Paul Alduy

1914 - 2006

Informations générales
  • Né le 4 octobre 1914 à Lima (Pérou)
  • Décédé le 23 janvier 2006 à Perpignan (Pyrénées-Orientales - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 2 janvier 1956 au 8 décembre 1958
Département
Pyrénées-Orientales
Groupe
Socialiste
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 30 novembre 1958 au 9 octobre 1962
Département
Pyrénées-Orientales
Groupe
Non inscrit
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 25 novembre 1962 au 2 avril 1967
Département
Pyrénées-Orientales
Groupe
Rassemblement démocratique
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 12 mars 1967 au 30 mai 1968
Département
Pyrénées-Orientales
Groupe
Fédération de la gauche démocrate et socialiste
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
IVe législature
Mandat
Du 30 juin 1968 au 1er avril 1973
Département
Pyrénées-Orientales
Groupe
Fédération de la gauche démocrate et socialiste
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
Ve législature
Mandat
Du 11 mars 1973 au 2 avril 1978
Département
Pyrénées-Orientales
Groupe
Parti socialiste et radicaux de gauche
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
VIe législature
Mandat
Du 19 mars 1978 au 22 mai 1981
Département
Pyrénées-Orientales
Groupe
Union pour la démocratie française

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 3 octobre 1983 au 1er octobre 1992

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 4 octobre 1914 à Lima (Pérou)

Député des Pyrénées Orientales de 1956 à 1958

Paul Alduy passe la majeure partie de sa jeunesse hors du territoire national, au gré des affectations de son père, consul de France. Il entre au lycée d'Athènes, puis à la faculté des lettres et de droit de Paris. Il est licencié es-lettres et en droit, diplômé de l'Ecole libre des sciences politiques. Lauréat de la faculté de Droit, reçu au concours des Affaires étrangères, il effectue son service militaire entre le 15 octobre 1937 et le 15 juillet 1940. Il est marié et père de deux enfants.

La carrière diplomatique de Paul Alduy débute le 24 août 1941 comme attaché de consulat. Le 1" décembre 1942, il est nommé attaché d'ambassade à Ankara. Le 1er janvier 1943, il s'engage dans les Forces navales libres et est révoqué par le Gouvernement de Vichy. De 1943 à 1944, il devient chef du cabinet politique du délégué de la France au Levant et, de janvier 1945 au mois de juin 1946, il est directeur du Cabinet d'Yves Chataigneau, gouverneur général de l'Algérie. Il est nommé préfet hors cadre de troisième classe le 20 mars 1945. Délégué comme chargé de mission auprès d'Edouard De-preux, ministre de l'Intérieur, de juin à novembre 1946, il devient directeur du cabinet de Guy Mollet, ministre d'Etat, de décembre 1946 à janvier 1947, date à laquelle il retrouve son poste de directeur de cabinet d'Yves Chataigneau jusqu'au 1er décembre 1948.

Son expérience, sa connaissance des problèmes algériens notamment, le font désigner, avec l'accord de la SFIO, comme élu de l'Assemblée nationale au titre de conseiller de l'Assemblée de l'Union française en novembre 1947. Il préside le groupe socialiste de 1947 à 1956. Il s'implante parallèlement dans les Pyrénées Orientales. C'est ainsi qu'il est élu en février 1952, maire d'Amélie-les-Bains, mandat qui lui sera renouvelé en 1955. Il devient conseiller général de Prats-deMollo le 17 avril 1955. Il est préfet de première classe le 1er juillet de la même année.

Paul Alduy participe activement aux travaux de l'Assemblée de l'Union française. Membre de la commission des affaires politiques et administratives ainsi que de la commission des affaires extérieures, il fait paraître un ouvrage intitulé l'Union française, mission de la France. Dès cette année, il dépose plusieurs propositions de résolution. Les unes défendent les prérogatives de l'Assemblée de l'Union française. Les autres portent sur les réformes économiques et sociales nécessaires : le 13 janvier 1948, il demande l'introduction de la sécurité sociale en Algérie ; le 21 juillet, il propose au Gouvernement de promouvoir le développement économique de la Mauritanie ; le 16 décembre, il propose une étude sur l'installation en Afrique du nord de secteurs d'animation rurale. Ses interventions dans les débats sont également nombreuses. Il participe notamment, à la discussion sur les attributions de l'Assemblée de l'Union française, sur les élections à l'Assemblée algérienne ; il demande une mission d'enquête sur la situation à Madagascar. Nommé membre de la Commission du plan, de l'équipement et des communications en 1949, sa connaissance des problèmes coloniaux l'incite à déposer des résolutions tendant à améliorer la situation des territoires associés en matière d'emprunt et d'investissement, à traiter du statut des anciens combattants et victimes de guerre originaires d'Afrique, à interroger le Gouvernement sur la marche des pourparlers de paix en Indochine.

Lors des élections législatives du 17 juin 1951, il est présenté en première position par la SFIO dans les Pyrénées Orientales, sur une liste qui ne recueille que 11,70 % des voix et n'a donc aucun élu.

En 1952, il est réélu à l'Assemblée de l'Union française et de nouveau, membre de la Commission du plan, puis des commissions du règlement et de l'information. Il dépose plusieurs propositions de résolution sur l'organisation municipale en Afrique occidentale française et en Afrique équatoriale française. Le 5 février, il intervient sur une proposition pour inciter le Gouvernement à promouvoir une organisation de l'économie industrielle dans les espaces sahariens. Il défend le projet d'un traité de défense entre les Etats indépendants d'Afrique et les signataires du Pacte Atlantique. En 1954, il se manifeste par diverses interventions sur des propositions ou demandes d'avis concernant notamment, la politique des hydrocarbures dans les pays d'outre-mer. Son activité ne se dément pas. Cependant, le 2 février 1956, il donne sa démission de conseiller de l'Union française, car il a été élu à l'Assemblée nationale lors du scrutin du 2 janvier 1956.

En effet, présenté sur la liste SFIO, apparentée au Parti radical et radical socialiste et aux Républicains sociaux, Paul Alduy est élu en deuxième position derrière Arthur Conte.

Dans cette législature écourtée, il devient membre de la Commission des boissons, de celle des territoires d'outre-mer, de celle du suffrage universel et des lois constitutionnelles. A ce dernier titre, il représente l'Assemblée nationale au sein du Comité consultatif constitutionnel, le 22 juin 1956. Il est également nommé juré de la Haute Cour de justice.

Son activité parlementaire est tout aussi soutenue à l'Assemblée nationale qu'au sein de celle de l'Union française. Particulièrement intéressé par l'évolution de la crise algérienne, lors du conseil national de la SFIO à Puteaux, le 15 janvier 1956, il rejette la voie de l'intégration de l'Algérie à la France, et propose une charte de « l'Algérie Nouvelle » avec un collège unique.

Le 15 juin 1956, à L'Assemblée nationale, il présente un rapport sur un projet de loi de réformes en outre-mer. Il y considère les réformes « comme la clé de voûte d'une République marchant sans excès mais avec courage vers le progrès dans la fraternité consolidée des peuples de France et d'outre-mer ». A côté de l'Algérie, il continue de se préoccuper de l'évolution de l'Afrique noire. Ainsi, le 29 janvier 1957, il présente deux rapports sur les conditions d'institution et de fonctionnement des collectivités rurales en AOF et AEF et sur l'application de la loi du 27 janvier 1956 portant sur la réorganisation de l'Afrique occidentale française.

Il intervient également sur d'autres sujets. Le 25 janvier 1956, il dépose une proposition de loi tendant à réserver les fonds publics à l'enseignement public et une proposition de résolution tendant au respect intégral de la loi sur la séparation des Eglises et de l'Etat ; le 25 février 1956, une proposition de résolution pour secourir les marins pêcheurs des Pyrénées-Orientales et de l'Aude. Le 15 janvier 1957, il demande, dans une proposition de loi, l'attribution de la carte de combattant 1939-1945 pour les combattants de l'armée des Alpes.

En 1957, il apporte sa voix au projet de loi-cadre pour l'Algérie déposé par le Gouvernement Bourges Maunoury. Celui-ci, rejeté le 30 septembre, est repris par Félix Gaillard et adopté le 30 novembre. Si les interventions de Paul Alduy portent de manière privilégiée sur les Territoires d'outre-mer, il dépose en outre plusieurs propositions de résolution en matière de réglementation agricole, pour une organisation des marchés des fruits et légumes, des prêts aux caves coopératives, la protection de la pêche en Méditerranée. En janvier 1958, il appartient à l'Association parlementaire pour une réforme fiscale fondée sur l'impôt sur l'énergie et cosigne la proposition de loi présentée par Eugène Schueller, créateur de cette association.

Lors de la crise de mai-juin 1958, il vote, le 13 mai, la confiance au Gouvernement Pflimlin et apporte, derrière Guy Mollet, sa confiance au général de Gaulle, le 1er juin.


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