Charles Vincent dit Daniel-Vincent

1874 - 1946

Informations générales
  • Né le 31 mars 1874 à Bettrechies (Nord - France)
  • Décédé le 3 mai 1946 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 8 mai 1910 au 31 mai 1914
Département
Nord
Groupe
Républicains radicaux-socialistes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 26 avril 1914 au 7 décembre 1919
Département
Nord
Groupe
Parti républicain radical et radical socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 16 novembre 1919 au 31 mai 1924
Département
Nord
Groupe
Parti radical et radical socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1924 au 29 mai 1927
Département
Nord
Groupe
Gauche radicale

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 29 mai 1927 au 9 janvier 1933
Sénateur
du 10 janvier 1933 au 31 décembre 1941

Biographies

Né le 31 mars 1874 à Bettrechies (Nord). Décédé à Paris le 3 mai 1946

Député du Nord de 1910 à 1927.

Sénateur du Nord de 1927 à 1941.

Sous-secrétaire d'Etat à l'Aéronautique militaire du 20 mars au 12 septembre 1917.

Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-arts du 12 septembre au 16 novembre 1917.

Ministre du Travail et de la Prévoyance sociale du 16 janvier 1921 au 15 janvier 1922.

Ministre du Travail et de l'Hygiène du 29 mars au 9 juin 1924.

Ministre du Commerce et de l'Industrie du 29 octobre 1925 au 23 juin 1926.

Ministre des Travaux publics du 23 juin au 19 juillet 1926.

Ancien élève de l'école normale primaire supérieure de Saint-Cloud, puis de l'université de Lille et de la Sorbonne, Daniel-Vincent débute dans l'enseignement comme professeur à l'école normale de Douai (1901) et devient ensuite, en 1904, professeur à celle de Paris. Poursuivant parallèlement ses études, il est reçu docteur ès lettres en 1909, à la faculté de Lille.

Candidat aux élections législatives de 1910 dans son département d'origine, il est élu au second tour de scrutin, le 8 mai, par 7.170 voix contre 5.606 à Carlier sur 12.962 votants, dans la 3e circonscription d'Avesnes, enlevant le siège de Dehove, qui s'était retiré à l'issue du premier tour. Il sera réélu, au premier tour, le 26 avril 1914, en qualité de représentant du parti radical unifié, par 7.644 voix contre 5.802 à Cantineau, du parti républicain démocratique.

Au Palais Bourbon, il s'inscrit au groupe du parti radical-socialiste dont il deviendra, en 1914, membre du comité directeur. Il appartient également aux commissions des mines, d'assurance et de prévoyance sociale, de l'enseignement et des beaux-arts, du budget. De 1912 à 1914 il assume les fonctions de secrétaire de la Chambre des députés. Survient la guerre. Mobilisé immédiatement comme brigadier du train des équipages, Daniel-Vincent demande à passer dans l'aviation. Il devient rapidement sous-lieutenant, puis lieutenant d'une escadrille de bombardement. Sa conduite lui vaut la Croix de guerre française, ainsi que la Croix de guerre belge et il recevra quelque temps plus tard le grand-cordon de la couronne de Belgique.

Revenu au Palais Bourbon, Daniel-Vincent prend place au sein de la commission des finances, qui le désigne tout naturellement pour rapporter le budget de l'Aviation. A cette occasion il fait, lors d'une réunion en comité secret, un exposé de la situation de notre aviation qui lui vaut d'être appelé à la direction de cette arme comme sous-secrétaire d'Etat à l'Aéronautique militaire, dans le 5e cabinet Ribot (20 mars-12 septembre 1917). Il en profite pour réaliser quelques réformes heureuses, après quoi il reçoit le portefeuille de l'Instruction publique et des Beaux-arts lorsque le ministère auquel il appartient démissionne pour faire place à la combinaison Painlevé (12 septembre-16 novembre 1917).

Le 16 novembre de la même année ont lieu les élections législatives. Il se présente sur la liste de la fédération républicaine dont il est, avec Louis Loucheur, l'un des fondateurs dans le département du Nord et qui constitue en fait une union de tous les partis républicains. Il est élu deuxième de liste, recueillant 136.933 voix sur 374.022 votants.

Toujours en 1919, il devient conseiller municipal, puis maire du Quesnoy, et le restera jusqu'en 1940.

Aristide Briand le choisit comme ministre du Travail et de la Prévoyance sociale dans le 7e cabinet qu'il constitue le 16 janvier 1921 et qui durera jusqu'au 15 janvier 1922.

Daniel-Vincent devient conseiller général de Berlaimont le 16 octobre 1921. Il sera réélu en 1922 et en 1928, mais battu en 1934 par le candidat communiste Paul Stievenard ; à cette occasion il avait affirmé qu'il se prononçait contre le « front commun ». Au même moment, il devient, à la Chambre des députés, président de la commission des régions libérées dont il avait demandé la création.

Il reprend contact avec le gouvernement en qualité de ministre du Travail et de l'Hygiène dans le 3e cabinet Poincaré (21 mars-9 juin 1924). C'est alors qu'il met au point, puis fait voter par les deux assemblées le projet de loi sur les assurances sociales.

Aux élections du 11 mai 1924, Daniel-Vincent, avec 126.611 voix sur 451.028 votants, arrive en tête de la liste de la fédération républicaine du Nord. Inscrit pour cette législature au groupe de la gauche radicale, il fait partie de la commission de l'armée et de la commission du suffrage universel.

Le 29 octobre 1925, il reçoit le portefeuille du Commerce et de l'Industrie dans le 3e cabinet Painlevé ; il le conservera sans interruption jusqu'au 23 juin 1926, au sein des 8e et 9e cabinets présidés par Aristide Briand. Sans transition, il participe encore au 10e cabinet Briand, mais cette fois en qualité de ministre des Travaux publics, du 23 juin au 19 juillet 1926.

L'année suivante, le sénateur Pasqual étant décédé, une élection partielle a lieu le 29 mai. Daniel-Vincent présente sa candidature et il est élu, au troisième tour de scrutin, par 1.259 voix sur 2.520 votants. Il sera réélu le 16 octobre 1932, toujours au troisième tour, par 1.345 voix sur 2.609 votants.

Au Palais du Luxembourg, où il se fait inscrire au groupe de la gauche démocratique radicale et radicale-socialiste, il fait partie de la commission de l'armée, dont il deviendra président en 1936, et de la commission de l'air. Il intervient régulièrement sur les sujets qui lui sont chers, notamment à l'occasion de chaque discussion budgétaire. Entre-temps, il est devenu membre du conseil de l'université de Lille (1929), président du conseil supérieur des transports et président du Conseil général du Nord (1933).

Le 10 juillet 1940, Daniel-Vincent vote en faveur du projet de loi constitutionnelle accordant les pleins pouvoirs au gouvernement du maréchal Pétain.

En marge de son activité politique, Daniel-Vincent a collaboré à diverses publications périodiques, notamment à la Démocratie coloniale, aux Pages libres et à L'Ecole nouvelle. Il a publié en outre deux ouvrages : L'éducation par l'action, examen critique des méthodes d'éducation, et La bataille de l'air, historique du développement de l'aviation au cours de la guerre.




Né le 31 mars 1874 à Bettrechies (Nord)
Décédé le 3 mai 1946 à Paris

Député du Nord de 1910 à 1927
Sénateur du Nord de 1927 à 1941
Sous-secrétaire d'Etat à l'Aéronautique militaire du 20 Mars au 12 septembre 1917
Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts du 12 septembre au 16 novembre 1917
Ministre du Travail et de la Prévoyance sociale du 16 janvier 1921 au 15 janvier 1922
Ministre du Travail et de l'Hygiène du 29 mars au 9 juin 1924
Ministre du Commerce et de l'Industrie du 29 octobre 1925 au 23 juin 1926
Ministre des Travaux publics du 23 juin au 19 juillet 1926

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français, tome VIII, p. 3193 à 3195)

Après son vote positif du 10 juillet 1940, Charles Daniel-Vincent se consacre à ses activités universitaires, à l'écart de toute vie politique.

Il meurt à Paris en 1946.



Retour haut de page