Paul, Eugène Bontoux

1820 -

Informations générales
  • Né le 9 décembre 1820 à Embrun (Hautes-Alpes - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 17 décembre 1877
Département
Hautes-Alpes
Groupe
Union des Droites

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1877, né à Embrun (Hautes-Alpes) le 9 décembre 1820, de Claude Bruno Bontoux, procureur du roi près le tribunal d'Embrun, il était banquier et avait notamment en Autriche, depuis vingt-cinq ans, des intérêts financiers considérables, lorsqu'il fut élu, avec l'appui officiel du gouvernement du maréchal de Mac-Mahon, député conservateur de la circonscription de Gap (Hautes-Alpes), le 14 octobre 1877, par 8 120 voix sur 15 577 votants et 17 775 inscrits; son adversaire, M. Chaix, député républicain sortant, en avait réuni 7 374.

La validation de cette élection vint en discussion devant la Chambre, le 17 décembre 1877. Vivement attaquée par le rapporteur, M. Rubillard, et par M. Nadaud, elle amena à la tribune le principal intéressé. M. Bontoux s'attacha à prouver que sa candidature n'avait point été une « candidature excentrique ». « Depuis quatre-vingt-dix ans, dit-il, les membres de ma famille ont représenté le département. » Il soutint que les électeurs avaient voté librement et que la candidature officielle n'avait nullement été pratiquée en sa faveur. Les conclusions du rapport furent néanmoins adoptées, et M. Bontoux, invalidé par 313 voix contre 201, se représenta devant ses électeurs et échoua, le 27 janvier 1878, avec 3 214 suffrages seulement contre M. Chaix, élu par 8 622 voix.

Au mois de janvier 1882, à la suite de la faillite de la Société financière, l'Union générale, M. Bontoux, président du conseil d'administration de cette société, fut arrêté sur l'ordre de M. Humbert, garde des Sceaux, avec le directeur de l'Union générale, M. Feder. À la Chambre des députés, M. Salis (de l'Hérault), ayant interpellé, le 2 février 1882, le ministre de la Justice sur les mesures qu'il comptait prendre à l'égard des membres du conseil de surveillance de l'Union générale, M. Humbert répondit que la Justice était saisie et qu'il fallait respecter l'indépendance des magistrats.

M. Bontoux fut condamné à quelques mois de prison.

Il a continué en Autriche à s'occuper de finances.

Date de mise à jour: décembre 2017


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