Philippe Pory-Papy

1805 - 1874

Informations générales
  • Né le 3 mai 1805 à Saint-pierre (Martinique - France)
  • Décédé le 27 janvier 1874 à Versailles (Yvelines - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 9 août 1848 au 26 mai 1849
Département
Martinique
Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 27 janvier 1874
Département
Martinique
Groupe
Union républicaine

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1848 et en 1871, né à Saint-Pierre (Martinique) le 3 mai 1805, mort à Versailles (Seine-et-Oise) le 27 janvier 1874, homme de couleur, il reçut une assez bonne instruction.

Après la déconfiture de son père et ses démêlés avec Bissette, il vint étudier le droit à Aix, passa sa thèse de licence à Paris, et retourna à la Martinique où il s'installa à Saint-Pierre comme avocat avoué. Chargé par le comité fraternel des mulâtres de l'encaissement des dons volontaires, il eut bientôt des difficultés avec son correspondant en France, lequel se plaignait de ne recevoir que très irrégulièrement les sommes qui lui avaient été allouées.

Pory-Papy était maire de Saint-Pierre lorsque la révolution de 1848 éclata. Elu, le 9 août suivant, représentant de la Martinique à l'Assemblée constituante, le 2e sur 3, par 19,263 voix (20,698 votants), il vota:

- contre la sanction de la Constitution par le peuple,
- pour l'ensemble de la Constitution,
- contre la proposition Rateau,
- contre l'interdiction des clubs
- et contre l'expédition de Rome.

Après la clôture de la Constituante, il reprit ses occupations à Saint-Pierre. Les événements de 1870 le mirent de nouveau en évidence. Elu, le 12 mars 1871, représentant de la Martinique à l'Assemblée nationale, le 2e et dernier, par 4,550 voix (5,827 votants, 35,520 inscrits), il vota:

- contre l'abrogation des lois d'exil,
- contre le service de trois ans,
- pour l'arrêté sur les enterrements civils,
- contre la démission de Thiers
- et contre le septennat.

Décédé en janvier 1874, il fut remplacé, le 9 août de la même année, par M. Godissard.