Victor, Jules, Dunon Cirier

1823 - 1890

Informations générales
  • Né le 16 avril 1823 à Le cateau (Nord - France)
  • Décédé le 20 octobre 1890 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 7 décembre 1879 au 14 octobre 1881
Département
Nord
Groupe
Gauche républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Nord
Groupe
Gauche républicaine

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 5 janvier 1888 au 20 octobre 1890

Biographies

Député de 1879 à 1885, membre du Sénat, né au Cateau (Nord), le 16 avril 1823, il était avocat au barreau de Cambrai et n'avait pas d'antécédents politiques, quand il fut élu, le 7 décembre 1879, député de la 2e circonscription de Cambrai, en remplacement de M. Bertrand-Milcent, décédé : il obtint, comme républicain, 9 979 voix sur 18 686 votants et 24 949 inscrits, contre 8 381 à M. Jules Amigues, bonapartiste.

Il siégea à gauche, et vota :
- l'article 7,
- l'application des décrets aux Congrégations,
- les lois nouvelles sur l'enseignement, sur la presse, sur le droit de réunion, etc.

M. Cirier fut réélu le 21 août 1881, par la même circonscription et contre le même concurrent : il réunit 9 183 voix (15 677 votants, 22 679 inscrits), tandis que M. J. Amigues n'en eut que 2 817.

Membre de la majorité opportuniste, M. Cirier s'associa à la plupart des votes des modérés de la gauche dans la législature de 1881. Il repoussa l'institution d'un maire de Paris élu, la proposition Boysset tendant à l'abrogation du Concordat, l'élection de la magistrature, vota pour les crédits de l'expédition du Tonkin, et contre l'élection des sénateurs par le suffrage universel.

Porté sur la liste républicaine opportuniste du Nord, le 4 octobre 1885, M. J. Cirier échoua avec 116 341 voix contre 161 099 accordées au dernier élu de la liste conservatrice, M. Delelis. C'est comme sénateur du Nord que M. Cirier reparut au Parlement, ayant été élu le 5 janvier 1888, par 1 165 voix sur 2 297 votants. Il a pris place à gauche et s'est prononcé notamment :

- pour la nouvelle loi militaire,
- pour les ministères Tirard et Rouvier,

et, en dernier lieu :

- pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement (13 février 1889),
- pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- pour la procédure à suivre devant le Sénat pour juger les attentats contre la sûreté de l'Etat (affaire du général Boulanger).


Né à Cateau (Nord), le 16 avril 1823, mort le 20 octobre 1890, à Paris.

Député du Nord de 1879 à 1885.
Sénateur du Nord de 1888 à 1890.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. II, p. 113.)

Atteint par la maladie, il eut une activité politique réduite durant les mois qui précédèrent son décès survenu à Paris, en cours de mandat, le 20 octobre 1890, âgé de 75 ans.

Son éloge funèbre fut prononcé par le président Le Royer, à la séance du 23 octobre. Il salua la mémoire du défunt en ces termes : « M. Cirier qui s'était fait une honorable situation au barreau, avait appartenu à la Chambre des députés de 1879 à 1885 et n'était des nôtres que depuis deux ans. La maladie qui l'a emporté ne lui a pas permis de donner sa mesure ; son talent et sa compétence n'ont pu se révéler. Il s'est de tout temps signalé par ses fermes opinions libérales ; il laisse à tous ceux qui l'ont connu, le souvenir d'une absolue intégrité et d'un dévouement de toutes les heures aux intérêts de la France et de la République. »


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