Joseph Marion de Faverges

1829 - 1890

Informations générales
  • Né le 17 décembre 1829 à Grenoble (Isère - France)
  • Décédé le 1er décembre 1890 à Tain-l'hermitage (Drôme - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IVe législature
Mandat
Du 23 mai 1869 au 22 décembre 1869
Département
Isère
Groupe
Gauche
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IVe législature
Mandat
Du 6 février 1870 au 4 septembre 1870
Département
Isère
Groupe
Gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Isère
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Isère
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 3 février 1885
Département
Isère
Groupe
Union républicaine

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 25 janvier 1885 au 4 janvier 1888
Sénateur
du 5 janvier 1888 au 1er décembre 1890

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Corps législatif de 1869 à 1870, député de 1876 à 1885 et membre du Sénat, né à Grenoble (Isère) le 17 décembre 1829, mort à Tain (Drôme) le 3 décembre 1890, fils d'André Louis Joseph Marion qui avait été député sous Louis-Philippe et représentant en 1848, il fit son droit à Paris, fut reçu avocat et acheta une charge d'agent de change à Marseille puis à Paris. En 1861, il se retira au château de Faverges pour s'occuper d'agriculture et spécialement d'élevage.

Conseiller général du canton de Morestel, il présenta sa candidature d'opposition démocratique, dans la 4e circonscription de l'Isère, aux élections de 1869, et fut élu député, le 24 mai, par 15,410 voix (26,532 votants, 31,824 inscrits), contre 7,732 à M. de Vaulserre et 3,338 à M. Michal-Ladichère. Il protesta, avec M. de Kératry, contre la durée inconstitutionnelle de la prorogation de la nouvelle Chambre ; mais son élection fut invalidée par la majorité.

Il se représenta devant ses électeurs, le 6 février 1870, et fut réélu par 18,069 voix (23,964 votants, 31,632 inscrits), contre 2,688 à M. Gayet, 2,359 à M. de Marnas et 722 à M. Brillier. Il reprit sa place à gauche, demanda (juillet 1870) qu’on donnât connaissance à la Chambre des documents relatifs aux difficultés avec la Prusse, et vota contre la guerre.

Après le 4 septembre, M. Marion fut nommé commissaire du gouvernement dans l'Isère et commandant des mobilisés du département avec le grade de général. Maire des Avenières, il se tint à l'écart de la politique pendant la durée de l'Assemblée nationale, et fut révoqué de ses fonctions de maire par le ministère de Broglie (1874).

Candidat aux élections du 20 février 1876, dans la 2e circonscription de la Tour-du-Pin, il fut élu par 7,994 voix (12,764 votants, 15,939 inscrits), contre 4,518 à M. de Quinsonas, représentant sortant. Il prit place au groupe de l'Union républicaine et fut l'un des 363 députés qui refusèrent le vote de confiance au ministère de Broglie.

Successivement réélu, le 14 octobre 1877, par 9,276 voix (13,240 votants, 16,361 inscrits), contre 3,869 à M. Baboin ; et, le 21 août 1881, par 9,099 voix (10,059 votants, 17,020 inscrits), il continua de siéger à l'union républicaine, appuya de ses votes les différents ministères républicains, vota pour la loi Ferry sur l'enseignement supérieur, etc.

Le 25 janvier 1885, il fut élu sénateur de l'Isère, par 624 voix (1,231 votants), en remplacement de M. Michal-Ladichère décédé. A la Chambre haute, il a pris place à la gauche républicaine, a voté l'expulsion des princes, et s'est prononcé, en dernier lieu, pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement (13 février 1889), pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse, pour la procédure de la Haute-Cour contre le général Boulanger.


Retour haut de page