Aimé, Henri Leroux

1825 - 1904

Informations générales
  • Né le 14 octobre 1825 à Liesse-notre-dame (Aisne - France)
  • Décédé le 19 mars 1904 à Laon (Aisne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Aisne
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Aisne
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Aisne
Groupe
Opportuniste

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 26 mai 1889 au 6 janvier 1894
Sénateur
du 7 janvier 1894 au 3 janvier 1903

Biographies

Représentant en 1871, député de 1876 à 1881, né à Notre-Dame-de-Liesse (Aisne) le 14 octobre 1825, il fit son droit à Paris, fut reçu docteur et alla se fixer à Laon comme avocat. Il y fit de l'opposition à l'Empire et se présenta, comme candidat indépendant, au Corps législatif le 24 mai 1869, dans la 1re circonscription de l'Aisne, mais il échoua avec 8 041 voix contre 20 140 au candidat officiel élu, M. Hébert, 5 060 à M. Houssaye et 949 à M. Binet-Blot.

Le 8 février 1871, il fut élu représentant de l'Aisne à l'Assemblée nationale, le 4e sur 11, par 65 860 voix (87 823 votants, 157 845 inscrits). Il prit place au centre gauche, dont il fut l'un des vice-présidents, et vota :

- pour la paix,
- contre l'abrogation des lois d'exil,
- contre la pétition des évêques,
- contre le pouvoir constituant de l'Assemblée,
- contre le service de trois ans,
- contre la démission de Thiers,
- contre l'arrêté sur les enterrements civils,
- contre le septennat,
- contre le ministère de Broglie,
- pour l'amendement Wallon,
- pour les lois constitutionnelles.

Conseiller général du canton de La Fère le 8 octobre 1871, il fut réélu député de la 1re circonscription de Laon, le 20 février 1876, par 13 856 voix (16 253 votants, 22 634 inscrits), contre 1 506 à M. de la Tour du Pin. Il continua de figurer parmi les républicains modérés, vota contre l'amnistie pleine et entière, contre la proposition Gatineau, et fut l'un des 363 députés qui repoussèrent l'ordre du jour de confiance au ministère de Broglie.

Réélu comme un des 363, le 14 octobre 1877, par 14 853 voix (19 286 votants, 22 954 inscrits), contre 4 271 à M. de Grilleau, il fit encore partie de la majorité opportuniste, et quitta la vie politique aux élections générales du 21 août 1881.


Né le 14 octobre 1825 à Notre - Dame - de - Liesse (Aisne), mort le 19 mars 1904 à Laon Aisne).

Représentant de l'Aisne de 1871 à 1876.

Député de l'Aisne de 1876 à 1881.

Sénateur de l'Aisne de 1889 à 1903.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. IV, p. 119.)

N'ayant pas sollicité la reconduction de son mandat de député aux élections générales du 21 août 1881, on aurait pu croire qu'Aimé Leroux avait renoncé à la vie politique, lorsque le 26 mai 1889 il est appelé, par 739 voix contre 615 à Deviolaine, candidat constitutionnel, à succéder au Sénat à l'amiral Jaurès, sénateur inamovible décédé.

Cette confiance lui est confirmée de nouveau par le collège électoral sénatorial de l'Aisne qui lui accorde 833 voix sur 1.363 votants, dès le premier tour de scrutin, à l'occasion du renouvellement triennal de la Haute Assemblée, le 7 janvier 1894.

Fidèle au combat qu'il a mené naguère à la Chambre des députés pour assurer la République, Aimé Leroux prend place au Palais du Luxembourg parmi les élus du groupe de la gauche républicaine. Si, curieusement, cet homme de prétoire préfère le travail de commission à la tribune du Sénat, la qualité de ses convictions comme le libéralisme de son jugement n'en apparaissent pas moins dans le soutien nuancé qu'il manifeste par ses votes aux options républicaines. Ainsi dans ce qui sera la grande querelle du début du siècle : les rapports entre l'Eglise et l'Etat et la dévolution des biens des congrégations, le verra-t-on s'abstenir de voter l'affichage du discours de Waldeck-Rousseau prononcé le 14 juin 1901 devant le Sénat à l'occasion des délibérations sur les « associations », discours qui définit précisément la philosophie de ces rapports, puis refuser d'adopter la théorie « des biens sans maître » concernant l'actif des congrégations mais, par contre, voter l'ordre du jour favorable à Emile Combes lorsque les interpellations développées le 30 octobre 1902 par Gourju et de Chamaillard mettent en cause la loi sur les associations à propos de son application en Bretagne.

Ce parfait honnête homme, éprouvant la lassitude de l'âge ainsi qu'en témoignent les nombreux congés qu'il est amené à demander, renonce à solliciter un nouveau mandat au renouvellement de 1903. Il s'éteindra le 19 mars de l'année suivante à 79 ans.


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