Adrien, Charles Calley-Saint-Paul

1808 - 1873

Informations générales
  • Né le 28 décembre 1808 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 9 avril 1873 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IIe législature
Mandat
Du 21 juin 1857 au 7 mai 1863
Département
Haute-Vienne
Groupe
Majorité dynastique
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 31 mai 1863 au 27 avril 1869
Département
Haute-Vienne
Groupe
Indépendant
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IVe législature
Mandat
Du 6 juin 1869 au 4 septembre 1870
Département
Haute-Vienne
Groupe
Centre gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Corps législatif de 1857 à 1870, né à Paris, le 28 décembre 1808, mort à Paris, le 9 avril 1873, il fut mêlé, comme banquier, à un grand nombre d'affaires financières importantes. Il s'occupa aussi d'entreprises industrielles, fut administrateur de plusieurs compagnies de chemins de fer et eut de grands intérêts dans les mines de Roche La Mollière et Firminy, de la Loire, etc. M. Calley-Saint-Paul, fondateur de l'Union financière et industrielle, important établissement de crédit mobilier, souscrivit l'emprunt de 50 millions du département de la Seine.

Le 22 juin 1857, il fut élu, comme candidat officiel, député au Corps législatif dans la 2e circonscription de la Haute-Vienne, par 16 841 voix contre M. Albéric de Roffignac, 4 095 (21 068 votants, 38 867 inscrits). Il siégea dans la majorité dynastique.

Il fut réélu avec l'appui du gouvernement, le 1er juin 1863, par 25 411 voix (28 822 votants, 40 306 inscrits), contre 3 255 à M. Saint-Marc-Girardin.
M. Calley-Saint-Paul joua dans cette législature un rôle parlementaire assez marquant: on dut à son initiative des réformes dans l'organisation du budget, le mode d'amortissement, le service des douanes et des contributions directes, etc. Il fit même preuve d'une certaine indépendance le 27 février 1869, en exposant, dans un discours qui eut beaucoup de retentissement, la situation financière de la ville de Paris, et les nombreuses irrégularités commises ou tolérées par l'administration. À la suite de ce discours, et d'une réponse embarrassée du ministre d'Etat, un traité de la ville avec le Crédit foncier fut, conformément à la motion de M. Calley-Saint-Paul, abandonné pour un emprunt direct au public.

Le député de la Haute-Vienne perdit naturellement, aux élections de mai 1869, le titre de candidat officiel ; mais les électeurs lui confirmèrent, après ballottage, son mandat de député : il fut élu, au second tour, par 15 170 voix (25 894 votants, 37 705 inscrits), contre M. Bardinet fils, 10 598 voix. Il se réunit au tiers-parti libéral, signa la demande d'interpellation des 116, et ne vota pas la déclaration de guerre en 1870.

Gendre de Gay-Lussac, M. Calley-Saint-Paul devint lui-même le beau-père du général Fleury et du duc d'Isly. Il était officier de la Légion d'honneur, de la promotion du 13 août 1864.