Frédéric Thomas

1814 - 1884

Informations générales
  • Né le 5 janvier 1814 à Castres (Tarn - France)
  • Décédé le 27 janvier 1884 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 4 septembre 1881 au 27 janvier 1884
Département
Tarn
Groupe
Gauche républicaine

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1881 à 1884, né à Castres (Tarn) le 5 janvier 1814, mort à Paris le 27 janvier 1884, il fit de bonnes études au collège de sa ville natale, suivit les cours de la faculté de droit à Toulouse, et, reçu avocat en 1836, s'adonna exclusivement à la littérature.

Lauréat de l'Académie des Jeux floraux, il collabora à la Revue du Midi et à la France méridionale, fonda, en 1833, un journal littéraire et humoristique, le Gascon, et collabora en 1835 à la Patrie, journal politique. Il y attaqua si violemment le gouvernement de Louis-Philippe qu'il fut traduit en cour d'assises. Il se défendit lui-même, et fut acquitté. Le procureur général, Romiguières, s'intéressa à lui, et lui donna une lettre de recommandation pour Armand Carrel. Grâce à la protection de ce dernier, Thomas écrivit bientôt dans la Minerve, le Figaro, la Presse, dans des journaux de droit, fit jouer des pièces de théâtre et donna deux romans : Un coquin d'oncle (1840) et La chanson des trois capitaines (1844).

De retour à Castres à la révolution de 1848, il y fonda l'Electeur du Tarn, et se fit inscrire au barreau (1850); mais il ne tarda pas à regretter Paris, où il revint en 1854. Membre et rapporteur du comité de la Société des gens de lettres, il en devint président au mois de décembre 1868, en remplacement de M. J. Simon, et fut maintenu à ce poste, en mars 1869 et 1870.

Il s'était présenté comme candidat d'opposition au Corps législatif dans la 1re circonscription du Tarn, le 24 mai 1869, et avait échoué avec 3,436 voix contre 17,258 à l'élu officiel, M. Gorsse, et 9,243 au baron Decazes. Nommé (6 septembre 1870) préfet du Tarn, il échoua encore, aux élections du 8 février 1871, dans le Tarn, avec 19,552 voix sur 78,096 votants, et donna sa démission de préfet le 16 mars suivant. Conseiller général de Castres (8 octobre 1871), il échoua une troisième fois à la députation, le 5 mars 1876, au second tour, dans la 1re circonscription de Castres, avec 7,841 voix contre 8,263 à M. Combes, conservateur.

Nommé conseiller de préfecture de la Seine le 12 janvier 1880, il fut enfin élu député de la première circonscription du Tarn (Castres), le 4 septembre 1881, au second tour, par 8,815 voix (16,945 votants, 21,407 inscrits), contre 8,038 à M. Combes, député sortant. Il prit place à la gauche opportuniste, critiqua (juin 1882) la nouvelle formule du serment judiciaire, défendit (mai 1883) la loi de relégation des récidivistes, et soutint la politique scolaire et coloniale des ministères républicains. Décédé en janvier 1884, il fut remplacé, le 23 mars suivant, par M. Abrial.

Chevalier de la Légion d'honneur du 25 avril 1847. On a de lui : Petites causes célèbres (9 volumes 1855-59); Du châtiment et de la réhabilitation (1873) ; le Courrier du Palais dans l'Estafette, la Presse et le Siècle, etc.