Jacques, Joseph, Pierre, Marie Bertho

1902 - 1990

Informations générales
  • Né le 17 août 1902 à Escoublac (Loire-Inférieure - France)
  • Décédé le 2 mars 1990 à Montferrier (Hérault - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 15 décembre 1945 au 10 juin 1946
Département
Dahomey-Togo
Groupe
Mouvement républicain populaire
Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Dahomey-Togo
Groupe
Mouvement républicain populaire

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 17 août 1902 à Escoublac (Loire-inférieure)

Décédé le 2 mars 1990 à Montferrier-sur-Lez (Hérault)

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale Constituante (Dahomey - Togo)

Fils d'un cultivateur d'Escoublac, Léon Marie Bertho, et de Marie-Clémence Croissier, le jeune Jacques Bertho, après ses études primaires, choisit le sacerdoce. Il entre aux Missions africaines de Lyon. Il exerce ensuite son ministère en Afrique Noire.

Le 18 décembre 1945, le père François-Marie Aupiais, député du Dahomey-Togo, élu à la première Assemblée nationale Constituante, décède. Une élection partielle est organisée le 10 février 1946. Dans le Collège des citoyens, le père Bertho est seul candidat. Sur 1 415 inscrits et 818 votants, il obtient 644 voix. il succède ainsi à son confrère.

Une fois son élection validée, le père Jacques Bertho s'inscrit au groupe parlementaire M.R.P. Il est nommé membre de la Commission des territoires d'outre-mer. Le 15 mars 1946, il intervient dans le débat constitutionnel sur la Déclaration des droits. Avec son groupe, il défend l'inscription du principe de liberté de l'enseignement dans la Constitution et souligne la situation particulière des territoires d'outre-mer où l'enseignement catholique joue un rôle important. Le 26 mars, dans une interpellation sur la situation de la France d'outre-mer, il énumère « quinze vœux », principalement « la justice », « la liberté », « l'ordre pratique » « dont la réalisation immédiate nous paraît nécessaire tant à la sauvegarde du prestige de la France dans les territoires d'outre-mer que dans l'intérêt de leurs populations ». Le 14 avril 1946, seul des ecclésiastiques de son groupe, et, contrairement à la position du M.R.P., il vote le projet de Constitution de la IVe République, présenté par les socialistes et les communistes.

Le 2 juin 1946, après l'échec du référendum, les élections à la seconde Assemblée nationale Constituante voient la réélection du père Jacques Bertho. Dans le Collège des citoyens, à nouveau sans concurrent, il obtient 575 voix sur 1 577 inscrits et 833 votants. Son élection est validée le 5 juillet 1946. La Commission des territoires d'outre-mer lui confie un rapport sur la création d'une caisse de retraite au Togo. Dans ce second mandat, ses interventions principales portent sur la représentation politique de territoires' d'outre-mer. Le 5 octobre, notamment, il réclame deux sièges pour le seul Dahomey, « qui a toujours fait preuve d'un parfait loyalisme à l'égard de la France ». Le 28 septembre, cette fois avec son groupe, il vote la Constitution de la IVe République proposée au référendum du 13 octobre.

Mais le père Jacques Bertho ne représente pas sa candidature aux premières élections législatives de novembre. Il reprend alors son activité missionnaire en Afrique Noire, au Dahomey, au Togo, au Sénégal. Il devient secrétaire fédéral des écoles primaires catholiques à Dakar. Il sera officier de la Légion d'honneur, officier de l'Ordre des Palmes académiques, chevalier du Mérite social, officier de l'Etoile noire du Bénin, commandeur de l'Ordre national du Dahomey.


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