Pierre Pradié

1816 - 1892

Informations générales
  • Né le 19 mai 1816 à Marcillac (Aveyron - France)
  • Décédé le 8 mars 1892 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Aveyron
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 28 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Aveyron
Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Aveyron
Groupe
Centre droit

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1848, en 1849 et en 1871, né à Marcillac (Aveyron) le 19 mai 1816, fils d'un notaire, il étudia le droit, se fit inscrire au barreau de Rodez en 1836, succéda à son père dans sa charge de notaire, et s'occupa activement de politique.

Démocrate de l'école néo-catholique qui reconnaissait pour chef Buchez, il avait publié un écrit philosophique intitulé Essai sur l'être divin, lorsqu'il se présenta, au lendemain de la révolution de 1848, comme candidat républicain modéré et catholique, à l'Assemblée constituante dans le département de l'Aveyron. Grâce à l'appui du clergé, il fut élu, le 6e sur 10, par 36 376 voix (90 119 votants, 105 448 inscrits). Membre et secrétaire du comité des cultes, M. Pradié prit place au centre et vota, généralement avec la gauche :

- contre le rétablissement du cautionnement ;
- pour les poursuites contre Caussidière (il s'abstint dans le scrutin relatif à Louis Blanc, ne trouvant pas les charges suffisantes),
- contre le rétablissement de la contrainte par corps,
- contre l'abolition de la peine de mort,
- pour l'amendement Deville portant suppression du remplacement militaire,
- contre le droit au travail,
- pour l'ordre du jour en l'honneur de Cavaignac,
- contre la proposition Rateau,
- contre l'interdiction des clubs

(aux autres scrutins il est porté absent par congé).

Réélu, le 13 mai 1849, représentant de l'Aveyron à l'Assemblée législative, le 8e et dernier, par 33 805 voix (79 850 votants, 112 514 inscrits), il combattit la politique de l'Elysée dans les rangs de la minorité démocratique, vota et protesta contre la loi restrictive du suffrage universel, et présenta une proposition qui fit quelque bruit, et qui avait trait à la responsabilité du président et de ses ministres ; cette proposition fut inscrite à l'ordre du jour peu de temps avant le coup d'Etat du 2 décembre, qui rendit M. Pradié à la vie privée.

Il s'occupa, pendant toute la durée de l'Empire de travaux de philosophie religieuse : le Philosophe (1858), la Liberté (1861); le Monde nouveau (1863); la Liberté politique et religieuse (1864), etc.

Il reparut sur la scène parlementaire le 8 février 1871, comme représentant de l'Aveyron à l'Assemblée nationale, élu, le 8e et dernier, par 53 307 voix (65 273 votants, 118 224 inscrits). Converti à la monarchie, il prit place au centre droit, appuya la proposition de déchéance de l'Empire, présenta divers projets de loi intéressant la religion et le clergé, les développa dans une série de brochures intitulées Notes à mes collègues. Il se prononça :

- pour la paix,
- pour les prières publiques,
- pour l'abrogation des lois d'exil,
- contre le retour de l'Assemblée à Paris,
- pour la chute de Thiers au 24 mai,
- pour le septennat,
- pour la loi des maires,
- pour le ministère de Broglie,
- contre les amendements Wallon et Pascal Duprat,
- contre l'ensemble des lois constitutionnelles.

M. Pradié se représenta, le 20 février 1876, dans la 2e circonscription de l'arrondissement de Rodez, n'obtint que 1 681 voix au premier tour, et se retira de la lutte.

Il n'appartint pas à d'autres assemblées.