Frédéric, Christophe d'Houdetot

1778 - 1859

Informations générales
  • Né le 16 mai 1778 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 20 janvier 1859 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Calvados
Groupe
Droite
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
Ire législature
Mandat
Du 29 février 1852 au 29 mai 1857
Département
Calvados
Groupe
Majorité dynastique
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IIe législature
Mandat
Du 21 juin 1857 au 20 janvier 1859
Département
Calvados
Groupe
Majorité dynastique

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Pair de France, représentant en 1849, député au Corps législatif de 1852 à 1859, né à Paris le 16 mai 1778, mort à Paris le 20 janvier 1859, il était le petit-fils de Mine d'Houdetot, la célèbre amie de J.-J. Rousseau.

La conscription le fit, en 1798, canonnier pendant quelque temps. Puis il s'adonna aux arts et travailla dans les ateliers de Regnault et de David. Entré, en février 1806, au conseil d'Etat comme auditeur, il reçut, en octobre de la même année, une mission d'intendant civil (administrateur des contributions indirectes) à Berlin pendant l'occupation de la Prusse, revint en France et fut nommé (janvier 1808) sous-préfet de Château-Salins. Chargé ensuite (le 18 septembre) de la préfecture de l'Escaut, il fut créé baron de l'Empire le 18 juin 1809, et chevalier de la Légion d'honneur le 29 mai 1810, puis officier du même ordre le 30 juin 1811. Préfet de Bruxelles en 1812, le comte d'Houdetot n'abandonna ce poste, deux ans plus tard, qu'après avoir épuisé tous les moyens de résistance contre les alliés. Il n'accepta aucune fonction sous la première Restauration.

Le 12 juillet 1815, Louis XVIII lui confia la préfecture du Calvados, occupée militairement par les Prussiens qui y avaient frappé d'énormes contributions de guerre. M. d'Houdetot, ayant résisté à ces exactions avec énergie, fut arrêté, gardé à vue, et se voyait menacé d'être conduit en Prusse, lorsque le gouvernement obtint non sans peine son élargissement. Il eut à s'opposer ensuite aux injonctions des « volontaires royaux » dont le duc d'Aumont était le chef; mal soutenu par le ministre de l'Intérieur, M. de Vaublanc, il donna sa démission; peu de temps auparavant, il avait sauvé le général Grouchy en le prévenant que l'ordre était donné de l'arrêter.

Le 5 mars 1819, le ministère Decazes appela M. d'Houdetot à la Chambre des pairs, où il siégea parmi les royalistes constitutionnels : ayant accepté en 1830 la monarchie de Louis-Philippe, il conserva son siège jusqu'en 1848.

Lors des élections du 13 mai 1849 à l'Assemblée législative, il fut élu représentant du Calvados, le 6e sur 10, par 63,365 voix (86,996 votants 137,851 inscrits). M. d'Houdetot prit place à droite, appartint à la majorité conservatrice et monarchiste, vota pour l'expédition de Rome, pour la loi Falloux-Parieu sur l'enseignement, etc., se rallia à la politique de l'Elysée, et, après le coup d'Etat, fut désigné comme le candidat du gouvernement au Corps législatif dans la 2e circonscription du Calvados, et élu député, le 29 février 1852, par 19,456 voix sur 19,781 votants et 33,307 inscrits.

Il prit part à l'établissement du régime impérial qu'il soutint de ses votes dans les rangs de la droite dynastique, fut réélu, comme candidat officiel, le 22 juin 1857, par 17,762 voix (18,135 votants, 32,088 inscrits), et mourut en 1859, pendant la législature. Il était, depuis le 30 mai 1837, commandeur de la Légion d'honneur, et, depuis 1841, membre libre de l'Académie des Beaux-Arts.

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