Alphonse Leporché

1840 - 1902

Informations générales
  • Né le 21 février 1840 à Noyen-sur-sarthe (Sarthe - France)
  • Décédé le 2 octobre 1902 à Noyen-sur-sarthe (Sarthe - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 26 février 1882 au 14 octobre 1885
Département
Sarthe
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Sarthe
Groupe
Union républicaine

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 4 janvier 1891 au 27 janvier 1900
Sénateur
du 28 janvier 1900 au 2 octobre 1902

Biographies

Député de 1882 à 1889, né à Noyen-sur-Sarthe (Sarthe) le 21 février 1840, il était conseiller général de ce département pour le canton de Malicorne, secrétaire du conseil et maire de Noyen, lorsqu'il se présenta comme candidat républicain à la Chambre des députés, le 21 août 1881, dans la 1re circonscription de Mamers, où il obtint, sans être élu, 4,148 voix, contre 6,471 à l'élu royaliste, M. de La Rochefoucauld, et 2,037 à M. Granger.

Bientôt après, un des députés du département, M. Rubillard, ayant été nommé sénateur, M. Leporché reporta sa candidature dans cette circonscription (la 1re du Mans), et fut élu par 12,289 voix sur 13,610 votants et 25,700 inscrits. Il s'inscrivit à la gauche radicale et vota parfois avec les opportunistes, le plus souvent avec les radicaux. Il ne s'associa pas au vote des crédits de l'expédition du Tonkin.

Porté, le 4 octobre 1885, sur la liste républicaine de la Sarthe, M. Leporché fut élu député de département, le 1er sur 7, par 54,337 voix (107,837 votants, 127,345 inscrits). Il reprit sa place dans la majorité, et il a voté, en dernier lieu :

- pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- contre l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- pour les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- pour les poursuites contre le général Boulanger.


Né le 21 février 1840 à Noyen-sur-Sarthe (Sarthe), mort le 2 octobre 1902 à Noyen-sur-Sarthe.

Député de la Sarthe de 1882 à 1889.

Sénateur de la Sarthe de 1891 à 1902.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. IV, p. 108.)

Alphonse Le Porché, avocat, battu aux élections législatives de 1889 dans la 1re circonscription du Mans par le candidat boulangiste Vilfeu, se présente aux élections sénatoriales de 1891 et est élu le 4 janvier par 483 voix sur 898 votants au premier tour, battant Rubillard, sénateur sortant.

Président du groupe de la gauche démocratique, il intervient sur tous les projets importants. Il se passionne tout particulièrement pour le développement et l'avenir de l'enseignement public, défend le sort d'une partie du personnel enseignant qu'il juge insuffisamment avantagé et exprime ses craintes en ce qui concerne l'enseignement secondaire. Les questions se rapportant aux chemins de fer, à la réforme du code d'instruction criminelle, aux pensions militaires sont l'objet de ses principales études.

Il est réélu le 28 janvier 1900, au premier tour, par 589 voix sur 895 votants. Il est entendu à nouveau dans la discussion de deux propositions de loi sur l'enseignement secondaire et sur la réforme du baccalauréat.

Mais la maladie l'oblige à demander un congé le 25 octobre 1901 et sa mort intervient un an plus tard.

En dehors de son activité parlementaire, Le Porché plaida dans de nombreux procès retentissants et ce fut lui qui défendit la duchesse de Chaulnes, poursuivie pour l'enlèvement de ses enfants. En même temps, il prêtait l'appui de sa parole aux journaux républicains dans les procès qui leur étaient intentés par les gouvernements de combat.