Etienne Brossard

1839 - 1894

Informations générales
  • Né le 9 mars 1839 à Pouilly-sur-charlieu (Loire - France)
  • Décédé le 23 octobre 1894 à Pouilly-sur-charlieu (Loire - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Loire
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Loire
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 2 février 1885
Département
Loire

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 25 janvier 1885 au 4 janvier 1888
Sénateur
du 5 janvier 1888 au 23 octobre 1894

Biographies

Député de 1876 à 1885, et membre du Sénat, né à Pouilly-sous Charlieu (Loire), le 9 mars 1839, il passa par l'Ecole polytechnique et par l'Ecole des mines, et fut envoyé comme ingénieur en Algérie, pour faire dans le département de Constantine des études géologiques. De 1868 à 1870, il fut ingénieur des mines de Malfidana (Sardaigne).

De retour en France, lors de la déclaration de guerre à la Prusse, il prit part à la campagne franco-allemande en qualité de capitaine de mobilisés. Puis il devint conseiller municipal et maire de Pouilly sous Charlieu, fut, à cause de ses opinions républicaines, révoqué de ses fonctions municipales par le ministère de Broglie, et se présenta, le 28 février 1876, à la députation. Il fut élu dans la 2e circonscription de Roanne, par 10,680 voix (16,570 votants, 20,849 inscrits), contre 5,824 voix données à M. Bouillier, conservateur monarchiste. M. Brossard s'inscrivit à la gauche républicaine, et vota avec ce groupe contre le gouvernement du Seize-mai. Il fut des 363.

Réélu aux élections du 14 octobre 1877, par 10,358 voix sur 17,115 votants et 21,154 inscrits, contre 6,737 à son ancien concurrent, alors candidat officiel, M. Bouillier, il reprit sa place à la gauche modérée, soutint le ministère Dufaure et la politique opportuniste, vota l'article 7 et l'application des lois existantes, et se prononça contre l'amnistie plénière, pour l'invalidation de l'élection Blanqui, etc. M. Brossard prit part à plusieurs discussions spéciales sur la question des mines : il fut (13 juillet 1880), rapporteur de la loi portant révision de celle du 21 avril 1810, et déposa, la même année, une proposition de loi tendant à la réorganisation des caisses centrales de pensions et de secours aux ouvriers mineurs.

Il fut encore réélu le 21 août 1881, par 10,486 voix (11,473 votants, 21,735 inscrits), donna son suffrage au ministère Ferry, approuva l'expédition du Tonkin, et repoussa la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Avant la fin de la législature, M. Brossard quitta la Chambre des députés pour entrer au Sénat.

Par 549 voix sur 935 votants, contre 344 à M. Mulsant, il fut nommé sénateur de la Loire, à la place de M. Cherpin, décédé. Il vota régulièrement avec la majorité de la Chambre haute. Dans la dernière session, M. Brossard s'est prononcé :

- pour le rétablissement du scrutin uninominal (13 février 1889),
- pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse (18 février),
- pour la procédure à suivre devant le Sénat pour juger des attentats contre la sûreté de l'Etat (29 mars, affaire du général Boulanger).


Né le 9 mars 1839- à Pouilly - sous - Charlieu (Loire), mort le 23 octobre 1894 à Pouilly-sous-Charlieu.

Député de la Loire de 1876 à 1885 Sénateur de la Loire de 1885 à 1894. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. 1, p. 507.)

Etienne Brossard, qui avait été réélu au renouvellement sénatorial du 5 janvier 1888, poursuivit son activité au sein des commissions dont il faisait partie et présenta un certain nombre de rapports concernant notamment les mines, la fabrication des armes et des munitions, les canaux et voies navigables, les emprunts départementaux et les chemins de fer d'intérêt local.

La mort l'enleva prématuréement à 55 ans, le 23 octobre 1894, alors qu'il se trouvait dans sa maison de campagne de Pouilly-sous-Charlieu et, dans l'éloge funèbre qu'il prononça le même jour devant le Sénat, le président Challemel-Lacour put rendre hommage à sa personnalité et à ses opinions « qui étaient ni bruyantes, ni sujettes à se modifier beaucoup, mais invariables comme le bon sens et comme la modération qui en étaient le fond ».

Il avait publié de nombreux ouvrages de valeur sur ses thèmes préférés : Essai sur la constitution physique et géologique des régions méditerranéennes de la subdivision de Sétif (1866), Le bassin houillier de la Loire (1887), Les élections et les représentants de la Loire, de 1789 à 1889 (1889), L'art roman à Charlieu et en Brionnais (1892), Charlieu pendant la révolution (1892), La réserve de Saint-Etienne (1885). On a également de lui un ouvrage. posthume : L'histoire du département de la Loire pendant la Révolution française, 1789-1799.


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