Henri de Lavrignais

1850 - 1927

Informations générales
  • Né le 15 juillet 1850 à Cherbourg (Manche - France)
  • Décédé le 20 février 1927 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 6 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Vendée
Groupe
Non inscrit
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 24 avril 1910 au 31 mai 1914
Département
Vendée
Groupe
Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 26 avril 1914 au 7 décembre 1919
Département
Vendée
Groupe
Droites

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 11 janvier 1920 au 20 février 1927

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 15 juillet 1850 à Cherbourg (Manche), décédé le 20 février 1927 à Paris.

Député de la Vendée de 1906 à 1919.

Sénateur de la Vendée de 1920 à 1927.

Fils de M. de Lavrignais, ancien inspecteur général du génie maritime et ancien sénateur de la Loire-Inférieure, Henri de Lavrignais était le descendant d'une famille de marins qui donna de nombreux officiers généraux à la France.

Après des études qui le menèrent à la licence en droit, il s'engagea dans les fusiliers marins, au moment de la guerre de 1870, et en revint titulaire de la médaille commémorative.

Il fut chef de cabinet du directeur de l'administration départementale et communale au ministère de l'Intérieur et secrétaire général de la préfecture des Deux-Sèvres.

Propriétaire terrien, il représenta, dès 1884, le canton de Poire-sur-Vie au Conseil général. Monarchiste, il brigua en 1906 le siège laissé vacant par P. Bourgeois, également monarchiste, et l'emporta par 11.424 voix sur 23.046 votants, contre 4.956 voix à Roch.

Inscrit au groupe de la droite, il siégea tout naturellement à la commission de la marine, mais aussi à la commission d'administration, des cultes et de la décentralisation.

Il fut facilement réélu en 1910 et en 1914 et tout en se penchant avec passion sur les questions intéressant la marine, et notamment les programmes navals, il n'en oublia pas les problèmes politiques tels que le rétablissement des aumôniers de la flotte ou le secret et la liberté du vote, ou encore les modifications à apporter à la loi sur la séparation des Eglises et de l'Etat.

Il vota contre l'urgence des lois scolaires, refusa sa confiance au cabinet Briand-Barthou et vota pour la réintégration des cheminots.

Au Sénat, où il fut élu le 11 janvier 1920, au second tour de scrutin, par 451 voix sur 863 votants, et réélu le 9 janvier 1927, son activité connut la même orientation.

Sa mort survint à Paris le 20 février 1927.

Henri de Lavrignais était chevalier de Saint-Sylvestre et de Saint-Grégoire le Grand.