljeux, après avoir servi dans l’infanterie territoriale jusqu’au grade de lieutenant-colonel, entre en 1896 dans la société navale son beau-père, Frank Delmas, devenue depuis la compagnie Delmas-Vieljeux. Après l’obtention de son diplôme d’HEC, Christian Vieljeux prend part aux combats du premier conflit mondial qu’il termine avec la croix de guerre et quatre citations. Rendu à la vie civile, il se lance dans une carrière d’armateur au sein de l’entreprise familiale et se marie, le 2 septembre 1918, avec Marguerite Faustin, dont il aura cinq enfants. Mobilisé de nouveau en août 1939, Christian Vieljeux s’engage ensuite dans la Résistance. Son père, révoqué de son mandat de maire de La Rochelle en septembre 1940, est arrêté, avec plusieurs de ses proches, le 14 mars 1944, à la tête du réseau de renseignements Alliance, et emprisonné à Poitiers, puis à Fresnes avant d’être fusillé au camp de Struthof le 1er septembre 1944. Après l’occupation, Christian Vieljeux est fait chevalier de la Légion d’honneur et décoré de la croix de guerre 1939-1945 avec deux citations.
Il s’engage dans la vie politique à la Libération. Aux élections du 21 octobre 1945 pour la première Assemblée nationale Constituante, Christian Vieljeux conduit la liste républicaine et paysanne dans le département de la Charente-Maritime. La SFIO arrive en tête avec 28% des suffrages exprimés, suivie du Parti communiste (20,5%) et du Mouvement républicain populaire (MRP) (19,3%). Ces trois formations obtiennent ainsi quatre des cinq sièges à pourvoir, le dernier revenant à Christian Vieljeux qui recueille alors 18,5% des voix.
Membre de la commission des moyens de communication et des PTT et de la commission des finances et du contrôle budgétaire, le député de la Charente-Maritime siège au groupe d’Unité Républicaine.
Le 18 janvier 1946, il dépose une proposition de loi instituant un impôt de solidarité nationale. En séance publique, après avoir discuté du budget général de l’exercice 1946, Christian Vieljeux est rapporteur de la commission des finances dans les débats concernant le projet de loi portant fixation du budget général de l’exercice de 1946 (services civils), au chapitre de l’ordre de la libération. Il prend part à la discussion du projet de loi portant création de nouvelles ressources fiscales et aux débats sur les propositions de loi sur la Constitution et la déclaration des droits. Il défend deux amendements.
Durant la première Constituante, il vote contre les nationalisations de la Libération et s’oppose le 19 avril 1946 au projet de Constitution qui sera rejeté par le référendum du 5 mai 1946.
Le 2 juin 1946, aux élections à la seconde Assemblée nationale constituante, il se représente à la tête de la liste du Parti républicain de la liberté (PRL). Malgré la présence d’une liste d’unité paysanne sociale conduite par Roger Palmiéri, deuxième candidat de sa liste républicaine et paysanne de 1945, Christian Vieljeux conserve son score antérieur. Il est réélu député à la plus forte moyenne.
Il retrouve alors la commission des finances et du contrôle budgétaire et présente à ce titre un rapport et un rapport supplémentaire sur des textes d’initiative parlementaire relatifs à la revalorisation des traitements annuels de la médaille militaire et de la Légion d’honneur. Il intervient à quatre reprises en séance publique. Après avoir déposé une demande d’interpellation sur la politique économique et financière du gouvernement et ses répercussions sur les salaires, il participe aux discussions concernant l’ouverture de crédits spéciaux d’exercices clos ou périmés et la situation des fonctionnaires et des économiquement faibles. Inscrit au groupe du PRL, il accorde l’investiture à Georges Bidault comme président du gouvernement provisoire (19 juin 1946) et vote la confiance à son cabinet (26 juin 1946). Enfin, il s’oppose au second projet de Constitution (28 septembre 1946).
Aux élections pour la première législature de la Quatrième République, le 10 novembre 1946, Christian Vieljeux conduit la liste de concentration républicaine et paysanne qui arrive en seconde position du scrutin avec 23,7% des suffrages exprimés, soit autant que le total réalisé par les deux listes modérées lors de la précédente consultation. Elle n’obtient cependant qu’un seul des six sièges à pourvoir contre deux au Parti communiste (25%), les trois autres se répartissant entre la SFIO (19,4%), le Mouvement républicain populaire (MRP) (18%) et le Rassemblement des gauches républicaines (RGR) (13,8%).
Membre à nouveau de la commission des finances et du contrôle budgétaire, il prend part, le 22 décembre 1946, à la discussion du projet de loi portant fixation du buget général de l’exercice suivant. C’est là sa dernière intervention à l’Assemblée nationale puisque, pour protester contre le mode de répartition des sièges laissant sans représentation 24 500 de ses votants, Christian Vieljeux abandonne le Palais-Bourbon pour le Luxembourg. Il ne rassemble que 6 voix sur 941 suffrages exprimés aux élections du 8 décembre 1946 pour le premier Conseil de la République auquel il est cependant désigné par l’Assemblée nationale le dix-neuf du même mois pour y représenter le Parti républicain pour la liberté (PRL). Il démissionne de son mandat de député le 23 décembre 1946, au moment de son élection au Conseil de la République.
A la Haute Assemblée, il est membre de la commission des finances et de la commission de la marine. C’est toutefois vers la première qu’il oriente principalement son activité de législateur. Conseiller très actif, il rédige, au cours de cette brève mandature, dix-sept textes. En séance publique, après avoir déposé deux rapports oraux sur l’assurance-crédit et le budget des établissements français de l’Inde, il rapporte en 1948 une proposition de résolution relative à la libre-circulation des devises et du métal-or, puis deux rapport et avis sur les projets de loi portant institution de la compagnie Air France et création d’un fonds de compensation des îles Saint-Pierre et Miquelon.
Outre les nombreux débats budgétaires, économiques et fiscaux, auxquels il participe, il s’exprime également sur l’attribution d’allocations provisionnelles aux fonctionnaires, l’exploitation en régie des transports postaux dans Paris et sa banlieue, les mesures visant à assurer aux Français le pain quotidien, le dégagement des cadres, l’octroi d’une garantie de l’Etat à la caisse des marchés, le statut provisoire de la Société nationale d’étude et de construction de moteurs d’aviation (SNECMA) et la ratification d’actes internationaux.
Christian Vieljeux décide de ne pas se représenter aux élections du 7 novembre 1948 pour se consacrer à ses activités de vice-président de la compagnie Delmas-Vieljeux. Il disparaît le 2 mars 1976.






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