Paul Lebaudy

1858 - 1937

Informations générales
  • Né le 4 juillet 1858 à Enghien (Val-d'Oise - France)
  • Décédé le 17 octobre 1937 à Rosny-sur-seine (Yvelines - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 16 février 1890 au 14 octobre 1893
Département
Seine-et-Oise
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Seine-et-Oise
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Seine-et-Oise
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 31 mai 1906
Département
Seine-et-Oise
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 6 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Progressiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 4 juillet 1858 à Enghien-les-Bains (Seine-et-Oise), mort le 17 octobre 1937 à Rosny-sur-Seine (Seine-et-Oise).

Député de Seine-et-Oise de 1890 à 1910.

Fils de Gustave Lebaudy, raffineur de sucre et député de Seine-et-Oise, Paul Lebaudy entra dans la vie politique, en 1884, en devenant conseiller général du canton de Bonnières. Partisan d'une « République sage et libérale » à laquelle il voulait assurer « une marche prudente et progressive », il se porta candidat, en 1890, à l'élection législative partielle provoquée par le décès de son père, député de la circonscription de Mantes. Il l'emporta dès le premier tour par 7.792 voix contre 4.725 à Bunau-Varilla. Lors des consultations suivantes, il fut toujours réélu au premier tour, recueillant successivement 8.659 voix contre 3.987 à Maréchaux en 1893 ; 8.771 contre 3.847 à Lhomer en 1898 ; 9.336 contre 180 à Maurice en 1902 ; 7.402 contre 7.001 à Bellard en 1906. Il ne se représenta pas au renouvellement de 1910.

À la Chambre, il siégea au sein des commissions de l'armée, des douanes, des assurances et vota les tarifs de protection. Il fut l'auteur de plusieurs propositions de loi concernant notamment le travail dans les prisons ; les dommages causés par le gibier aux produits du sol ; l'institution d'un diplôme d'honneur au ministère de l'Intérieur pour les membres des conseils municipaux comptant trente années de service ; la création en France de biens insaisissables de famille ; le régime des eaux. Favorable à l'institution d'établissements de crédit agricole et à la création d'une caisse de retraite pour les classes travailleuses, il souhaitait aussi qu'une part plus large fût réservée à l'enseignement agricole dans les programmes scolaires.

Industriel, homme politique, Paul Lebaudy fut aussi un grand aéronaute. Après avoir pris, en 1889, la direction des importantes raffineries paternelles, il consacra une grande partie de sa fortune aux recherches sur la direction des ballons. Le premier en France à avoir donné une solution pratique aux problèmes de la navigation aérienne, il fit construire et essayer avec succès en 1902 et 1903 sur le trajet Moisson Mantes Paris, un aérostat baptisé « Le Jaune » Enfin, assisté de son frère, Pierre Lebaudy, il réussit la construction d'un dirigeable « Le Lebaudy » affecté à des expériences d'ordre militaire.

Pierre Lebaudy mourut le 17 octobre 1937 à Rosny-sur-Seine. Il était âgé de 79 ans.