Lucien Voilin

1870 - 1957

Informations générales
  • Né le 1er septembre 1870 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 14 décembre 1957 à Puteaux (Hauts-de-Seine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 24 avril 1910 au 31 mai 1914
Département
Seine
Groupe
Parti socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 26 avril 1914 au 7 décembre 1919
Département
Seine
Groupe
Parti socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1924 au 1er février 1927
Département
Seine
Groupe
Parti socialiste

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 9 janvier 1927 au 13 janvier 1936

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 1er septembre 1870 à Paris.

Député de la Seine de 1910 à 1919 et de 1924 à 1927.

Sénateur de la Seine de 1927 à 1936.

Bien que né à Paris, Voilin était d'origine alsacienne par son père. Très jeune, il entra dans la vie active comme ouvrier mécanicien et fut attiré très tôt par la politique. Il adhéra au parti socialiste dès l'âge de 24 ans, en 1894. Son dynamisme le fit remarquer dans cette organisation qui le désigna comme candidat aux élections municipales et c'est ainsi que Voilin fit son entrée au conseil municipal de Puteaux dont il devint maire en 1912. En 1904, il fut élu conseiller général de Puteaux.

Dans le même temps, en 1902, il se présentait aux élections législatives dans la 6e circonscription de Saint-Denis où il obtenait 3.642 voix et était battu par Féron qui en recueillait 4.446. Voilin fut de nouveau candidat en 1906 et devança Féron au premier tour en totalisant 7.485 voix sur son nom contre 7.441 voix à Féron, mais celui-ci conserva son siège au deuxième tour de scrutin.

Aux élections du 24 avril 1910, Voilin fut enfin élu dès le premier tour, avec 5.577 voix sur 14.385 inscrits et 11.225 votants, battant Gaborit 3.584 voix et Barbé 1.687 voix. Il s'était présenté cette fois-ci dans la 7e circonscription de Saint-Denis. Le 26 avril 1914, il changera encore de circonscription et sera réélu dans la 8e de Saint-Denis, dès le premier tour, avec 7.071 voix sur 17.049 inscrits et 13.167 votants, battant Gachet, 3.155 voix et Diederich, 1.925 voix.

A la Chambre des députés, il s'inscrivit au groupe socialiste et son activité de parlementaire fut intense. Il déposa de nombreuses demandes d'interpellation, fut à maintes reprises rapporteur de projets ou propositions de loi sur les habitations à bon marché, sur la réquisition des usines pendant la guerre, sur les accidents du travail en Algérie, sur l'organisation de la production de guerre.

Très au fait de toutes les grandes questions, aussi bien sociales que financières, juridiques ou politiques, il intervint très souvent à la tribune, notamment dans la discussion des lois de finances et des budgets de la Justice, des Travaux publics, de l'Intérieur, des Chemins de fer de l'Etat, de l'Instruction publique, de la Guerre, des Postes et Télégraphes, des Services pénitentiaires.

Aux élections du 16 novembre 1919, il perdit son siège. Il était pourtant arrivé en troisième position sur la liste socialiste S.F.I.O. conduite par Pierre Laval, liste qui n'obtint aucun siège.

Il consacra les quatre années durant lesquelles il n'appartint plus au Parlement à renforcer encore son action en faveur de l'habitation sociale, notamment comme président de l'office d'habitations à bon marché de Puteaux qui construisit de nombreux logements pour gens modestes.

Le 11 mai 1924, Voilin fut réélu député, quatrième de la liste du cartel des gauches conduite par Pierre Laval, avec 94.131 voix. Il était élu député de la Seine en compagnie de Paul Vaillant-Couturier, Jacques Doriot, Clamamus, Maurice Bokanowski.

Dès son retour au Palais Bourbon, il fut élu président de la commission d'assurance et de prévoyance sociales à laquelle il avait longtemps appartenu durant ses précédents mandats.

Il participa de nouveau à de nombreuses discussions, notamment à celles des budgets du travail et de l'hygiène, des finances, des postes, des colonies, de la guerre, ainsi qu'à la discussion des interpellations relatives aux arsenaux et celles relatives à la liquidation des pensions.

Il décida alors de tenter sa chance aux élections sénatoriales.

Aux élections du 9 janvier 1927, sur 1.069 suffrages exprimés, il se plaça en septième position avec 400 voix, derrière Laval 554 voix, seul élu au premier tour, Deloncle 488 voix, Strauss 481 voix, Dausset 469 voix, Billiet 461 voix, Auray 427 voix ; il devançait Millerand 368 voix, Dherbécourt 349 voix, Mounié 332 voix, Steeg 258 voix et Bachelet 249 voix. Au deuxième tour, Voilin était élu en troisième position avec 582 voix sur 1.071 suffrages exprimés, derrière Mounié 671 voix et Auray 612 voix et devant Dherbécourt 560 voix, Bachelet 558 voix et Steeg 555 voix.

Inscrit au groupe socialiste du Luxembourg, il appartint à plusieurs commissions : finances, législation civile et commerciale, pétitions, armées. Il fut rapporteur du budget de l'Imprimerie nationale.

Il intervint, là encore, à de très nombreuses reprises dans les débats budgétaires, notamment à propos des budgets de la Justice, de la Guerre, de l'Air, de la Marine, des Finances, de l'Instruction publique, de l'Enseignement technique, des Travaux publics.

Aux élections sénatoriales de 1936, Voilin ne sollicita pas le renouvellement de son mandat et se consacra désormais uniquement à la mairie de Puteaux.