Maurice, Poivre Bureaux de Puzy

1799 - 1864

Informations générales
  • Né le 22 juin 1799 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 12 mars 1864 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 juin 1834 au 5 août 1834
Département
Hautes-Pyrénées
Groupe
Gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 10 janvier 1835 au 3 octobre 1837
Département
Allier
Groupe
Gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 9 juillet 1842 au 6 juillet 1846
Département
Allier
Groupe
Gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 1er août 1846 au 24 février 1848
Département
Allier
Groupe
Gauche
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Allier
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Fils de Jean Xavier Bureaux qui avait été député aux Etats généraux, député de 1834 à 1837, de 1842 à 1848, et représentant du peuple à l'Assemblée constituante de 1848, né à Paris, le 22 juin 1799, mort à Paris, le 12 mars 1864, il sortit de l'Ecole polytechnique en 1819, dans les premiers rangs, et était capitaine du génie en 1821.

Ses opinions libérales et ses relations avec les principaux acteurs de la révolution de Juillet le désignèrent, en 1830, au choix du nouveau gouvernement, qui le nomma préfet des Hautes-Pyrénées, puis préfet de Vaucluse en 1832; il épousa à cette époque la fille de Georges de La Fayette. Mais incapable de sacrifier l'indépendance de ses opinions aux exigences ministérielles, il fut révoqué (1833), donna sa démission de capitaine du génie et brigua, le 21 juin 1834, les suffrages des électeurs du 1er collège électoral des Hautes-Pyrénées (Tarbes), qui l'élurent par 81 voix sur 157 votants et 183 inscrits, contre 72 voix données à M. Dintrans.

Cette élection fut invalidée, et le siège du 2e collège électoral de l'Allier (La Palisse) étant devenu vacant par suite de l'option de M. de Tracy pour Moulins, Bureaux de Puzy s'y présenta, et fut élu, le 10 janvier 1835, par 104 voix sur 196 votants et 371 inscrits.

Les élections qui suivirent la dissolution obtenue par le ministère Molé (30 octobre 1837) ne lui furent pas favorables ; il échoua également, le 30 novembre 1841, à une élection partielle dans le 1er collège électoral de l'Allier (Moulins), avec 111 voix contre 288 accordées à M. Meilheurat, élu ; mais il fut élu, aux élections générales du 9 juillet 1842, dans le 3e collège du même département (Gannat), par 143 voix sur 241 votants et 327 inscrits, contre 90 voix données à M. Gauthier d'Hauteserve ; le même collège le réélut, le 1er août 1846, par 190 voix sur 298 votants et 354 inscrits, contre 108 voix à M. Gauthier d'Hauteserve.

Dans ces diverses législatures, Bureaux de Puzy siégea dans l'opposition de gauche, ne fit pas de grands discours, mais critiqua plus d'une fois, dans de courtes et violentes improvisations, le système de gouvernement de Louis-Philippe. La République de février 1848 le trouva prêt à la servir, et il fut envoyé dans l'Allier comme commissaire du gouvernement ; mais il protesta contre les circulaires de Ledru-Rollin, et finit par se retirer.

Elu représentant du peuple dans l'Allier, le 23 avril 1848, le 3e sur 8, par 66 088 voix sur 72 233 votants et 89 404 inscrits, il devint questeur de l'Assemblée constituante, suivit la politique de Cavaignac et vota tantôt avec la droite, tantôt avec la gauche :
- pour le bannissement de la famille d'Orléans,
- pour le décret contre les clubs,
- contre le rétablissement du cautionnement,
- contre les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- pour l'abolition de la peine de mort,
- contre l'impôt progressif,
- contre l'amendement Grévy sur la présidence,
- contre le droit au travail,
- pour l'ordre du jour de félicitations à Cavaignac,
- contre la suppression de l'impôt du sol, contre le renvoi des accusés du 15 mai devant la Haute Cour,
- contre l'amnistie des transportés,
- contre la mise en accusation du président et de ses ministres.

Non réélu à la Législative, il fut appelé par cette Assemblée, au premier tour de scrutin, dans le nouveau Conseil d'Etat ; il fut membre de la section de législation jusqu'au coup d'Etat de 1851, qui le rendit à la vie privée.

Retraité comme conseiller d'Etat, le 5 avril 1854, chevalier de la Légion d'honneur.

Date de mise àn jour: octobre 2015