Pierre Allemand

1815 - 1901

Informations générales
  • Né le 16 juillet 1815 à Allemagne (Basses-Alpes - France)
  • Décédé le 3 mars 1901 à Allemagne (Alpes-de-Haute-Provence - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 2 juillet 1871 au 7 mars 1876
Département
Basses-Alpes
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Basses-Alpes
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Basses-Alpes
Groupe
Union républicaine

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant des Basses-Alpes à l'Assemblée nationale de 1871, et député de Digne en 1876, né à Allemagne (Basses-Alpes), le 16 juillet 1815, il avait été reçu docteur en 1841, puis, avait été nommé, au concours, chef interne des hôpitaux civils de Toulon.

Il entra dans la politique sous le second Empire, fit une vive opposition au gouvernement, et fut nommé conseiller général du département des Basses-Alpes, où il était revenu se fixer. Maire de la commune de Riez, il se fit élire à l'élection complémentaire du 2 juillet 1871, représentant des Basses-Alpes, en remplacement de Thiers, qui avait opté pour la Seine ; il remporta, avec 14 212 voix (43 848 inscrits et 27 302 votants), sur MM. Paulin Talabot, 7 412 voix et M. Arthur Picard, 3 755.

Inscrit à la fois aux deux groupes de la gauche modérée et de l'union républicaine, il ne se mêla pas aux discussions, et se contenta de voter, avec les républicains de l'Assemblée :
- contre les préliminaires de paix ;
- contre les prières publiques ;
- pour le retour à Paris ;
- contre le ministère du 24 mai 1873, qui le révoqua, de ses fonctions de maire de Riez ;
- pour les lois constitutionnelles
- et contre la loi dite de la liberté de l'enseignement supérieur.

Après avoir échoué aux élections sénatoriales du 30 janvier 1876 dans les Basses-Alpes, il fut plus heureux comme candidat à la députation, dans l'arrondissement de Digne, le 20 février suivant : 7 643 voix sur 14 529 inscrits et 10 811 votants, l'envoyèrent à la Chambre ; son concurrent bonapartiste, M. Falcon de Cimier, ancien préfet du département, n'obtint que 2 953 voix.

M. Allemand reprit sa place à gauche et soutint les ministres « libéraux » que le maréchal de Mac-Mahon appela au pouvoir à la suite des élections de février. Il vota, en juin 1876, pour le nouveau projet déposé par M. Waddington sur la collation des grades, et, après l'événement du 16 Mai 1877, fut au nombre des 363 opposants au cabinet Fourtou-de Broglie.

Il fut, comme tel, réélu le 14 octobre 1877, par la circonscription de Digne, avec 7 757 voix sur 14 576 inscrits et 11 415 votants, contre M. Fruchier, candidat officiel, qui eut 3 590 voix.

Dans cette nouvelle législature, M. Allemand se prononça :
- pour l'amnistie partielle ;
- pour l'invalidation de l'élection de Blanqui à Bordeaux ;
- pour l'application des lois existantes aux congrégations non autorisées ;
- pour le divorce, etc.

Il ne s'est pas représenté aux élections législatives du 21 août 1881.


Retour haut de page