Georges, Gustave, Rémi Lemarchand

1899 - 1967

Informations générales
  • Né le 1er octobre 1899 à Saint-pierre-la-vieille (Calvados - France)
  • Décédé le 12 août 1967 à Saint-pierre-la-vieille (Calvados - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Calvados
Groupe
Mouvement républicain populaire
Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Calvados
Groupe
Mouvement républicain populaire

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 1er octobre 1899 à Saint-Pierre-la-Vieille (Calvados)
Décédé le 12 août 1967 à Saint-Pierre-la-Vieille

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante (Calvados)

La brève carrière politique de Georges Lemarchand est indissociable du Calvados et du village de Saint-Pierre la-Vieille où il est né et où il exercé toute sa vie durant la profession d'agriculteur. Il entre timidement dans la vie publique en devenant conseiller municipal de son village en 1935 puis maire en 1939, sans étiquette politique précise. La seconde guerre mondiale ébranle peu son existence : trop âgé pour être mobilisé, il n'est pas relevé de son mandat par Vichy, sans se compromettre pour autant avec l'occupant.

Le débarquement allié en Normandie et la Libération le décident à un engagement plus significatif en s'inscrivant, dès sa fondation, au Mouvement républicain populaire. Il est candidat à l'élection de l'Assemblée constituante le 21 octobre 1945, en seconde position sur la liste MRP conduite par Jean Louvel. Il est élu sans difficulté, les républicains populaires recueillant 83 328 voix, soit plus de 49 % des suffrages exprimés, et trois sièges sur les cinq à pourvoir. Joseph Laniel obtient un siège avec 17 % des suffrages, le dernier revenant à la liste SFIO.

Georges Lemarchand appartient, assez logiquement, à la Commission de la reconstruction et des dommages de guerre. Son activité parlementaire est quasi inexistante, sa seule intervention consistant à s'excuser de son absence et à demander un congé. Il vote à l'unisson de son groupe les nationalisations et les lois sociales, et rejette le projet constitutionnel le 19 avril 1946.

Candidat sur la même liste et en même position le 2 juin 1946, Georges Lemarchand est aisément réélu. Mais avec 41,5 % des suffrages, le MRP accuse un net tassement et perd au siège au profit du Parti communiste. Il retrouve la même Commission de la reconstruction sans se signaler davantage par la moindre proposition ou intervention. Votant toujours selon les consignes de son groupe, il approuve le second projet constitutionnel le 28 septembre 1946. Il n'est pas candidat aux élections du 10 novembre mais est réélu maire de son village l'année suivante. Ainsi s'achève l'éphémère carrière d'un notable catholique et modéré, fort peu impliqué dans la vie parlementaire. Son rôle politique semble avoir été cantonné à celui de « second » du député maire de Caen, Jean Louvel, dont il devient le suppléant quand celui-ci est élu au Sénat en 1959.



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