Cyprien, Jean-Jacques Girerd

1832 - 1916

Informations générales
  • Né le 1er mai 1832 à Nevers (Nièvre - France)
  • Décédé le 9 avril 1916 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Nièvre
Groupe
Gauche républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Nièvre
Groupe
Gauche républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Nièvre
Groupe
Gauche républicaine

Biographies

Représentant en 1871, député de 1876 à 1881, né à Nevers (Nièvre) le 1er mai 1832, fils de Frédéric Girerd qui avait été représentant en 1848, il se fit inscrire au barreau de Nevers, où il acquit assez rapidement une situation en vue, et dont il devint bâtonnier.

Il fit de l'opposition démocratique à l'Empire, et fonda en 1867, dans ce but, l'Indépendant du centre, qui fut plusieurs fois frappé par l'administration. Aux élections générales du 1er juin 1863 il posa, dans la 2e circonscription de la Nièvre, sa candidature d'opposition au Corps législatif, mais il n'obtint que 3,212 voix contre 17,062 au candidat officiel, député sortant, élu, M. de Montjoyeux, et 906 à M. Léon de Riberolles. M. de Montjoyeux ayant été nommé sénateur pendant la session, les électeurs de la 2e circonscription de la Nièvre furent appelés, le 17 novembre 1868, à lui choisir un successeur; M. Girerd se porta de nouveau candidat de l'opposition, et n'obtint que 3,865 voix contre 15,706 au candidat officiel, M. le baron de Bourgoing, et 1,872 à M. Ferdinand Gambon, candidat inassermenté.

Au 4 septembre 1870, le gouvernement de la Défense nationale nomma M. Girerd préfet de la Nièvre; mais il se montra trop indépendant du pouvoir central, et fut révoqué de ces fonctions par Gambetta le 11 janvier 1871.

Le 8 février suivant, porté dans la Nièvre pour les élections à l'Assemblée nationale, sur la liste mixte des conservateurs et des républicains modérés, il fut élu représentant, le 3e sur 7, par 36,435 voix sur 64,512 votants et 97,485 inscrits. Il siégea à gauche, prit la parole dans plusieurs discussions importantes, et fut rapporteur de la loi sur les annonces judiciaires; le 9 juin 1874, il apporta à la tribune un document « trouvé dans un wagon de 1re classe » et qui portait en tête : « Comité central de l'appel au peuple » et demanda au ministre de la Justice quelles mesures il comptait prendre contre ce comité. M. Girerd trouvait, dans ce document, la preuve de la complicité de certains fonctionnaires de l'Etat dans les agissements bonapartistes; il s'engagea à la Chambre, sur ce point, une très vive discussion; M. Rouher nia l'existence du comité; une enquête fut ordonnée, des perquisitions opérées, et l'affaire, dite des « petits papiers », qui fit beaucoup de bruit, mais qui ne fit que du bruit, donna lieu à une remarquable déposition de M. Léon Renault, alors préfet de police, et à un rapport de M. Savary.

M. Girerd, pendant cette législature, vota:

- contre la paix,
- contre l'abrogation des lois d'exil,
- contre la pétition des évêques,
- contre le pouvoir constituant de l'Assemblée,
- pour le service militaire de trois ans,
- contre la démission de Thiers,
- contre le septennat,
- contre l'admission des princes d'Orléans à titre définitif dans l'armée,
- contre le ministère de Broglie,
- pour l'amendement Wallon,
- pour l'amendement Pascal Duprat,
- pour les lois constitutionnelles.

M. Girerd se présenta sans succès dans la Nièvre aux élections sénatoriales du 30 janvier 1876: il échoua avec 106 voix sur 378 votants. Mais il fut réélu député, le 20 février suivant, dans la 1re circonscription de Nevers, par 9,221 voix sur 15,621 votants et 20,271 inscrits, contre 4,840 voix à M. Petiet et 1,445 à M. Devuns. Il reprit sa place à gauche, fit partie des commissions du budget de 1877 et de 1878, vota contre le ministère de Broglie-Fourtou et fut des 363.

Réélu, le 14 octobre 1877, après la dissolution de la Chambre, par 9,411 voix sur 17,269 votants et 21,201 inscrits, il vota pour l'enquête sur les élections, contre le ministère de Rochebouët, et entra, le 23 décembre 1877, dans le cabinet Dufaure comme sous-secrétaire d'Etat au ministère du Commerce. Il prit, en cette qualité, une part active à l'organisation de l'Exposition universelle de 1878, et fut même l'objet d'attaques assez vives au sujet du monopole, concédé par lui à M. Dalloz, de l'émission des billets de loterie de cette exposition.

Les élections du 21 août 1881 lui furent défavorables; il échoua, au 1er tour, avec 4,282 voix contre M. Gaston Laporte, 6,707, et M. Ch. Martin 4,691. Son nom se trouva encore mêlé, depuis, à la déconfiture d'une société financière à Paris « la Caisse centrale populaire », et, peu après, d'une autre société financière à Nevers « la Caisse commerciale ». Il a été plus heureux dans l'administration des finances de l'Etat, comme trésorier-payeur général à Moulins, puis à Orléans, poste qu'il occupe encore aujourd'hui.

Né le 1er mai 1832 à Nevers (Nièvre), mort le 9 avril 1916 à Paris.

Député de la Nièvre de 1876 à 1881.

Sous-Secrétaire d'Etat au Ministère de l'Agriculture et du Commerce de 1877 à 1881.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. III, p. 185.)

Enfin, en 1900, il fut nommé à un troisième poste de trésorier-payeur général à Amiens.

Il mourut à Paris le 9 avril 1916, à l'âge de 83 ans.

Il était chevalier de la Légion d'honneur depuis 1896.


Date de mise à jour: juillet 2017


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