Pierre, Calixte, Emmanuel Daguilhon-Pujol

1828 - 1912

Informations générales
  • Né le 2 juin 1828 à Lavaur (Tarn - France)
  • Décédé le 9 mai 1912 à Toulouse (Haute-Garonne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IVe législature
Mandat
Du 23 mai 1869 au 4 septembre 1870
Département
Tarn
Groupe
Centre droit
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Tarn
Groupe
Appel au peuple

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Corps législatif de 1869 à 1870, député de 1877 à 1881, né à Lavaur (Tarn), le 2 juin 1828, fils de Gustave Daguilhon-Pujol qui avait été député sous la monarchie de Juillet et sous l'Empire, il entra à l'Ecole Polytechnique en 1848, en sortit, en 1850, sous-lieutenant d'artillerie, fut nommé lieutenant en 1854 et capitaine en 1860. Il fit les campagnes de Crimée et d'Italie.

Vers 1866, il donna sa démission, se présenta pour remplacer son père au Corps législatif, le 24 mai 1869, et fut élu député de la 3e circonscription du Tarn par 16 046 voix (27 600 votants, 34 090 inscrits), contre MM. Bermond, 6 975, Daguilhon-Lasselve, 3 333 et Mazuc, 1 178. Il prit place dans la majorité et vota la déclaration de guerre à la Prusse.

Rentré dans la vie privée au 4 Septembre, il se présenta aux élections législatives de 1876, mais il échoua, comme candidat bonapartiste, au second tour de scrutin, le 5 mars 1876, avec 4 129 voix contre 4 988 à M. Marty, républicain, élu, et 3 756 à M. Daguilhon-Lasselve, conservateur orléaniste.

Il fut plus heureux le 14 octobre 1877, grâce à l'appui du gouvernement du du Seize-Mai. Devenu député de Lavaur, par 8 273 voix (13 389 votants et 16 395 inscrits), contre 5 048 à M. Marty, député sortant, il s'inscrivit au groupe de l'Appel au peuple, avec lequel il vota :

- contre le ministère Dufaure,
- contre l'élection de M. Grévy à la présidence de la République,
- contre l'article 7,
- contre l'application des décrets aux congrégations,
- contre les lois nouvelles sur la presse et le droit de réunion, etc.

Il ne fut pas réélu le 21 août 1881, n'ayant obtenu que 6 234 voix contre 7 014 à M. Compayré, républicain. En 1885, il réunit 45 690 voix sur la liste conservatrice, tandis que le dernier élu des républicains, M. Héral, en obtenait 47 226.

Chevalier de la Légion d'honneur.


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