Léonce, Xavier, Aloïse, Emile Hallez-Claparède

1813 - 1870

Informations générales
  • Né le 17 juin 1813 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 9 avril 1870 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 1er janvier 1844 au 6 juillet 1846
Département
Bas-Rhin
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 1er août 1846 au 21 août 1846
Département
Bas-Rhin
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 19 septembre 1846 au 24 février 1848
Département
Bas-Rhin
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
Ire législature
Mandat
Du 29 février 1852 au 29 mai 1857
Département
Bas-Rhin
Groupe
Majorité dynastique
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IIe législature
Mandat
Du 21 juin 1857 au 7 mai 1863
Département
Bas-Rhin
Groupe
Indépendant
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 17 janvier 1864 au 27 avril 1869
Département
Bas-Rhin
Groupe
Indépendant

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1844 à 1848 et de 1852 à 1869, né à Paris le 17 juin 1813, mort à Colmar (Haut-Rhin) le 9 avril 1870, fils de Philippe Hallez-Claparède (1778-1844) qui fut député de 1837 à 1844, il étudia le droit et se fit recevoir avocat.

Il n'était encore que stagiaire lorsqu'il fut nommé, sous Louis-Philippe, inspecteur général adjoint des prisons du royaume; ce fut en cette qualité qu'il adressa au ministre de l'Intérieur deux rapports, l'un sur le système pénitentiaire (1838), l'autre sur les prisons de la Prusse (1843).

Devenu maître des requêtes au Conseil d'Etat, il se présenta après la mort de son père, le 21 décembre 1844, pour lui succéder comme député du 5e collège du Bas-Rhin (Schlestadt), et fut élu par 186 voix sur 331 votants contre 145 à M. Marande. Il vint prendre place dans les rangs de la majorité conservatrice, s'abstint toutefois dans le vote sur l'indemnité Pritchard, mais se prononça contre la proposition Rémusat tendant à réduire le nombre des députés fonctionnaires.

Réélu, le 1er août 1846, par 311 voix (325 votants, 406 inscrits), il vit d'abord son élection invalidée par la Chambre, mais il obtint, le 19 septembre de la même année, une nouvelle confirmation de son mandat.

La révolution de Février écarta M. Hallez-Claparède de la scène politique, mais, partisan du gouvernement de Louis-Napoléon Bonaparte, il revint, avec l'appui officiel, le 29 février 1852, représenter au Corps législatif le département du Bas-Rhin, qui lui avait donné 26 554 voix (27 060 votants, 33 411 inscrits,). Il prit part au rétablissement de l'Empire, donna sa démission de maître des requêtes après les décrets relatifs aux biens de la famille d'Orléans, et fut encore réélu député, grâce au patronage de l'administration, le 22 juin 1857, par 25 661 voix (26 045 votants, 34 272 inscrits.). Il siégea dans la majorité, tout en inclinant vers le groupe orléaniste.

M. Hallez-Claparède perdit, au renouvellement du 1er juin 1863, le bénéfice de la candidature officielle, transféré à M. Zorn de Bulach, et n'obtint, en conséquence, que 14 791 voix contre 14 921; mais l'élection de M. Zorn de Bulach ayant été invalidée par la Chambre, M. Hallez-Claparède prit sa revanche, le 17 janvier 1864, et fut élu par 14 983 voix (29 495 votants, 35 059 inscrits), contre 14 434 à son concurrent.

Il quitta le Corps législatif en 1869, et ne se représenta pas.

Il avait prononcé au Palais-Bourbon divers discours : sur l'organisation du conseil d'Etat, sur le régime électoral en Algérie, les tabacs, les salles d'asile, la Légion d'honneur.

Conseiller général du Bas-Rhin et chevalier de la Légion d'honneur.